La chandeleur approche, mais une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de gaufres et non de crêpes. Et plus spécifiquement des gaufres fourrées à la vergeoise ou à la vanille de Madagascar, des spécialités sucrées qui viennent du Nord-Pas de Calais.
Chaque été quand nous étions enfants, nous allions en vacances chez nos grands-parents dans le Nord de la France, profiter des plages du Nord : Stella-plage, Berck, le Touquet, Trouville, Criel sur mer, Le Tréport-Mers les bains…
Et après la plage, ma grand-mère Annette nous donnait des gaufres Rita, ces paquets de gaufres industrielles fourrées à la vergeoise, le sucre de betterave du Nord de la France.
Ce n’est pas un grand dessert de roi mais jouer tout l’après-midi dans les grosses vagues de la Manche quand vous êtes enfants, ça vous creuse bien l’appétit. Les gaufres Rita sont donc pour moi, un souvenir de plage, de vacances d’été, un peu comme les souvenirs de Marcel Proust dans le roman A la recherche du temps perdu, éditions Gallimard.
Sans le savoir, ma grand-mère nous transmettait une partie du patrimoine culinaire et culturel de la région d’où elle venait : le Nord-Pas de Calais. Dans de nombreuses familles du Nord, il y a des gaufriers pour faire des gaufres au moment du jour de l’An, les grands-mères offrent ces gaufres au moment des fêtes religieuses à leurs petits-enfants depuis des siècles…
Lors de notre dernier escapade à Anvers, j’ai réalisé en quoi la gaufre était un élément majeur du patrimoine culturel des Flandres et depuis des siècles. Grâce à un mémoire universitaire des étudiants de Polytech Lille, j’ai découvert son histoire qui remonte au 12eme siècle. Au début, les gaufres ressemblaient à des hosties ou des oublies très fines, dont on a épaissi la pâte durant la Renaissance.
De forme ovale, on cuit cette pâte à base de beurre, de farine, d’oeuf et de levure dans un four à fonte avant l’apparition des premiers gaufriers au 15eme siècle. Au 17 eme siècle, on commence à fourrer les gaufres.
Les seuls fourrages labellisés par la région Nord-Pas de Calais sont ceux à la vergeoise ou à la vanille de Madagascar. J’ai découvert les gaufres Méert grâce à un client de ma librairie qui m’en a gentiment offert une et ça c’est une vraie pâtisserie de roi ! Le goût de la vanille vous transporte immédiatement sur un galion en direction de Madagascar.
Cette confiserie existe à Lille depuis 1761, c’était l’adresse favorite du général de Gaulle qui vient de cette région. Je planifie déjà une visite à cette confiserie incontournable quand nous irons visiter Lille un jour.
La gaufre dans les Flandres revêt donc plusieurs formes : la gaufre plate fourrée, la gaufre de Liège ou encore l’épaisse gaufre de Bruxelles qui s’est diffusée dans les fêtes foraines du monde entier au point un peu dommage qu’on ne se souvienne plus d’où elle vient…
Au même titre que les bêtises de Cambrai, les gaufres font partie du patrimoine culinaire, culturel et historique d’une très vaste région. Le Nord de la France exploite ses champs de betteraves pour produire du sucre à l’image des grandes raffineries comme les usines Beghin-Say à Arras. La gaufre s’est alors industrialisée à l’image des marques Lotus et Rita…
A l’occasion de la sortie du film L’incroyable histoire du facteur Cheval avec Jacques Gamblin dans le rôle titre et Laetitia Casta qui joue sa femme, je me suis replongée avec plaisir dans les livres d’art et la biographie consacrée à ce personnage atypique.
Je viens de la Drôme et j’ai étudié l’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, notamment l’art naïf et l’art brut de Jean Dubuffet. Le facteur Cheval a été une référence pour de nombreux artistes avant-gardistes comme Pablo Picasso, André Breton, Max Ernst, Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle qui assume totalement la filiation avec son Cyclope de Milly la forêt…
Les colonnes-palmiers en pierre du parc Guëll, par Gaudi
Contemporain de l’architecte catalan Gaudi et de sa ville utopique le parc Guëll à Barcelone, le facteur Cheval s’est lui aussi consacré tout entier à son oeuvre.
Le facteur Cheval, jusqu’au bout du rêve
Nils Tavernier
Flammarion, 2018
346 pages
19€
Droits réservés Flammarion
Le résumé :
Nils Tavernier, le réalisateur du biopic consacré au facteur Cheval et à sa famille, a écrit cette biographie historique très complète et précise. Structurée en trente chapitres assez courts, elle raconte aussi la genèse du film.
Personne n’était aussi bien placé que Nils Tavernier pour écrire la vie d’un homme qu’il a étudié avec attention pendant plus d’une année pour construire son film.
Le réalisateur a trouvé un excellent sujet : l’histoire d’un homme simple, taiseux, qui s’est lancé dans un pari fou : construire un palais pour sa fille à partir de pierres ramassées lors de ses trente kilomètres hebdomadaires que comptaient sa tournée de facteur à Hauterives, Drôme.
Droits réservés Le palais idéal du facteur Cheval
Le thème de l’ouvrage est de raconter une histoire d’amour familiale qui résiste aux deuils, aux épreuves. Le film de Nils Tavernier montre un homme qui a déployé une énergie de faire exceptionnelle, contre vents et marées, malgré les critiques acerbes de ses contemporains dans son village.
Comment un homme d’âge mur (il commence à la quarantaine pour finir 33 ans plus tard son palais à 78 ans) est parvenu à cumuler des tournées de 30 kms hebdomadaires à pied avec plus de 93 000 heures de travail de maçonnerie soit 10 000 journées de travail ? Entre 1879 et 1912, il n’ y avait ni les 35 heures, ni les congés payés…
Mon avis :
C’est un document historique très précis qui fait la part belle aux archives. Le facteur Cheval étant une personnalité à l’origine de bon nombre de publications universitaires et historiques, cette biographie ne pouvait pas se permettre des erreurs ou des approximations.
Autant le film pourra susciter la curiosité du grand public autant la biographie historique s’adresse à un public passionné d’Histoire, qui s’intéresse particulièrement à la France rurale du 19eme siècle. Le ton adopté par l’auteur est pourtant pédagogue : il cite les grands événements historiques du siècle, les inventions techniques mais aussi les évolutions culturelles de l’époque.
Le facteur Cheval distribuait le journal, des illustrés comme le Magazine pittoresque, des cartes postales venues d’Orient, d’Asie…
C’est ce qui m’a vraiment plu dans ma lecture : comprendre comment ce facteur modeste aux origines prolétariennes, qui n’a jamais étudié l’art, fut capable de construire un palais sans aucunes règles d’architecture et comment il a assimilé des références artistiques pointues des quatre coins du monde : la référence à la statuaire de l’île de Pâques est particulièrement saisissante.
Non, non nous ne sommes pas au Cambodge mais bien dans la Drôme !
A partir de 1905, le palais idéal du facteur Cheval commence à connaître un vrai engouement régional, voire national et européen grâce à l’essor du chemin de fer et du tourisme naissant.
Désormais retraité, Ferdinand Cheval engage une jeune bonne pour ménager sa femme et faire visiter son oeuvre aux touristes. Il se fâche rapidement avec un jeune photographe, Louis Charvat, qui commit l’outrecuidance de faire commerce de cartes postales de son palais sans lui reverser de droits d’auteur.
Ce livre commence et termine par les tractations entre autorités du ministère de la Culture en 1969 : des débats houleux pour déterminer si oui ou non le palais idéal du facteur Cheval était une oeuvre d’art méritant d’être classée comme d’autres monuments nationaux.
Puis dans les annexes du livre, l’autobiographie rejoint la biographie historique puisqu’en quelques pages, Nils Tavernier raconte son expérience personnelle avec cette histoire : comment il a voulu la traiter.
Il a réalisé une superbe fresque historique et familiale où pour une fois, l’artiste ne termine pas sa vie, seul dans l’ombre mais auréolé de gloire. Nils Tavernier a même qualifié son film de feel good movie.
Saluons les prestations scéniques de Jacques Gamblin mais aussi de Laetitia Casta, une grande actrice que j’apprécie énormément tant son répertoire de rôles est varié. Elle s’est construit une filmographie à la fois française et internationale, intellectuelle et populaire. Elle est aussi crédible dans le rôle d’ Arletty que dans celui d’une paysanne drômoise du 19eme siècle.
Ma note :
4/5 sardines
Nils Tavernier raconte avec passion un homme qu’il a pris plaisir à filmer sous les traits de Jacques Gamblin tant son portrait psychologique était passionnant, c’est ce qu’il arrive à transmettre à ses lecteurs. C’est un ouvrage de qualité qui étudie l’Histoire de France du 19eme siècle, la sociologie et l’histoire de l’art.
Il rend hommage à la Poste et au métier de facteur. La fondation de la Poste est d’ailleurs partenaire de Flammarion, l’éditeur.
Je vous recommande ce livre qui séduira tous les passionnés d’Histoire, je regrette cependant que la couverture soit un peu bâclée à mon gôut, il y a quelques photographies en noir et blanc, un peu floues mais on appréciera l’effort d’avoir inséré des reproductions du palais idéal, indispensables pour les lecteurs qui n’ont jamais visité cette oeuvre purement décorative.
Saluons la qualité du site Internet du musée qui donne vraiment envie de planifier sa visite dès l’arrivée des beaux jours. Depuis que le site a été reconnu monument national en 1969 par André Malraux, il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs. C’est le facteur le plus célèbre au monde.
Cet article consacré au facteur Cheval fait suite à une série consacrée aux artistes qui sont devenus les ambassadeurs de leur région comme Monet à Giverny ou prochainement Gaudi à Barcelone.
Cet été, nous sommes partis au Portugal : trois jours à Lisbonne puis deux jours à Porto depuis Sofia, Bulgarie. On craignait vraiment la canicule après un mois de juillet terrible à Paris.
Nous avons vraiment apprécié les 25 degrés ambiants et la petite brise de vent durant ces cinq jours, même si nous ne sommes pas allés nous baigner à Porto. Mais nous reviendrons !
Lisbonne
Une capitale européenne vraiment sympathique : des prix plus que corrects pour se nourrir, se loger, boire un verre ont fait de ce séjour un moment très agréable. Les commerçants sont très aimables et apprécient les Français. Il y a un vrai art de vivre à Lisbonne avec ses cafés et ses pâtisseries très abordables.
Droits réservés blog Papilles et pupilles
Le seul bémol pour les touristes masculins est d’être interpellés dans la rue assez régulièrement pour de la vente de drogues.
Jour 1 :
On se réveille en plein-centre ville dans un hôtel formidable : Le Pensao Estacao central (la chambre est très agréable pour 90€ la nuit).
On grimpe sur une colline pour rejoindre tôt le matin le sommet de l’ascenseur de Santa Justa (et ainsi éviter la foule). La vue est vraiment sensationnelle sur les toits de Lisbonne. Puis on rejoint le quartier du Chiado avec ses églises et sa petite place très agréable pour boire une petite limonade artisanale.
C’est ce qui m’a vraiment bien plu à Lisbonne, ces petits kiosques sur les places pour boire des rafraîchissements tout en écoutant de la musique… Les tramways donnent vraiment une touche ancienne à Lisbonne.
Jour 2 :
Nous prenons un tramway (moderne) pour aller voir de plus près la tour de Belem (fermée ce jour là). Mais la petite plage naturelle de sable tractée par la marée, rend l’endroit très poétique, presque hors du temps. C’était inoubliable tant le panorama était chouette : la vue sur le pont au loin et la statue du Christ sur l’autre rive.
Au retour, nous avons découvert dans la rue du Commerce, notre meilleur souvenir gustatif portugais : les beignets de morue (Pastel de Bacalhau) de la Casa portuguesa. Alors que je déteste la morue, je suis plutôt branchée sardines, moi ! Ce n’était pas donné : 4€ le beignet mais c’était tellement délicieux que nous y sommes retournés avant de quitter Lisbonne. En plus, on voit les employés préparer sous nos yeux les beignets.
Le soir, on retourne arpenter les pentes de la colline juste derrière l’hôtel pour retrouver le fameux raccourci de l’ascenseur Santa Justa avec une vue démente de Lisbonne by night. Nous y sommes seulement quatre privilégiés alors que ce monument a suscité une longue file d’attente tout l’après midi !
En redescendant, mon mari goûte la fameuse liqueur de cerise Ginginha do Carmo, un petit bar minuscule coincé sous un escalier. Il vaut le détour, c’est le repaire de beaucoup de Français !
Porto
Jour 3 :
Nous quittons Lisbonne pour Porto à bord d’un TGV climatisé très agréable. On repère de belles stations balnéaires de l’Océan atlantique, celles où les mannequins d’Elle ou Make my lemonade vont faire des shooting mode au printemps.
L’arrivée en train à Porto est assez surprenante avec ce grand viaduc en fer qui domine le fleuve : le Douro. Le soir, nous nous baladons le long du fleuve en centre-ville.
Jour 4 :
Nous traversons le grand viaduc en fer qui surplombe la ville car la vue est vraiment dégagée. Et l’après midi, nous avons trouvé un bus panoramique vraiment pratique qui nous a emmené du centre-ville jusqu’aux plages de Porto.
De la mer Noire en Bulgarie vers l’Océan atlantique à Porto, ces vacances estivales 2018 étaient vraiment géniales et reposantes sans pour autant dépenser un budget monstre.
Il est certain que nous reviendrons au Portugal car nous n’en avons vu que quelques miettes ! La visite du château de Sintra est déjà dans mes plans !
Un week-end pascal, en tout début de saison touristique, mon amoureux et moi avons eu la bonne idée de partir deux jours à Giverny, le village de Claude Monet, situé à 40 minutes de Paris.
Pour presque rien du tout, vous voila à Vernon, une petite bourgade sympathique de 25 000 habitants aux bords de la Seine. Une navette prisée par les touristes du monde entier (des Américains, des Japonais majoritairement) vous emmène à proximité de la maison de Monet, au sein du village de Giverny.
Ce qui est frappant quand vous vous baladez dans ce village de 500 habitants, c’est l’esprit intemporel et préservé qui y règne. Giverny a su conserver son caractère traditionnel, retiré du monde parisien contrairement à la marée humaine de Montmartre par exemple.
Pourtant, Giverny est aussi connu dans le monde entier que Versailles ou le Mont Saint Michel car Monet est l’un des peintres les plus cotés sur le marché de l’art international, et Woody Allen a filmé ses personnages de Midnight in Paris, deux fiancés américains près du célèbre pont japonais.
Je serai curieuse de m’y rendre en pleine saison pour observer comment circulent les masses de touristes dans la maison et les jardins de Monet.
C’est un endroit très intimiste, où je me suis sentie comme chez un grand-oncle de la famille. On connait beaucoup de choses de la vie de Monet à travers ses biographies : son amitié avec Clémenceau, son remariage avec Alice Hoschédé (l’ancêtre de l’animatrice de télévision Dorothée), son attachement à la Normandie et surtout ses tableaux du jardin japonais.
Qui ne connait pas le célèbre pont japonais peint plus de quarante-cinq fois? Comment imaginer qu’un magistral cadeau fait à L’Etat par l’un des plus grands peintres de la IIIeme république représente une série de Nymphéas de Giverny et non pas une scène héroïque digne d’une grande peinture d’Histoire?.
Car Giverny c’est une des vitrines de la culture française dans le monde entier. Cette maison est le reflet d’ un mode de vie épicurien avec son poulailler, cette architecture de briques au crépis rose et aux volets verts, un ancien pressoir à pommes, son clos normand et son jardin d’inspiration japonaise. J’ai ressenti une émotion très forte dans cette maison parce qu’on peut vraiment entrer dans toutes les pièces comme si on faisait partie de la famille, sans être gêné par tous ces cordons blancs bien moches, qui vous tiennent à distance dans les maisons d’artistes.
Quand, j’étais enfant, ma mère nous a emmené à Giverny et mon seul souvenir est la salle à manger jaune. J’aime aussi la cuisine aux carreaux bleus et blancs de Delft. Monet est un ambassadeur de la Normandie et de son mode de vie simple à travers le monde.
Ensuite, nous nous sommes baladés dans le village de Giverny et j’ai vraiment aimé le café-boutiques La Capucine qui a su allier cantine pour touristes et café alternatif. Dans un grand jardin avec un bassin de poissons rouges, vous pouvez savourer les gâteaux du salon de thé et écouter du jazz. C’est un endroit très agréable et préservé.
Coup de cœur aussi pour le musée des Impressionnismes qui prend de l’ampleur grâce à une architecture moderne et des expositions de qualité : Gustave Caillebotte actuellement, Sorolla, un impressionniste espagnol brillant en juillet. J’aime beaucoup Caillebotte, un peintre et un jardinier comme Claude Monet, son ami. Je vous recommande la visite dans sa propriété à Yerres.
Décidément, Giverny est le lieu des brasseries champêtres pour un mariage en plein air, j’ai imaginé des lampions et une piste de danse sous les platanes de la terrasse de l’ancien-hôtel Baudry. C’est un lieu atypique qui a profité de l’ascendant artistique de Monet sur toute une génération d’artistes notamment des peintres américains, qui ont voulu apprendre à ses côtés.
Avides de culture et de divertissements, ces artistes venus en nombre, ont révolutionné la vie locale du village en poussant le maréchal ferrant ou la tenancière d’une simple buvette à agrandir leurs commerces et créer des cafés-concerts avec représentations théâtrales entre-autres. Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’installation en 1883 de Monet à Giverny.
L’ombre de Monet plane toujours sur Giverny !
Et justement c’est cela qui m’intéresse beaucoup, comment un artiste qui construit son propre univers révolutionne la vie d’un village au point de le faire connaître au monde entier. J’aime les tableaux de Monet, décennies après décennies, les spectateurs internationaux ne se lassent pas de sa peinture, en témoignent les très bons scores d’affluence lors de la dernière rétrospective au Grand Palais en 2010.
Mais ce qui me passionne le plus, c’est que bientôt un siècle après sa mort, Monet draine encore les foules visiter sa maison et ses jardins parce que justement, ils perpétuent son oeuvre.
Un jardin c’est une oeuvre vivante en perpétuel mouvement. Un jour, je suis tombée sur un article fort intéressant : l’interview du jardinier du jardin de Monet, qui avait travaillé avant au château de Versailles. Et j’ai compris en quoi Giverny était un endroit unique à l’image de l’oeuvre de Monet.
Chaque année, nous passons quelques heures à Sofia avant de rentrer en France. Cela retarde un peu la fin des vacances.
Sofia, c’est à deux heures de vol de Paris (enfin de Beauvais via Wizzair). C’est une ville très francophile : beaucoup de Sofianci parlent français grâce à l’Institut français.
Année après année, je commence à avoir mes adresses favorites comme le magasin de crêpes à la française Confiture, le restaurant The little things dans une petite maison décorée à la perfection, le glacier Confetti mais surtout mon petit rituel préféré : boire une bonne citronnade du Costa Coffee tout proche sur un banc du jardin du théâtre Ivan Vazov. C’est mon endroit favori en Bulgarie…
Cette année, nous avons découvert le rooftop des archives nationales, le quartier du pouvoir politique de Sofia, grâce à nos copains bulgares. C’était génial de profiter d’une vue magnifique avec des snacks et des boissons peu chères.
Enfin, mention spéciale à l’hôtel ATM qui prend vraiment soin de ses touristes avec ses chambres spacieuses, sa piscine et ses services : on vous réveille et un van vous conduit à l’aéroport très tôt le matin…
Si le fait d’être bien reçu est important dans votre choix de lieu de vacances, je vous recommande la Bulgarie.
Le château de Ravadinovo près de Sozopol, Bulgarie
Dans notre série des villes d’Europe à visiter, il nous manquait l’Italie. C’est une destination peu chère en avion donc nous nous avons opté pour la Toscane même si nous savions que les températures allaient être très difficiles à vivre. Et cela a été un handicap sérieux pour nos vacances.
Pise
Carte postale par Marie-Anne Foucart
Nous avons bien aimé déambuler dans Pise, même si à part la tour, il n’ y a pas grand chose à faire. Les commerçants étaient accueillants, on s’est régalé avec des succulentes glaces et les aperitivos restent un très bon souvenir.
On a fait une escapade en bus jusque Marina di Pisa, une station balnéaire un peu fantôme mais la plage fut très agréable avec son eau bleue même si c’était dans une vraie carrière de cailloux. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas baignée dans la Méditerranée.
Sienne
Ensuite, nous avons pris le train pour Sienne et là, les choses se sont compliquées. Sienne est une ville sublime mais les commerçants, les chauffeurs de bus sont vraiment peu amènes avec les touristes et ça nous a gâché notre visite.
Cette ville nous a beaucoup marqué par son architecture gothique, ses courses de chevaux spectaculaires et ses petites ruelles intemporelles entre Moyen-âge et Renaissance comme à Bruges.
Florence
La troisième ville de ce périple italien est l’incontournable Florence. Nous avons adoré monter dans le campanile de la cathédrale pour la vue sur la ville, visiter le musée de la Cathédrale, bouquiner sur le toit-terrasse de l’hôtel…
Mais nous avons eu notre lot de mauvaises surprises qui nous ont motivé à regagner dare-dare notre Bulgarie beaucoup plus accueillante : une chambre minuscule et non climatisée, une chaleur étouffante, des prix exorbitants pour le moindre restaurant, musée….
On a rejoint le temps d’un grand week-end nos copains de Sofia pour une première visite en Europe centrale et ça nous a convaincu : Budapest, nous reviendrons !
Mais pas en mai ou en juin quand de grands couillons viennent se piquer la ruche en masse pour des enterrements de vie de garçons : le trajet en avion fut long !
Budapest est un fleuron de l’Art Nouveau européen, je m’en suis aperçue en sortant du métro avec le magnifique musée des Arts décoratifs et ses tuiles vernissées, ses acrotères et son décor magyar exceptionnel.
Le chef de file de la Sécession hongroise en architecture s’appelle Lechner, c’est l’homologue de Gaudi à Budapest. Je reviendrai à Budapest admirer la magnifique Caisse d’épargne Art Nouveau, le marché et la gare la prochaine fois. On circule facilement à Budapest grâce au charme rétro des tramways et des stations de métro en bois.
Je vous donne cinq bonnes raisons d’aller découvrir Budapest mais on pourrait en trouver des milliers d’autres tant cette ville est géniale.
– Vous devez prendre votre maillot pour aller aux bains Szechenyi (attention, le hongrois est imprononçable) dans le Bois de Ville. Son architecture jaune moutarde Belle époque, ses cabines en bois dignes d’un Titanic à quai, vous emmènent directement en 1914, date de création de cet établissement thermal. C’est le plus grand d’Europe avec ses multiples bains extérieurs et intérieurs , une expérience inoubliable.
– Goûter le fameux goulash (un ragoût de viande parfumé au paprika) dans un restaurant dédié aux Rolling Stone, en contrebas du téléphérique en bois. Les serveurs étaient très sympa et on a beaucoup apprécié qu’on nous fasse pas une addition salée spéciale touristes.
– Monter à bord du somptueux téléphérique en bois sur les hauteurs de Buda et de son château. C’était fabuleux, cette vue panoramique sur le Parlement, les ponts qui mènent vers Pest… Nous n’avons pas visité le fameux bastion des pêcheurs (notre virée malheureuse sur l’île Marguerite nous a bien fatigué) mais le peu que nous avons vu de Buda nous a émerveillé, nous avons vu les vestiges d’une cité très faste.
– Déambuler de nuit le long du Danube avec ses bateaux et l’illumination de ses ponts. Le Danube est vraiment un fleuve impressionnant. Comme de riches touristes, on aurait pu embarquer pour une longue croisière qui nous aurait déposé en Bulgarie…
– Visiter le quartier juif dans le centre de Budapest. Nous n’avons pas eu le temps de visiter l’intérieur de la grande synagogue, c’est l’un des plus grands temples juifs d’Europe. Ce quartier est très beau et j’ai été très touchée par les chaussures déposées sur un quai du Danube, ça illustre bien le devoir de mémoire.
La sculpture publique est très présente à Budapest comme à Sofia, les tramways se ressemblent, nous reviendrons à coup sûr à Budapest avec tout un périple en Europe centrale pour la beauté de l’architecture : Vienne, Prague…
Un conseil : évitez l’île Marguerite qui est un vrai traquenard où il n’ y pas grand chose à voir et je n’ai pas été trop impressionnée par les ruins bar.
Marseille et moi, c’est une longue histoire familiale puisque j’aime y aller depuis que je suis enfant.
Ma famille habite dans le très beau village de Château-Gombert, j’y ai de très bons souvenirs de la Saint-Eloi, des matchs de l’ OM à la grande époque avec Jean-Pierre Papin et Basile Boli dans les années 1990, les chansons d’ IAM apprises par mes cousins quand j’avais cinq ans et que je ne comprenais rien aux paroles, ou encore les bains de caisse comme disait mon père quand on rentrait des calanques dans les bouchons sur un boulevard périphérique.
Mon écrivain favori est Marcel Pagnol et ses chères collines du Garlaban, ses romans autobiographiques m’ont fait rêver très tôt du Marseille de la Belle époque entre 1870 et 1914.
Il faut dire qu’à cette époque, la ville a connu un vrai boom démographique et des innovations techniques : le tramway, le célébre ferry-boat César que nous avons vu sur le Vieux port, pas très loin du bar de la Marine…
Je n’ai pas eu le temps d’aller visiter le château de la Buzine, le fameux Château de ma mère mais ça sera pour une prochaine fois.
Jour 1 :
On descends les escaliers de la gare Saint Charles et on rejoins le quartier Noailles par le boulevard d’ Athènes. On zizague un peu à travers les souks du quartier quand on retombe sur nos pieds rue Saint Férréol.
Direction le Starbucks coffee près de la préfecture et je me fais une réserve de papier canson à Rougier et Plé. On contourne l’Opéra de Marseille pour rejoindre le Vieux Port prendre le métro vers la Rose et Chateau-Gombert.
Jour 2 :
On prends le tramway rue de la République vers la Joliette car les arcades de la Major et le Mucem nous attendent. C’est toujours un plaisir de retourner au fort Saint Jean car le panorama est imbattable, aucun lieu culturel ne peut rivaliser avec le Mucem pour moi sur ce point.
On profite à fond de ses terrasses, ses jardins ont été conçus par des compatriotes valentinois… et il y a même une très sympathique vente de plantes dans la cour principale.
Aux arcades de la Major, je découvre une boutique formidable Les toiles du large et surtout le travail de Cécile Colombo : ses baigneuses aux prénoms d’un autre temps me fascinent…
Copyright Cécile Colombo
Vite c’est l’heure du déjeuner, on se dépêche de remonter la Canebière, traverser le quartier Noailles et rejoindre le cours Julien pour manger en terrasse au Mélo. Je ne connaissais absolument pas ce coin de Marseille alors que je suis venue une bonne dizaine de fois et la vue sur la Bonne mère depuis la station Notre Dame du Mont est superbe.
Le Mélo était vraiment une bonne adresse : un serveur très serviable pour nous indiquer comment aller à la plage, de la très bonne cuisine et une addition défiant toute concurrence.
Le trajet en bus 83 le long de la corniche Kennedy était inoubliable : on a vu la statue du David, les plages du Prado, le restaurant Le Petit-Nice, le vallon des Auffes et enfin la plage des Catalans, ma plage favorite à Marseille. Elle n’a rien de particulier mais j’aime tellement la vue sur les îles du Frioul et le château d’If, elle me donne un avant-goût de vacances.
La corniche Kennedy et son très très long banc urbain.
Jour 3 :
On se lève tôt pour aller prendre le bateau au Vieux- port faire un tour dans les calanques de Sormiou, Morgiou et Sugiton. Le bateau était très confortable, le temps de la partie, mais rapidement on a moins rigolé parce que la mer était vraiment très agitée dans les calanques et le mal de mer a pointé son nez.
Néanmoins, le panorama était somptueux à partir de l’ île Maïre. On se croyait revenus à l’époque préhistorique tant l’élément minéral reprend le dessus sur l’Homme.
On peut accéder aussi aux Goudes, dans le 8eme arrondissement de Marseille par la route mais là bas, on se sent vraiment au bout du monde.
On se demande même si ce n’est pas les corbeaux qui ravitaillent le restaurant La baie des singes. J’ai alors appris que ce restaurant était une plaque tournante d’une activité de contrebande aux 16eme et 17eme siècles.
Décidément ces Marseillais avaient un tempérament insurrectionnel et rebelle vis à vis du souverain un brin absolutiste Louis XIV. C’est ce que j’ai bien aimé avec cette croisière en bateau, l’équipage donnait des informations historiques et géographiques sur la ville, de temps en temps, sans nous bassiner les oreilles.
C’était top, j’ai appris de nouvelles choses sur Marseille alors que je la connais bien. J’ignorais par exemple que le bassin de la Joliette a été construit car le Vieux port était trop petit pour accueillir les immenses navires avec la création du canal de Suez au 19eme siècle. Il y a justement une exposition fort intéressante à l’Institut du monde arabe en ce moment.
Le bassin de la Joliette est d’ailleurs le quartier de Marseille qui se transforme le plus avec la rénovation des docks, nouveaux espaces commerciaux.
J’ai toujours un petit pincement au cœur de quitter Marseille parce j’apprécie vraiment sa géographie : la proximité de la nature avec le massif des calanques, l’odeur du pin parasol…Il y a pas mal de similitudes avec Sofia en Bulgarie.
La superbe collection des édition Jonglez en dehors des sentiers battus !
Et surtout, Marseille est une ville à part en France. Noailles c’est le symbole même du melting-pot pot entre Europe et Maghreb, un pont vers l’Afrique mais aussi l’Italie…
C’est un paradis pour tout anthropologue ou sociologue du MUCEM. Je regrette tout de même que la cité nationale de l’immigration située Porte Dorée à Paris, ne se trouve pas à Marseille, cela aurait beaucoup plus de sens selon moi.
J’aime bien cette chanson de Jean-Jacques Goldmann Plan D’aou, Air bel. Elle raconte l’histoire personnelle de Soprano (il est d’origine comorienne) et Patrick Fiori (il est italo-corse) dans leurs quartiers populaires de Plan d’Aou et Air Bel..
Dans un précédent carnet de voyages, je vous parlais de Marseille, ma ville de cœur mais il fallait bien que je vous vante les mérites de Valence, la Drôme, ma patrie.
J’y suis née en 1987 et j’y ai vécu dix-sept ans. Quand j’avais cinq ans, on vivait pour une année à Clermont-Ferrand. Mes parents et mon frère s’y plaisaient bien, moi je n’avais qu’une idée en tête : rentrer à Valence retrouver le soleil, le Vercors et mon quartier de Chateauvert avec ses petits canaux.
La statue du lieutenant Bonaparte, boulevard Bancel, bronze de Jean-Paul Ravit, 2010
Valence est jugée comme une ville sans âme, la plus grosse aire d’autoroute de France quand on veut être grossier. Balivernes ! Je vous donne mes meilleures adresses pour la découvrir sous un tout autre angle.
Souvent, au moment du salon de l’agriculture, on voit des affiches dans le métro parisien qui montrent les champs de lavande de la Drôme pour vendre du rêve !
Se souvenir dans la Drôme
La Drôme se trouve sur le chemin de l’exil pour de nombreux protestants français. Ils rejoignaient les pays du Refuge : la Suisse et l’Allemagne, suite à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685.
Je vous recommande la visite du musée du protestantisme dauphinois au Poët-Laval, un village médiéval magnifique en pleine Drôme provençale. Ce qui m’a le plus marqué en visitant ce musée, c’est de découvrir que les femmes huguenotes au XVIIeme siècle, cachaient leurs Bibles protestantes dans leurs chignons.
Le 16 janvier prochain, Jacques Gamblin incarnera le facteur Cheval. C’était un original qui s’est lancé à la fin du 19eme siècle dans le projet fou de construire un palais idéal pour sa petite fille.
Bâti à partir des pierres de la région d’ Hauterives, ramassées au cours de sa tournée, la construction de ce monument unique durera plus de trente-trois ans, menant ce pionnier de l’art naïf au bord de la folie et de l’épuisement.
Ce site sera classé Monuments historiques par André Malraux, ministre de la Culture en 1969. Il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs par an. Le facteur Cheval, c’est un peu l’homologue de Gaudi et son parc Guëll à Barcelone.
Sinon allez faire un tour au musée de Valence pour ses collections et son panorama à 360 degrés sur le Rhône. Retrouvez un de mes précédents articles ici à l’occasion de sa réouverture en janvier 2015 ! La Drôme, c’est le pays de Bernard Cathelin, Marcelle Rivier, André Lhote…
Pic est l’institution gastronomique qui fait la célébrité de Valence depuis plusieurs générations de restaurateurs. Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin, comme son père Jacques Pic, avant elle) valorise le potentiel économique de Valence en ouvrant tour à tour une école de cuisine, une épicerie fine, un Daily Pic et aussi une brasserie : André, prénommée ainsi en hommage à son grand-père.
Nous y sommes allés en famille pendant les fêtes de fin d’année et c’était un excellent moment.
La décoration du lieu est moderne sans être branchée à l’excès, elle se fonde sur son histoire familiale : un grand portrait du grand-père cuisinier (on se croirait dans le dessin animé Ratatouille), les autographes de célébrités côtoient ceux des anonymes et les dessins d’enfants dans les toilettes, on décore les luminaires avec des mini-verres Duralex (je les aime tellement ces petits verres de cantine) !
Comme je me suis régalée avec les escargots et le magret de canard, nous reviendrons chez André !
Les glaces Pierre Chauvet sur la place des Clercs.
Notre adresse incontournable avec mon mari dès que la période estivale arrive. Ce salon de thé se trouve sur la place des Clercs : sa terrasse est très agréable. Les parfums des sorbets artisanaux sont locaux : lavande, calisson, myrtille…, les coupes sont généreuses à l’image de prix très raisonnables.
Le café Victor Hugo pour son plat de ravioles que j’aime tant. C’est un très beau café dans les rues piétonnes, qui célèbre l’Art déco avec de grandes reproductions des tableaux de Tamara de Lempicka. J’aime particulièrement sa terrasse avec les palmiers qui permet d’admirer une vue magnifique sur le kiosque Peynet, l’esplanade du Champs de Mars et le château en ruines de Crussol en ligne de mire.
L’intérieur du café Victor Hugo, dans le centre-ville de Valence
La clairette de Die
Mon champagne personnel ! Je suis ravie quand je trouve une bouteille de Jaillance au Monoprix du coin à Paris !
Se faire une beauté dans la Drôme
Les cosmétiques Sanoflore sont une valeur sûre pour moi. J’utilise leurs produits bio pour mon visage et j’aime beaucoup le masque de nuit aux plantes aromatiques et la crème de jour à base de roses. Dommage que le lait pour le corps qui sentait bon le biscuit n’ existe plus !
Les spots naturels de la Drôme :
Si vous avez une soudaine envie de nature et d’évasion, sautez dans le train. Valence TGV se trouve à 2h10 de Paris.
La Drôme vous promet de superbes randonnées à travers les Trois becs, la forêt de Saou, remonter un torrent dans la région de Buis les Baronnies ou admirer la cascade du Claps juste à côté de Luc en Diois….
Ce jeudi après-midi, je suis retournée pour la deuxième fois au salon de thé Marie-Denise, situé 16 avenue Gambetta dans le 20eme arrondissement. Je voulais le faire découvrir à mon amie et voisine Alix, grande amatrice de salons de thé elle aussi !
Je l’ai découvert en passant un jour, en bus dans la grande montée entre Père Lachaise et Gambetta. On ne peut pas louper sa devanture rose et bleue, toute bariolée comme on n’oublie pas facilement le nom de ce salon emprunté aux deux grands-mères de la pâtissière et propriétaire du lieu : Tiphaine.
C’est un endroit très chouette où rien n’est laissé au hasard sur le plan marketing : la carte des gourmandises sucrées et salées, le fait de privilégier les produits bio, le recours à une décoration vintage partout… mais c’est fait avec beaucoup de sincérité et d’authenticité.
Je l’ai ressenti autant dans le goût des pâtisseries que dans l’atmosphère du lieu. On passe un très bon moment chez Marie-Denise surtout quand on s’y rend en semaine.
La première fois, c’était un samedi, j’avais choisi un flan à la vanille de Madagascar et sa pâte m’était un peu restée sur l’estomac. Cependant, l’endroit était tellement sympathique que j’ai voulu y retourner tester d’autres gâteaux et j’ai beaucoup aimé le fondant au chocolat sans gluten. Une recette simple mais très efficace.
J’ai aimé aussi la limonade bio que j’avais choisi et leurs thés venus tout droit de Bordeaux, fournis par la marque La diplomate concurrencent ma valeur sûre : Mariage Frères.
Les boites de thé sont très belles avec leurs étiquettes qui rappellent les codes de l’art déco du début du 20eme siècle. Elles se marient très bien avec le comptoir tout bleu de la boutique, les gâteaux présentés sous des cloches transparentes, la vaisselle vintage dans le vaisselier… On se croirait aussi bien dans la boutique du roman La pâtissière de Long Island que dans le salon de ma copine Mapu picchu…
On se sent comme chez soi dans ce vaste salon de thé avec ses banquettes moelleuses, ses fauteuils club et ses chaises d’écolier….
Sur les murs, se côtoient des photographies en noir et blanc de mariés d’un autre temps, des illustrations un peu kitsch mais attendrissantes et des reproductions d’œuvres d’art familières : Les époux Arnolfini, Jo la femme et muse d’Edward Hopper, les pionniers américains avec leur fourche du tableau iconique American Gothic que j’ai eu le grand plaisir de voir lors d’une superbe expo intitulée La peinture américaine dans les années 1930 au musée de l’Orangerie, il y a deux ans. C’était l’endroit idéal por deux diplômées d’histoire de l’art comme nous.
Marie-Denise est donc l’une de mes adresses favorites pour passer un bon moment entre copines autour d’un bon thé et d’un gâteau car l’un ne va pas sans l’autre bien évidemment!.
Je vous recommande d’autres salons de thé de la boite à sardines. Ces bonnes adresses ont des formules thé et pâtisseries aux alentours de 10€.
– La Charlotte en l’Île, rue Saint Louis en l’île, Île Saint Louis,4eme arrondissement.
L’endroit est vaste, assez touristique. Le cake au chocolat est délicieux ainsi que les thés même si le choix des pâtisseries gagnerait en diversité. Ambiance agréable,j’y viens surtout parce que ça se trouve sur l’île Saint Louis, mon berceau parisien depuis douze ans.
Une carte très sympa avec de très bons desserts et des thés de qualité. La salle est assez vaste mais c’est bruyant le samedi, et l’endroit est trop sobre à mon goût côté décoration. Un excellent rapport qualité/prix tout de même.
– Ladurée, 75 avenue des Champs Elysées, 8eme arrondissement, métro Georges V
C’est mon souvenir coup de cœur de mon enterrement de vie de jeune fille en 2014. Contre toute attente, vous êtes très bien reçues dans ce salon de thé très touristique. Les serveurs sont charmants, ils ne vous pressent pas pour que vous débarrassiez le plancher une fois vos macarons et vos thés engloutis. J’avais quelques préjugés sur cette enseigne, mes quatre visites suivantes n’ont fait que confirmer mes très bonnes impressions.
Les prix ne sont pas exorbitants et les produits sont vraiment de grande qualité.
Je prends toujours la coupe Ispahan à 12 euros car c’est mon péché mignon : glace à la rose et au litchi, framboises et litchis entiers… sous une bonne couche de crème chantilly délicieuse….
J’ai bien dans l’idée de découvrir d’autres salons de thé, si vous avez de bonnes adresses, je suis preneuse ! .
Ma prochaine visite gourmande sera pour le salon de thé libanais Kanoun, 98 rue de Charonne dans le 11eme arrondissement..