Lifestyle

Un été bien rempli : mes moments de vie du mois d’août

Je vais provoquer un tollé : d’habitude, je n’aime guère l’été. C’est trop long, c’est mort dans les rues, il fait chaud, je travaille… bref je peste à tout va. Et bien cette année, malgré les cinq ou six vagues de chaleur vécues en région parisienne cet été, j’ai beaucoup aimé la cuvée 2022.

Il faut dire que j’ai échappé à celles du 14 juillet et du 15 août en mettant les voiles sur le plateau ardéchois et en Bulgarie grâce à sa douce brise marine…

L’été avait commencé un peu en avance avec une baignade bien agréable à la plage des Catalans, début juin. Je l’avais raconté dans mes moments de vie de mai à juillet.

Début août, j’ai démarré les vacances sur les rotules. Mon frère et sa femme sont venus passer la journée avec ma fille et moi au lac des Minimes. C’est fou comme un lac artificiel apporte de l’évasion en Ile de France.

Puis, nous avons pris l’avion à Beauvais pour rejoindre notre famille bulgare (merci la mini pêche aux canards du magazine Heidi pour aider l’attente ). On a fait une halte à Shipka, dans le centre du pays avant de rejoindre la côte.

Shipka, c’est un haut lieu de l’identité collective bulgare. Ici, les Bulgares se sont débarrassés du joug ottoman en 1877. C’est un bel endroit en montagne ! Il y a aussi Buzludzha, la maison du part communiste bulgare, un monstre de gigantisme que j’ai découvert avec le film I feel good.

Les vacances se sont déroulées comme habituellement : un farniente bien agréable à Sozopol et à Bourgas en famille. On a bien apprécié de retourner faire un tour à Sofia avec notre petite fille. On est allé dans le parc du théâtre national, mon spot favori de Sofia.

Puis manger une glace chez Confetti et surtout retrouver nos copains dans une guinguette d’un parc à coté du stade de la ville. Les Bulgares sont assez balèzes en parcs municipaux : le jardin maritime de Bourgas est un paradis urbain…

Le retour en France a été assez ardu pour nos vieux corps de trentenaires. Notre petite biche de presque quatre ans nous a épaté à être exemplaire pendant huit longues heures entre aéroports, car et métro…

Mais les cartes postales des copains nous attendaient dans la boite aux lettres.

La reprise du travail a été agréable. J’ai pris les devants le samedi d’avant pour trier mes emails et préparer ma tenue pour le mariage de Lina et Daniel le vendredi.

Quelle belle fête de famille à retrouver des amis que je connais depuis plus de quinze ans dans notre superbe temple, ma maison ! Je vous recommande l’appli Wedshoots. Le nom est affreux mais le concept est malin : réunir les photos du mariage prise par vos invités.

La fête était vraiment très réussie, l’ambiance était festive puisque tout le monde n’a pas demandé son reste pour danser quand a retenti Ces soirées là de Yannick, vestige musical des années 2000… J’attendais patiemment qu’ils passent Femme like u de Kmaro mais j’attends toujours…

Mon mari a été fidèle à sa promesse de danser avec moi, je le remercie au passage. Cela se passait dans les Yvelines, accessible par l’A13, l’autoroute des vacances en Normandie. Quelle meilleure idée qu’un mariage pour clôturer l’été ?

Maintenant place à la rentrée, qui sera une autre paire de manches. Heureusement, j’ai eu l’excellente idée de me planifier un petit blogtrip au Touquet, en pèlerinage sur les lieux de mon enfance…

Retrouvez ici mes meilleurs articles #moments de vie :

-Retour sur une première année d’école

-Une journée dans le Pas de Calais pour dire au revoir à une grande dame

Les articles du blog en août :

Ce que j’ai appris de la mode grâce à Promod et Camaïeu

– Mon bilan lecture et ciné cet été

Lifestyle

Ce que j’ai appris de la mode grâce à Promod, Bonobo, Camaïeu et Quai 71…

Les soldes d’été ont pris fin et il ne faut pas se leurrer, cette pratique commerciale a sacrément pris du plomb dans l’aile.

Moi qui aime varier mes tenues avec des petits accessoires à la mode, je cherche les articles soldés tout au long de l’année.

Je déteste choisir mes vêtements sur une façade d’e-shopping, c’est vraiment sinistre pour moi. Mais force est de constater que les petites boutiques de centre-ville font grise mine.

Fan sans plus de Zara mais assurément du magasin Félix Potin,140 rue de Rennes

J’ai réalisé avec grand regret qu’il n ‘y avait pas grand choix de tailles dans les boutiques physiques, on privilégie la vente en ligne, tellement imparfaite avec ses erreurs d’aiguillage dans les livraisons et ses ventes additionnelles limitées.

Alors que Camaïeu connait de grosses difficultés, j’ai eu envie de vous parler de quatre enseignes en majorité françaises qui me fournissent une garde-robe à la mode tout en étant accessible et de bonne qualité.

Promod, la marque française qui habille les femmes de toutes générations, de tous les milieux

Je m’y habille depuis que j’ai de l’argent de poche, quand j’étais lycéenne dans le centre-ville de Valence. Des fois, je regarde les étiquettes de vieux vêtements doudous que j’ai depuis dix ans et paf… Promod. J’ai pas mal délaissé cette enseigne les vingt années suivantes.

Promod est bien présent dans la plupart des centres commerciaux de banlieue parisienne. Quand je vois des tenues dans la rue portées par des femmes de tout âge, je vois des imprimés Promod. Cet hiver, j’ai flashé sur ce petit pull aux manches 3/4 tout doux et tout coloré qui m’a fait passer un sympathique hiver.

Promod est une marque française et familiale crée en 1975 par un héritier du catalogue La Redoute à Roubaix. Cette marque au nom peu original mais efficace est présente dans plus de quarante pays. Promod réussit la prouesse de démocratiser la mode française dans le monde entier.

Regardez-moi ce motif tigres trop kwaï d’un short à smocks Camaïeu !
Camaïeu, la mode à un prix accessible

J’ai aussi découvert cette enseigne dans la rue principale de Valence quand j’étais jeune. Mais je suis vraiment devenue une abonnée à Camaïeu à Paris avec mes petits salaires de job étudiant. Je suis très attachée à cette enseigne car elle m’a permis d’acheter pleins de vêtements à la mode pour me sentir bien dans mes baskets quand la bourse était un peu vide.

D’ailleurs, la première chose que j’ai fait le fameux 11 mai 2020, premier jour de déconfinement, c’est d’aller chez Camaieu, avenue de l’Opéra. Le magasin a fermé depuis.

Mon bomber colibri

Le bomber est une de mes pièces favorites dans mon dressing. C’est une pièce androgyne dérivée du blouson d’aviateur et démocratisé par des stars américaines des années 1950 et 1960.

J’ai trouvé mon premier bomber dans une petite boutique rue du Midi à Vincennes. Puis ce superbe motif colibri chez Camaïeu. Bon d’accord, il peluche pas mal mais c’est vraiment ma tenue doudou dont je n’ai vraiment pas envie de me séparer.

Bonobo ou le coton écologique de qualité

L’imprimé d’une de mes robes d’été Bonobo

Le nom de cette marque est assez original je trouve pour une marque de vêtements mais sa qualité a marqué mon vestiaire.

J’ai une dizaine de pièces de Bonobo qui résistent bien au séchoir de chez moi. Bonobo habille également mon mari et mon frère de temps à autre mais ils trouvent tout de même que cela rétrécit rapidement au fil des lavages.

J’aime bien leurs prix attractifs, leurs imprimés originaux et surtout la qualité de leur coton quand on vit à Paris, une zone à la fois humide et étouffante dans les transports.

J’ai vraiment découvert Bonobo quand j’allais rendre visite à l’équipe de la Kube à Montrouge !

Enfin, je ne pouvais pas terminer ce tour de piste de mes adresses mode favorites sans vous parler de Quai 71. J’en ai même rédigé un article tellement c’est ma boutique préférée à Paris depuis plus de quinze ans. C’est un ancien garage en plein cœur dans le Marais avec une belle mosaïque de dauphin près des cabines d’essayage.

Quai 71 et Vanessa Wu, les petites marques du Sentier qui vous rendent branchées !

Ce n’est pas le top de la qualité mais pour l’argent investi, cela tient quand même bien la route. J’aime toutes ces petites marques mode du Sentier qui m’apportent nouveauté et petite touche Parisienne qui suffisent à me mettre du baume au coeur quand l’hiver joue les prolongations en mars/avril…

Ma veste effet Chanel
que je léguerai à ma fille

Comme les bombers, j’aime les vestes un peu épaisses qui donnent une allure, je dirais même une carrure (pas de rugbyman mais de Parisienne). Combien de fois cette petite veste m’a aidée à me sentir à l’aise pour mes premiers grands évènements professionnels…

Avec ses fausses poches, elle respecte vraiment les codes du tailleur Chanel. Je m’en suis tenue à la veste mais j’admire cette pièce qui fait bourgeoise sans être mémère comme dirait Christina Cordula.

Robe Bérénice, motif Aloha chez Marie-Sixtine

Les imprimés et les matières

Cet été, j’avais repéré une superbe robe longue dans une boutique de Vincennes , Marie-Sixtine. Subjuguée par son imprimé, je suis allée l’essayer en boutique à Chatelet et ce fut la catastrophe.

La matière synthétique était tout sauf confortable quand il fait chaud. Heureusement, j’ai trouvé mon bonheur rue Mouffetard chez Chromatic avec une robe en coton fort agréable.

Je milite pour la valorisation des boutiques de centre-ville pour le lien humain irremplaçable qu’elles possèdent : des souvenirs dans un quartier, le conseil avisé des vendeurs que l’on reconnait à chaque visite…

Mon prochain challenge sera de m’intéresser plus à la mode masculine pour trouver de belles tenues à mon amoureux …

Ma tenue pour le mariage de l’été !

Retrouvez-ici mes précédents articles mode :

-Quai 71, mon coup de cœur mode

-Découvrir l’univers de Gabrielle Chanel au musée Galliera.

Lifestyle

Je vous montre la plus grande fierté de ma décoration d’intérieur : mon bureau !

Je suis une grande lectrice de Paris Match depuis que j’ai une vingtaine d’années. Il y a une rubrique que j’affectionne particulièrement : Dans le bureau de… C’est un portrait original d’une célébrité qui en dit long sur sa personnalité à travers ses bibelots, ses meubles, ses objets souvenirs…

Alors, j’ai rangé mon bureau pour m’auto-interviewer pour cette rubrique (en attendant que Paris-Match me fasse signe…BLAGUE !).

  1. Le pêle-mêle de photos : un cadre doré, Maisons du monde

J’ai repéré cet élément de décoration dans les vlogs de Mariel, du blog de Néroli à Annecy. J’y ai accroché un vestige de mon précédent bureau : des grues violettes et dorées en origami.

C’est un cadeau souvenir d’une dame qui tenait un stand DIY avec ma chère compatriote Mapu picchu et moi même à une fête du vintage à Massy. J’y tiens car on avait bien rigolé à se prendre la pluie sous le barnum. Cela remonte à 2013 !

2. Ma grande collection de carnets Clairefontaine, Leuchtturm et cie

Bible journaling et bullet journal ont une place importante dans ma semaine car j’aime compiler mes moments de vie surtout avec les deux dernières années compliquées que nous venons de vivre.

J’essaie aussi de garder mes badges de libraire sur les salons du livre car mon métier est une passion.

Enfin, cette petite chouette est une fève qui me rappelle l’amour et la protection de Dieu sur moi. Elle vient d’une boulangerie de Fontenay-sous bois dont la vitrine a explosé à cause d’un aérosol, deux heures après que je sois passée avec ma petite fille acheter une galette des rois.

Et puis, j’adore les chouettes, j’en ai fait des quantités de broches en feutrine à mes heures perdues !

3. Mes feutres aquarellables Tombow et Lyra pour dessiner.

Je régale avec cet excellent matériel que j’ai cumulé depuis 2017. Je me fournis essentiellement chez Lavrut, passage de Choiseul dans le 2eme arrondissement. Les masking tape viennent de Hema, Monoprix, Action, Sostrene Grene…

Les cartes postales sont de la marque Marcel, elles viennent de la librairie Eyrolles, boulevard Saint-Germain. Celles de Deauville et de Trouville viennent de l’office de tourisme de Deauville, un de mes carnets de voyages récurrent.

Je suis très fière de mon collage inspiré par Eloïse bujo trouvé sur Instagram. Il faut dire que je l’ai refait au moins quatre ou cinq fois pour arriver à ce résultat grâce aux différents papiers récoltés.

J’aime bien avoir ces cartes postales près de moi, sous les yeux car j’aime beaucoup voyager en France en famille, notamment au Touquet d’où vient ma famille maternelle.

J’en profite pour remercier mes amis Randy et Liz ainsi que mon oncle Lionel pour ce superbe bureau gentiment donné. J’aime beaucoup faire de l’upcycling avec les meubles.

4. Mon petit tapis vert de découpe

Il est indispensable sur mon bureau même si je m’en sert rarement. Il me rappelle combien j’aime faire des pliages et des pop-up depuis longtemps.

J’ai réalisé de nombreuses Tour Eiffel en papier un peu comme François Pignon dans Le diner de cons (l’auto dérision c’est bon pour la santé) avec les tutos du blog Make my lemonade.

Mon bureau, c’est vraiment ma pièce préférée de mon appartement, celle où l’on regarde nos films sur vidéoprojecteur et ma petite assistante vient bricoler avec moi.

Notre dernier projet, c’est cette petite caravane en papier, DIY du film Les voisins de mes voisins sont mes voisins.

5. L’affiche du vieux Paris des années 1900, achetée à la librairie RMN Musée du Louvre

Elle a toujours été au dessus de mon bureau au film de mes déménagements. Je l’ai faite encadrée tellement que je l’aime. Je l’ai achetée lors d’un de mes jobs d’été à la librairie du musée du Louvre.

C’était un carton, on devait en recommander sans cesse. J’ai bien envie de m’en acheter une autre pour l’avoir en double (c’est fait depuis !).

Elle symbolise cette belle quinzaine d’années où je vis mon rêve d’enfant : vivre à Paris. Et comble du hasard, j’ai découvert sur une storie Instagram, que Jennifer Aniston avait la même affiche chez elle.

Retrouvez ici mes articles qui parlent de décoration et notamment le room tour de notre appartement :

-Décorer une chambre de bébé dans le thème de la forêt

-Un room tour de notre nouvel appartement

Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

La vue depuis mon bureau
Ile de France et Paris·Lifestyle

Fromaville, reconnecter le 9-3 à son passé campagnard

Le premier producteur de fromages du 9-3 est l’un des meilleurs potos de mon frère depuis le lycée. Il s’appelle Xavier et s’est reconverti fromager après une carrière à parcourir les hypermarchés français pour un grand groupe américain spécialisé dans l’industrie de l’hygiène et des cosmétiques.

Il a ouvert sa fromagerie urbaine en octobre 2021. Son pari a rapidement suscité l’engouement sur les réseaux sociaux. Xavier s’est appuyé sur une fidèle communauté de followers à qui il racontait l’histoire d’un fromage par jour sur Instagram. Puis il a mené une campagne de crowdfunding pour créer son commerce

Ce projet rencontre son public car il répond à bon nombre d’aspirations de consommateurs et d’entrepreneurs : privilégier les circuits courts quand on en a sa claque des supermarchés impersonnels où l’on ne sait pas si ce que l’on trouve dans son assiette n’a pas traversé la moitié de l’Europe par exemple.

Au départ, je reconnais que j’ai trouvé l’idée saugrenue. Mais le gars ne vient pas de nulle part, il connait les rouages de la grande distribution. Et surtout il a fait de sa passion, son métier. Cette dimension affective se ressent dans ses stories Instragram.

Son aventure entrepreneuriale m’a intéressée car récemment, j’ai pris le chemin contraire. Après dix ans derrière la caisse d’une librairie, je m’occupe de la diffusion de livres à une échelle industrielle. C’est à dire que je ne vois pas physiquement les produits que je vends. Je comprends tout à fait le sens de toutes ces reconversions professionnelles de cadres dans les métiers de bouche ou dans le domaine de l’épicerie fine.

Dans un commerce, on rencontre directement ses clients et on sait rapidement nos produits plaisent et pourquoi. Xavier a eu la bonne idée d’organiser son espace de vente attenant à son atelier de production de 75m² pour que les clients puissent voir la fabrication de leurs fromages. La pâtisserie Aux merveilleux de Fred a adopté la même stratégie gagnante.

Nous avons pu goûter un claquos de Saint Ouen, un pavé des Puces et surtout un excellent yaourt vanille. Le lait est collecté deux fois par semaine à moins de cent kilomètres de Fromaville dans un utilitaire-citerne chez des agriculteurs bio. Avec ces récoltes de lait, il produit 400 fromages.

Le claquos était vraiment délicieux, ma collègue Joëlle qui vient de Saint-Denis m’a dit que c’était un fromage connu dans le département. Mais j’ai moins aimé le pavé. Les yaourts étaient vraiment savoureux, nous allons y retourner pour tester d’autres parfums car bien sûr ma fille a adoré !

Une marque moderne qui s’appuie sur le passé

Cela m’a rappelé un de mes devoirs d’anthropologie qui portait sur les décors de commerces alimentaires parisiens entre 1850 et 1914 : Avant le supermarché, le décor du magasin alimentaire était un art . J’ai découvert qu’il y avait des laiteries à proximité de Paris dans les petits villages qui seront annexés après 1860 ou que le lait était convoyé par chemin de fer.

Les boulangeries, crèmeries ou encore charcuteries ornaient leurs devantures de panneaux peints et fixés sous verre, autant d’images d’Epinal pour rappeler les origines paysannes des Parisiens qui se sont massivement exilés en ville.

Fromaville s’est fondé sur l’histoire industrielle de Saint-Ouen comme ancrage de son identité. Un commerce, c’est comme une personne, on aime savoir d’où elle vient et les valeurs qu’elle porte. Ce sont les clés du succès du storytelling sur Instagram.

L’identité visuelle des produits Fromaville (la vitrine, le logo sur les sacs en papier, les étiquettes des fromages) a été confiée à l’agence de design Saguez et partners.

L’emplacement de la boutique n’a pas été non plus choisie au hasard. Fromaville se situe dans le quartier des Docks à Saint-Ouen. L’arrivée de la ligne 14 du métro parisien attire les familles et les jeunes actifs (ceux qu’on qualifie avec caricature de « bobos ») qui veulent vivre dans plus grand.

Je parie que Fromaville parviendra à réunir une clientèle de trentenaires qui aime préparer son apéro du week-end entre copains et une clientèle plus âgée et retraitée qui prend soin de choisir sa meilleure viande, son fromage et son pain comme sur l’esplanade de Maubert Mutualité ou place Gambetta dans le 20eme arrondissement.

Quel que soit son âge, le Français type comme vous et moi est un épicurien qui aime le bon pain, le bon vin et le bon fromage. C’est cliché à fond mais ce n’est pas près de changer. Son témoignage a fait l’objet d’un article de qualité dans Les échos, que je vous partage ici.

Fromaville, 10 rue des Bateliers, 93400 Saint Ouen. Ouvert du mardi au samedi.

Lifestyle

Mon coup de coeur pour les renardises de Yann Couvreur pour Pâques.

Yann Couvreur, c’est le pâtissier à la mode en ce moment. Il ne se passe pas un jour sans que je voie passer dans le RER ou dans la rue ses jolis sacs en papier avec des renards, sa marque de fabrique.

Je l’ai découvert dans un journal gratuit au moment de Pâques avec ses renards en chocolat et depuis je le suis attentivement sur Instagram. L’immeuble Lafayette Gourmet est sur mon chemin quotidien pour aller travailler et on ne peut pas louper le corner de Yann Couvreur qui donne sur le boulevard juste à coté du magasin Uniqlo.

Ses renards très réalistes m’ont vraiment épatée par leur maîtrise technique. Je pense que c’est clairement sa manière de se démarquer face au grand nombre de chocolatiers, pâtissiers et autres cuisiniers comme Pierre Hermé, Christophe Michalak, la pâte à tartiner d’Alain Ducasse dans son Atelier du chocolat à Bastille. C’était un cadeau de mariage de mon amie Jennifer et j’en achète régulièrement.

Pendant mes différents emplois sur le stand de France Télévisions sur les salons du livre Paris 2011 et 2016, j’ai constaté que les cuisiniers publiaient beaucoup de beaux-livres de cuisine notamment en pâtisserie avec leurs macarons, leurs éclairs au chocolat de toutes les couleurs… Les photographies sont très belles, alléchantes même mais on constate vite un hold-up de cette niche éditoriale, qui lasse assez vite les lecteurs, surtout quand ces grands formats coûtent une quarantaine d’euros.

Il faut dire qu’avec les concours de cuisine tels que Top chef ou Le meilleur pâtissier sur M6, ces cuisiniers deviennent de véritables stars du petit-écran. C’est un peu ce qu’il est arrivé à Yann Couvreur, jeune chef assez photogénique qui a bien entendu publié son propre livre de cuisine pour enfants aux éditions Solar : La pâtisserie de Yann Couvreur pour les enfants, 15€90.

Bûche Isatis, noix de pécan, sirop d’érable et vanille, pour 6 personnes. 90€

Je pense que je le suis attentivement à cause du motif du renard que j’aime particulièrement et pour ses innovations culinaires toujours très Instagrammables et modernes. Toutes ses publications sont bien évidemment pensées au millimètre près du marketing alimentaire.

Espérons que cette recette marketing ne lassera pas vite les gens mais je dois tout de même reconnaître que cette entreprise très récente est très talentueuse : plus de quatre boutiques ouvertes en quelques années en région parisienne et un packaging qui fait un tabac dans les rues de Paris.

Je lis dans le dossier de presse de la marque que l’objectif de Yann Couvreur est de faire sortir la pâtisserie des palaces d’hôtels d’où il vient. C’est remarquablement intelligent.

J’ai décidé de tester une de ses pâtisseries iconiques et intemporelles que j’ai choisi au Lafayette Gourmet, en me rendant au travail : vu la conjoncture, il vaut mieux s’octroyer un petit plaisir sucré, ça aide à vivre au jour le jour !

J’ai testé la pâtisserie individuelle Az’teck avec un biscuit au chocolat, une mousse au chocolat très onctueuse à la fleur de sel, streusel chocolat et caramel tonka (ne me demandez pas ce que c’est, je n’en sais fichtre rien). Le décor crémeux tonka et streusel sur le dessus, un biscuit moelleux autour. La journée de travail fut intense aujourd’hui, ce fut un déjeuner avec une chouette délicatesse sucrée pour aborder l’après-midi, un régal dont je ne me suis pas privée : pour le bien du blog, bien évidemment !

Droits réservés Yann Couvreur-Lafayette Gourmet. Photo prise pour mon blog

Les deux vendeuses du corner Yann Couvreur à Lafayette Gourmet étaient très agréables. Cela se voyait bien qu’elles avaient gouté les gâteaux. L’une d’elles m’a parlé d’une référence au Sneakers, ma sucrerie favorite. En boulangerie, j’ai parfois un peu de mal avec la saveur de la fève tonka dans le pain, mais là c’était délicieux, un vrai rêve ! Pour la somme assez raisonnable de 5€50. C’est un peu plus élevé qu’en pâtisserie traditionnelle mais il y avait des denrées rares et raffinées dans ce gâteau individuel !

La référence à un animal-totem est évidente, roux comme lui. Cela ne va pas m’empêcher de me régaler avec ses gâteaux mais personne n’a besoin d’un animal-totem, être soi-même, c’est bien suffisant !. Pourtant, moi aussi j’aimais bien le dessin animé Renard sur M6.

Dans ses réseaux sociaux, il prend la défense des renards, animaux maltraités dans les chasses ou dans les villes. Quand, j’étais petite fille à sept ans, j’ai vu un renard bien miteux sur une voie ferrée à Londres, ça m’avait scandalisée parce que c’est un animal bien aimé des enfants dans les contes.

Heureusement pendant le premier confinement en mars, une famille de renardeaux a été prise en photo par le conservateur du Père Lachaise dans le cimetière parisien.

Dans un prochain article, j’ai bien envie d’aller tester les deux adresses de Benoît Castel à Ménilmontant. J’ai découvert ses deux boulangeries-pâtisseries pendant les grèves de transport en 2019 et cela a l’air très convivial pour un brunch.

Ici pas d’animal-totem, on valorise plutôt la boulangerie-pâtisserie d’antan avec ses madeleines old school et son décor rococo. Cela me plait bien !

Benoit-Castel-Sorbier-by-Claire-Seppecher-36

Lifestyle

Rénover des vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Hier, notre vaste chantier de rénovation de l’appartement s’est achevé en beauté avec une seconde vie pour nos vieux placards de cuisine bien rustiques. Nous avons dû regarder une vingtaine d’épisodes de Maison à vendre sur M6 avec les architectes d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani.

Elles vantent les mérites d’une résine géniale pour un beau lifting de votre cuisine à moindre coup. Cela s’appelle le home staging et ça nous a permis d’économiser l’achat d’une cuisine neuve.

AVANT

TADAM !

Nous avons rénové la salle de bain, on n’a pas lésiné sur la dépense car elle en avait bien besoin. Alors dans la cuisine, même si les placards paraissent pourris de chez pourris, nous nous sommes lancés dans cette voie pour des raisons économiques et au nom de l’écologie un peu aussi. Nous avons eu la chance que les meubles avaient de jolies courbes alors que certaines parties étaient vraiment abimées et boursouflées.

Nous avons poncé les parties abimées au préalable et bouché les trous. Ensuite direction Castorama Nation, pour acheter deux résines de la marque 3V3 : du kaki pour les meubles en bois, du blanc pour la crédence carrelée. On a voulu privilégier cette marque pour ses pots de petit volume, le prix d’achat et sa facilité d’utilisation. Vous ajoutez juste un additif au début alors qu’il faut plus de préparation sophistiquée pour les autres marques.

Ma cuisine mesure 8m², un pot de 2 litres pour les meubles et de 0,75 litre pour la crédence suffisent amplement. C’est une résine très couvrante mais cela demande deux couches de peinture appliquées généreusement.

La petite faiblesse de notre grand chantier peinture est que l’on voit un peu les irrégularités des meubles malgré le ponçage. Et puis, on attend de pied ferme celui qui nous vannera en nous disant qu’on a peint comme des sagouins parce que nous sommes très fiers de notre œuvre.

Voila le résultat ! On y a ajouté des poignées de porte dorées à 4€50 pièce.

Une bonne idée que j’avais vue sur Instagram.

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quitter Paris 20eme pour Fontenay sous bois

Attention, attention on parlera beaucoup décoration d’intérieur dans ces prochains mois dans ce blog. En effet, après sept longs mois d’attente, nous allons déménager pour Fontenay sous bois et le Val de Marne. Après plus de six prorogations au compromis de vente, Dieu nous a donné un sacré coup de pouce tant la situation devenait absurde et sans beaucoup d’espoir…

Mais avant de partir, j’avais envie de rendre hommage à notre quartier, où nous avons vécu presque six ans. J’aurai toujours une tendresse particulière pour lui car c’est le lieu de la toute petite enfance de notre petite biche. Nous avons vraiment été bien entourés par notre nounou, l’ensemble de nos voisins et les gardiens de notre résidence HLM. C’est la première fois que nous restions aussi longtemps dans un quartier de Paris.

Je vous recommande les logements RIVP à Paris pour les soins apportés aux logements, le sérieux de leur personnel et la qualité du voisinage : la mixité sociale existe toujours !

Je vous propose donc une galerie photos de mes dix coins favoris du 20eme arrondissement :

La vue depuis ma cuisine vers les Mercuriales à Bagnolet.

Pendant les deux confinements, j’ai eu tout le loisir d’en admirer la vue. J’ai bien aimé cette fenêtre vers l’horizon avec la beauté des arbres au printemps et en automne. On se croyait un peu à New-York. Ma petite cuisine me manquera !

La vue depuis le square Séverine

Un square en hauteur et peu bruyant malgré la proximité du périphérique. Chapeau bas à la mairie du 20eme arrondissement pour tous ses parcs et jardins bien entretenus malgré les rats inévitables à Paris. C’était notre spot tous les week-ends jusqu’à la fermeture du parc et j’aimais voir les couchers de soleil du dimanche soir sur les maisons de La campagne à Paris.

La campagne à Paris.

En écrivant cet article, j’ai découvert que c’est un pasteur protestant Sully Lombard qui a crée cet espace pavillonnaire vers 1907 pour loger les foyers les plus modestes, face à la crise du logement. Il se trouve que c’était le pasteur de l’église protestante de Belleville (mon église !) Face à la Grande guerre et à la crise économique qui suivit la première guerre mondiale, les premières maisons ont été construites vers 1926. Ce sont des maisons qui valent aujourd’hui un million d’euros en moyenne ! Les temps changent.

Droits réservés. Un jour de plus à Paris

C’est un très beau lotissement de maisons en meulière qui tranchent avec les immeubles années 1930 du quartier. Stéphane Plaza y a tourné le générique de l’émission Maison à vendre sur M6 si vous y faites attention. Un havre de paix où les promeneurs du quartier viennent le dimanche arpenter les pavés des allées.

Le square Debrousse, rue de Bagnolet

De loin, mon parc favori pour la beauté de ses arbres en automne et sa fontaine tellement reposante pour l’esprit en ces temps difficiles. Ce square me manquera énormément pour tous les bons souvenirs là-bas : les parties de molky avec nos copains, les premières descentes de ma fille, les anniversaires des enfants qui débordent sur les pelouses…

La statue d’Edith Piaf sur sa place attitrée rue Belgrand, Paris 20eme avec une couverture de survie après la Nuit solidaire

La statue d’Edith Piaf sur sa place

Contrairement à sa légende, Edith n’est pas née sur un trottoir de la rue de Belleville mais bien comme tout le monde à l’hôpital Tenon. J’aime énormément la sculpture publique et cette statue est très réussie. C’est une place très sympathique du quartier.

La traverse de Charonne entre Porte de Vincennes et Gambetta

Cette petite navette m’a vraiment arrangée la vie pendant les fameuses grèves de transport de décembre 2019. Elle m’a épargné du stress et trois kilomètres à pied au pas de course pour aller récupérer ma fille le soir. Je l’appelle la Batmobile parce qu’elle va assez vite n’empêche. C’est le moyen privilégié par les personnes âgées pour se déplacer dans le quartier. Alors s’il vous plait la mairie, sauvegardez cette traverse vraiment utile !

La frise du MK2 Gambetta et son parc tout proche

Je ne suis pas très fan de la place Gambetta car sa rénovation est un vrai raté, c’est bruyant et embouteillé. Heureusement, la mairie du 20eme et son architecture lui sauve la mise. J’aime beaucoup son petit cinéma MK2, pas encore trop cher et sa frise Art déco si originale.

J’aime bien les serres du parc à proximité de l’hôpital Tenon. Mais c’est un lieu à fuir car beaucoup trop bruyant.

Le restaurant Au fond du jardin, rue Pelleport

Notre lieu de sociabilités favori. Nous allons vraiment regretter cette chouette terrasse urbaine où nous avons vécu pleins de bons moments avec nos amis. Les pizzas valent le détour, le personnel est sympathique. Nous y avons fêté le premier anniversaire de notre fille. Un souvenir inoubliable.

Le parc Martin Nadaud

J’aime beaucoup ce square en hauteur avec une belle vue sur le cimetière du Père Lachaise mais il est malheureusement trop petit pour tous les enfants du quartier. Le 20eme arrondissement est le plus peuplé de Paris ! Tout près, je vous recommande la bibliothèque Sorbier et La Bellevilloise. Plus loin, c’est Ménilmontant, un quartier aussi sympathique mais ce n’est plus chez nous déjà !

Le street art avec la devise de la ville de Paris, rue Belgrand

C’est un petit carreau de faïence contre un mur, pas facile à repérer. Je l’aime bien pour sa devise « Fluctuat nec mergitur » : « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

Cette devise a été affichée en très grand sur la place de la République après les attentats de 2015. Elle a du sens pour moi.

Quitter notre quartier n’est pas une démarche évidente. Mais cet article qui fleure bon la nostalgie m’aide à passer ce cap. Il était important de parler de la porte de Bagnolet dans mon blog.

En 2021, je vous parlerai de tous les trésors du Val de Marne : Vincennes avec son zoo et son centre-ville si sympathique, les bords de Marne et ses guinguettes, les balades d’architecture pour moi et aussi de décoration intérieure car nous avons trouvé un appartement qui nous plaît. C’est un beau challenge motivant !

Retrouvez ici mon article sur les maisons en meulière du Val de Marne, notre première ballade dé confinée en mai !

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quand la fragilité devient une force

Dans ce blog, je vous parle souvent d’un coffee-shop qui me plaît beaucoup à Paris : le café Joyeux. Ce café emploie exclusivement des serveurs et des cuisiniers porteurs de trisomie 21 ou de handicaps mentaux.

Ils sont encadrés par des managers au grand cœur, j’aurai bien aimé en avoir des aussi gentils quand je travaillais dans une enseigne de restauration rapide atroce humainement. Elle a disparu de la situation et je ne vais pas m’en plaindre.

Cette entreprise inclusive a la faveur d’un grand nombre de médias nationaux comme Paris-Match, un reportage de 13h15 le samedi sur France 2… J’ai vraiment été touchée par le témoignage de Charlotte, une équipière embauchée au café Joyeux des Champs-Elysées.

Lors de son entretien d’embauche filmé par une équipe de télévision, elle racontait au fondateur Yann et à son équipe ses déboires professionnels passés avec un cri du coeur, « je veux faire un travail qui compte dans ce monde« .

Je vous encourage à fréquenter ce café où l’on se sent bien car on est accueilli comme des rois, sans pression ni mauvaise humeur. Il y a une bien meilleure ambiance qu’à Starbucks Opéra ou dans les autres Cojean et snacks rapido où l’on se fait bien pigeonner le porte-monnaie. Chez Joyeux, tout est bon, bien décoré et on passe un chouette moment.

Pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec le handicap, détendez-vous ! On ne vient pas au café Joyeux par charité même si on contribue à l’emploi de personnes bien marginalisées sur le marché du travail et ça c’est trop chouette. Quand on voit la beauté de leur café sur la plus belle avenue du monde, on se dit que c’est des petits veinards de travailler dans un si bel endroit avant tout.

J’en viens au plus important : au café Joyeux, on fait des rencontres marquantes. C’est le lieu où les familles aidantes et les associations se retrouvent. Avant d’attendre un enfant, j’ai observé un jour au café Joyeux Opéra la joie d’un jeune garçon de 14 ans , porteur de trisomie 21. Il dansait de tout son cœur sur Beyoncé et il faisait vraiment plaisir à voir pour sa joie de vivre.

Ce petit moment volé m’a bien accompagnée quand j’ai claqué la porte d’un gynécologue âgé mais sacrément maladroit qui me pressait de faire toute une batterie d’examens pour « dépister les enfants mongoliens » (sic)

Alors, j’ai eu envie de lire le superbe récit de vie de la maman de Marcel écrit par Carole Deschamps : L’extraordinaire Marcel, édité par Flammarion.

Carole et son mari Sylvain se sont aperçus à la naissance du handicap de leur petit garçon. Ils n’ont pas baissé les bras grâce à l’amour et le soutien de leur famille et de leurs amis très attentionnés et précautionneux.

J’ai beaucoup aimé le ton de ce livre et la sincérité avec laquelle cette mère raconte comment cette embûche a transformé sa vie en bien ! Elle raconte la batterie de rendez-vous médicaux hebdomadaires pour Marcel mais aussi en quoi ses deux fils émerveillent sa vie.

C’est un livre très complet et bien écrit. Il s’adresse aux parents sur qui l’armoire vient de tomber dessus et je pense qu’il leur apportera un puissant réconfort et de précieux conseils pratiques pour le suivi médical et administratif de leur enfant… extraordinaire.

Le lectorat de ce livre c’est les nouveaux parents comme moi ou les professionnels de santé dans le domaine de la petite enfance. Il faut avoir passé l’épreuve du feu de l’accouchement qu’on soit le père ou la mère pour comprendre les montagnes émotionnelles que ces parents ont pu ressentir.

Ce livre m’a fait réfléchir sur la médiatisation des enfants trisomiques car j’avais des idées reçues. Je trouve que Carole Deschamps est une femme talentueuse qui a bien compris comment marchent les réseaux sociaux. Elle a trouvé le bon équilibre pour exposer Marcel tout en le protégeant.

Et surtout, j’ai compris que les réseaux sociaux servent de véritable bouée de sauvetage pour que ces parents d’enfants trisomiques se soutiennent et s’entraident dans ce casse-tête administratif que représente la scolarisation de leurs enfants. Elle rappelle pour clôturer le livre que l’éducation est un droit obligatoire à partir de 3 ans.

« Marcel, je l’aime, il est beau, j’ai envie de le montrer à tout le monde !  »

Carole Deschamps

C’est à travers les réseaux sociaux que j’ai découvert cet été le cri du cœur déchirant d’une famille aidante. On a refusé l’accès à leur petite fille dans un club de loisirs sur leur lieu de vacances parce que c’était trop compliqué pour les moniteurs de s’occuper d’une grande fille en couches.

La maman avait envoyé des emails bien avant leur arrivée pour expliquer l’importance de sa demande. On ne peut pas en vouloir à ces animateurs de loisirs d’avoir respecté les eux fermés les règlements en cette période sanitaire bien compliquée. Mais les règlements ne prennent pas en compte la fatigue physique, la charge mentale de ces familles aidantes à longueur d’année.

On a refusé à ces parents le droit de souffler et de sortir du rejet le temps des vacances. Notre société est bien handicapée de ses lourdeurs administratives.

C’est grâce à des émissions comme La maison des maternelles ou Ça commence aujourd’hui qu’il y a une meilleure prise de conscience collective du quotidien de ces familles. Je trouve ça génial que le petit Marcel ait posé pour une campagne publicitaire Petit Bateau, bravo à ces marques pour enfants qui ont fait preuve d’intelligence !

Je trouve que les campagnes publicitaires, les émissions de télévision ou encore les embauches dans les cafés Joyeux contribuent aussi à rassurer l’opinion publique en montrant que les personnes handicapées ne sont pas des extraterrestres non plus.

Bonne nouvelle, l’ostracisme envers les personnes trisomiques ou autistes a fait son temps ! Bon vent !

Je vous recommande une excellente BD écrit par un papa qui a découvert le handicap de sa petite fille à la naissance : J’ai écrit un article Mongolien toi même !

Lifestyle·Parentalité

Traverser l’Europe en une journée avec une mini voyageuse de 18 mois pour aller en Bulgarie.

Cela fait toujours son petit effet quand on le dit ! Bon on blague un peu comme le vol en avion ne dure que 2h40 mais douze heures de voyage porte à porte ça vous met sur les genoux.

On n’a pas du tout regretté d’avoir laissé la poussette canne à la maison, notre porte-bébé BabyBjörn nous a sauvé la mise une fois de plus à l’aéroport de Beauvais. J’ai ressenti une petite pointe de fierté maternelle en me disant que je m’étais vraiment bien débrouillée avec l’organisation des valises.

Pourtant, ces vacances ont commencé sur les chapeaux de roue. Vomito sur la route après une cinquantaine de kilomètres à peine, arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence pour changer la petite biche des pieds à la tête.

Mais rien n’allait nous décourager : #vacances bien méritées.

On s’est réveillé tôt le matin au 10eme étage du Vitosha park hôtel de Sofia avec une vue superbe sur les montagnes depuis une terrasse à couper le souffle. Prix de la nuit : 44 € avec petit déjeuner inclus. Même s’il y a eu des couacs : pas le lit parapluie prévu, pas d’eau chaude dans les chambres et donc pas possible d’utiliser la piscine intérieure, j’ai bien aimé cet hôtel et son petit-déjeuner européen.

Ensuite, nous avons pris la voiture avec mon beau-père pour rejoindre la grand-mère de mon mari Dafina que nous voyons une fois par an, dans sa ville de Cherven Bryag. J’aime beaucoup son appartement vintage des années 1970 avec ses boiseries, ses tapis et surtout ses deux balcons traversants depuis le 7eme étage.

C’est une vraie carte postale de la vraie Bulgarie avec ses immeubles communistes en mauvais état mais qui m’impressionnent beaucoup. Au bord de la mer Noire, c’est beaucoup plus élaboré en termes d’infrastructures pour répondre aux attentes des touristes. Et moi depuis huit ans de voyages en famille là-bas, je ne suis plus tout à fait une touriste.

Cet article n’est donc pas un carnet de voyages comme les autres. J’avais envie de vous parler de la vie quotidienne des gens en Bulgarie. Visiter l’Europe de l’est ou l’Europe centrale (je n’ai vu que Budapest pour l’instant) est assez instructif pour comprendre l’Europe dans sa diversité. C’est ma passion depuis que j’ai étudié l’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe à l’Ecole du Louvre avec le Mucem.

Je vais commencer par ce qui vous intéresse le plus : la cuisine bulgare. J’affectionne trois plats principaux en Bulgarie. Ils constituent mon alimentation de base en été car ils sont bien rafraîchissants et revigorants après la plage : le tarator, la shopska salad et les banitsa.

En Bulgarie, vous allez manger beaucoup de concombre et de sirene (feta bulgare excellente) en été. J’adore aller dans les petites épiceries de village pour regarder les rayons. Je vous recommande de manger une bonne banitsa en revenant de la plage vers midi, ça requinque ( l’équivalent du croissant au petit déjeuner mais il faut aimer entre nous).

Ensuite, j’aime beaucoup observer l’architecture soviétique de la grande époque des années 1970 et 1980 à Sofia et dans la partie ouest du pays. C’est pas forcément très beau dans le paysage mais c’est une expérience à faire pour comprendre comment vivent les gens dans une Europe bien différente de la mienne.

Dans la partie est, celle où je vais tous les étés en vacances, c’est totalement biaisé pour le tourisme. Les stations balnéaires telles que Sozopol, Nesebar, Pomorie et surtout Sunny Beach logent une grande partie de l’Europe de l’est en été. Il faut donc appâter les touristes avec les dernières infrastructures modernes.

Je vous recommande Sozopol, ma station balnéaire favorite pour ses vestiges anciens et ses loisirs très bon marché qui vous feront passer des vacances inoubliables avec vos enfants. La visite de la vieille ville en début de soirée est d’une beauté et d’un dépaysement génial.

Ses maisons en bois ne sont pas classées au patrimoine mondial de l’Unesco mais c’est tout comme. Je vous recommande l’ hôtel Villi Sozopol à la pointe de la vieille ville avec sa vue impressionnante et sa bonne cuisine.

C’est le lieu idéal pour se baigner avec des enfants : le tour de banane gonflable tirée par un jet-ski coûte 5 € l’aller retour de 30 minutes (impensable en France) et vous pouvez fréquenter la piscine d’un hôtel pour 4 € la journée si la mer est trop agitée (ce que nous avons fait avec délice !).

A travers la lecture de cet article, vous aurez sans doute compris que la différence de standards économiques entre la France et la Bulgarie saute aux yeux. J’ajouterai que les professionnels du tourisme en Bulgarie sont vraiment aux petits soins pour les touristes étrangers. Il faut juste ne pas se laisser berner par les chauffeurs de taxi à l’aéroport de Sofia et à Sozopol (mais c’est universel je crois). La plupart des Bulgares sont assez francophiles !

Alors davaï en Bulgarie, vous y serez très bien accueillis.

J’ai même poussé l’expérience sociologique d’aller chez le coiffeur dans le village de mes beaux-parents, avec mon interprète de mari obligatoirement. Pour l’équivalent de 4€ la coupe, nous avons économisé vingt euros chacun pour une coupe sans shampoing ni brushing mais tout à fait dans le coup.

Retrouvez mes précédents articles qui parlent de mon pays par alliance :

En août, Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare !

Carnet de voyages en Bulgarie

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais, Paris, 4eme arrondissement

 

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Instagram de Quai 71

C’est mon adresse de référence pour m’habiller depuis que je suis arrivée à Paris, il y a treize ans maintenant.  J’ai toujours un peu de mal à retrouver la rue en sortant du métro Saint-Paul : mon repère c’est la rue des Rosiers, qui est perpendiculaire.

La boutique se trouve dans un ancien garage, rue Ferdinand Duval. C’est lumineux, bien présenté, j’aime bien la décoration avec la mosaïque de dauphin au fond, la musique ne vous harcèle pas et surtout l’équipe de vente sait vraiment vous accueillir et vous conseiller.

C’est la boutique idéale pour les budgets limités d’étudiantes : entre 30 et 50 euros en moyenne, vous pouvez trouver un beau pull, une robe, une jupe, une veste, des chaussures de bonne qualité qui ne vont pas se désintégrer au bout de trois passages en machine… C’est assez agréable de porter des vêtements un peu originaux qui changent des grandes enseignes.

50895210_621414684984127_6057578180443906366_nQuai 71 choisit ses collections auprès de petites marques parisiennes qui ont un style mode dans l’air du temps : Grace et Mila, Andy et Lucy, Ycoo, ma marque favorite pour ses imprimés originaux et aussi Vanessa Wu pour les chaussures.

 

Je repère leurs nouveautés sur leur compte Instagram, et quand quelque chose m’attire l’oeil, il ne faut pas traîner car les pièces tendance sont vite prisées. C’est ainsi que j’ai trouvé une veste que j’adore, tellement bien coupée.

Souvent ma visite à Quai 71 est le point de départ d’une agréable ballade dans le Marais parisien avec ses pâtisseries traditionnelles, ses musées mémoriaux comme le mémorial de la Shoah, le musée d’art et d’histoire du judaïsme. La rétrospective René Goscinny organisée par ce musée l’an dernier fut vraiment une exposition marquante pour moi en 2018. Je vous parlerai de cette exposition dans un prochain article comme Astérix fête ses 60 ans cette année !

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La pâtisserie Florence Kahn.

Le quartier juif de Paris est aussi intéressant que celui de Budapest avec ses synagogues, ses boutiques…

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La mouette rieuse, droits réservés Do it in Paris

Ensuite, un tour à la librairie La mouette rieuse, rue Pavée est une visite inévitable. Je la considère plus comme un concept-store culturel avec un beau café qui donne sur un jardin. Mais on  trouve tout de même une chouette sélection de livres. J’aime aussi beaucoup la librairie-solderie Le gai rossignol (en hommage à une chanson de la Commune) qui se trouve plus vers Châtelet.

Enfin, si une pause gourmande s’impose à vous, il y a la fameuse adresse du Loir dans la théière, rue des Rosiers. Les desserts et les thés sont assez copieux et délicieux, mais cette adresse très touristique est victime de son succès, ce qui peut être frustrant.

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Droits réservés Like a local

Je vous recommande donc le Marais qui est toujours une belle ballade en hiver, en automne ou au printemps admirer les vieux décors alimentaires anciens, qui deviennent de plus en plus rares, malheureusement. Enfin surtout en semaine car la rue des Francs-bourgeois qui devient piétonne les week-ends, est à fuir surtout en Vélib l’été si vous n’aimez pas la foule comme moi.

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Façade classée d’une ancienne boulangerie, rue des Francs-bourgeois

Mes précédents articles lifestyle et bonnes adresses à Paris :

– le café Joyeux, rue Saint Augustin, métro Quatre Septembre

Marie Denise, avenue Gambetta, métro Père Lachaise

Clint et Gusto, mes deux restaurants favoris