Sociologie

Aimer sans dévorer, vivre le confinement libres

Aimer sans dévorer, c’est le titre d’un livre de Lytta Basset, pasteure suisse spécialisée dans la relation d’aide. En ce moment, le confinement accentue des phénomènes déjà dramatiques de violences familiales.

 » Le confinement c’est déja suffisament pénible alors si on se fait taper dessus…  » voici ma réflexion la plus prosaïque mais qui vient du cœur quand j’ai reçu cette vidéo dans ma boite mail.

Ce sont l’Association des familles protestantes associée aux éditions Empreinte temps présent qui ont réalisé ensemble cette vidéo. J’ai bien reconnu l’une des voix-off, c’est l’un de mes collègues, Damien !

Cela me donne la triste occasion de vous parler d’un petit livre très bien fait : Le décodeur des violences psychologiques et aussi de vous conseiller d’autres livres de qualité.

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Ce petit livre m’a été offert par une amie Valérie, qui fait de l’accompagnement spirituel dans le cadre de son travail. Edité par un éditeur très grand public, il définit en quatre grandes parties les ressorts de la violence psychologique : ses origines, ses mécanismes, ses répercussions et enfin comment en guérir.

J’ai beaucoup aimé les témoignages courts et bien choisis pour encourager les gens à se sortir de cette spirale infernale. Il faudra beaucoup d’écoute et de bienveillance à ceux qui recueillent leurs confidences tant le mécanisme d’emprise est aussi tenace et fourbe que le coronavirus en action !

Je regrette un peu le format de ce livre qui n’est pas du tout pratique à lire quand on veut se concentrer un minimum mais je loue son petit prix et sa large diffusion dans toutes les grandes surfaces culturelles. La violence psychologique touche toutes les catégories sociales mais tout le monde n’a pas les mêmes armes économiques pour s’en protéger.

Pendant ce confinement, j’ai lu et relu la série de livres Sauveur et fils qui raconte le quotidien d’un psychologue antillais Sauveur, ses patients (des enfants en majorité) et sa famille recomposée.Sauveur et fils saison 4

Commencer une thérapie a un coût financier non négligeable mais c’est aussi un beau cadeau à s’offrir pour dénouer des circonstances empoisonnantes, discerner qui nous casse les pieds régulièrement et surtout découvrir nos forces et accepter nos faiblesses.

Même si on manque de moyens financiers, nous avons la chance de vivre dans un beau pays où la solidarité et l’entraide sont valorisés avec des numéros verts, une prise en charge psychologique gratuite par des associations ou mêmes des ministères d’églises , formés en relation d’aide.

Réaliser un mécanisme d’emprise est très difficile et très long à vivre, c’est la partie la plus difficile du chemin selon moi. En tant que libraire, je me retrouve de plus en plus souvent à conseiller des livres à des familles où il y a des problèmes d’anorexie ou de harcèlement scolaire, des employées qui subissent de plus en plus de pressions morales de leurs supérieurs ou de leurs collègues, des conjoints qui cherchent à faire repartir leur couple…

Quelques livres qui apportent une aide sur les mécanismes d’emprise :

Comment gérer les personnalités difficiles, Christophe André et François Lelord.

Ensemble contre les violences conjugales, Empreinte temps présent.

 

Ile de France et Paris

Le click and collect ou le nouveau commerce moderne.

Depuis plus de trois ans, je travaille dans une librairie protestante, la librairie 7ici, qui compte un site de vente en ligne. Chaque matin, pendant une heure, je référence les nouveaux livres pour un référencement de choc sur Google ! J’aime beaucoup cet aspect de mon métier de libraire.

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Droits réservés Brigitte Lannaud Levy

Cela me permet de voir passer l’ensemble des nouveautés et des rééditions et ainsi j’améliore mes conseils de lectures aux clients. Aussi, j’apprécie de fouiller sur les sites des éditeurs pour y trouver des extraits du livre, des interviews d’auteurs et ainsi enrichir nos fiches produits pour guider au mieux nos clients.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de vous donner un petit aperçu de mon travail de libraire dans ce blog (je ne sais pas si j’aurai envie de faire un autre métier…). C’est l’achat d’une paire de chaussures pour bébé qui m’a décidée à le faire ! Je m’explique ….

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Samedi, j’ai téléphoné à un commerçant courageux qui prend les commandes par téléphone pour dépanner ses clients et sauver son magasin pendant cette pandémie. Il m’a envoyé les photographies des modèles de chaussures, et on a pris rendez-vous pour l’après-midi même pour les essayer sur le pas de la porte et les payer. Toute ma sympathie à la boutique A pieds joints à Gambetta qui est sur le pont avec toutes ses armes : page Facebook, compte Instagram… pour ne pas se faire oublier et ça marche. Trois clients pendant la demie-heure où nous attendions, distance de sécurité oblige, et autant de livraisons dans le quartier à vélo….

Libraires, fleuristes, coiffeurs, restaurateurs, cafetiers, cinémas… nous sommes tous dans le même bateau et nous avons besoin de vous ! Je n’aime pas juger les pratiques de consommation de ma famille ou de mes amis même si cela me hérisse les oreilles quand j’entends parler d’Amazon.

Moi même, j’ai acheté chez eux des produits longs à trouver dans le commerce traditionnel et leur rapidité m’épate aussi (elle semble se jouer de toutes règles du droit du travail aussi) . Mais aujourd’hui, la donne a changé ! Des milliers d’emplois sont en jeu, la sixième économie mondiale (est-ce encore le cas?) vacille et il est temps de la soutenir. Je me suis reconnue avec ces commerçants quand j’étais sur le pas de la boutique de chaussures.

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Vos commerçants de proximité se décarcassent pour vous servir au mieux, parfois plus vite qu’Amazon qui peut vous faire perdre deux semaines car ils ne connaissent pas les petits fournisseurs spécialisés. Une belle façade de marketplace avec beaucoup de référencement, c’est de la poudre aux yeux ! Un libraire est bien meilleur qu’un algorithme pour vous conseiller au mieux, trouver un titre de substitution rapidement, réparer une erreur technique du site parce qu’il est plus intelligent !

Si vous préférez commander en ligne, il y a une multitude de commerces indépendants français qui vous proposeront ce service avec rapidité, savoir-faire et humanité. Ce n’est pas une machine qui comprend comment se décarcasser pour que la personne âgée reçoive son livre en Ephad ou arriver à l’heure pour l’anniversaire du petit dernier.

Cet article est volontairement dénué de toutes nuances et adopte un total parti-pris, il ne cite aucuns chiffres sérieux, ni statistiques mais il fait appel à une bonne vieille ficelle du commerce qui marche depuis la nuit des temps : le lien social !

Tout le mois de mai, retrouvez vos commerçants, entre l’absence de frais de port et le temps que les fournisseurs ré ouvrent et que vous soyez livrés, vous serez gagnants !

Foi chrétienne

Cinq chants de louange qui me portent

cinq chants de louange qui me portent

Le dimanche, nous allons habituellement à l’église et cela nous manque beaucoup. Vivement début juin ! La bonne nouvelle, c’est que Dieu on peut le rencontrer partout : chez soi, dans la forêt comme Alain Auderset, dans la rue quand on peste contre les contraintes du confinement. Loin de nous avoir abandonné, il nous accompagne dans cette épreuve inédite avec des chants qui parlent de Lui et encouragent notre foi.

La louange met en paroles et en musiques des versets de la Bible de manière harmonieuse mais aussi inspirée par le Saint-Esprit. Quand on chante, on proclame la puissance de vie de Dieu. C’est mon meilleur remède contre la sinistrose et j’ai eu envie de vous le partager.

Ô Jésus mon sauveur, Darlene Zschech, repris par Grégory Turpin et Mirella

C’est de loin mon chant favori, celui qui m’a aidée dans ma foi quand j’étais seule dans ma chambre de bonne, que je redoublais des études élitistes. J’aime particulièrement ces paroles :  » Rien ne pourrait égaler tes promesses pour moi » et « Je t’aimerai, je tiendrai par la foi ». Pour moi rien cela signifie autant les mauvaises nouvelles que la poudre aux yeux trop belle pour être vraie. Je l’ai choisi comme l’un des chants de notre mariage. C’est un grand classique connu internationalement.

La voix du Seigneur m’appelle, Sebastian Demrey et Jimmy Lahaie en duo avec Andrée Grise, Héritage 4

C’est le chant préféré de ma petite fille. Elle a quinze mois mais elle lève déja le bras dès les premières notes. J’aime beaucoup les paroles de ce cantique, la voix d’ Andrée Grise et les arrangements musicaux du groupe Héritage. Ils ont remis au goût du jour des cantiques vieux de trois siècles mais toujours aussi forts comme A toi la gloire. Chapeau au solo de trompette dans ce morceau qui nous redonne le sourire le mati quand on s’est levé du pied gauche.

Abba Père du collectif Cieux ouverts, composé par Samuel Olivier

Un de mes chants favoris pour la force de son texte. Il affirme haut et fort l’amour adoptif et inconditionnel de Dieu pour ses enfants. Le compositeur que je connais bien, s’est inspiré du livre des Romains dans le Nouveau testament. J’aime beaucoup le vidéo-clip qui a été tourné dans le jardin du temple protestant de Saint-Germain en Laye.

Le déconfinement, c’est peut-être l’occasion pour vous de rompre la solitude, de rejoindre une communauté spirituelle ?

Je chanterai, Matt Marvane, Résistance, 2015

J’ai découvert Matt Marvane dans la librairie chrétienne où je travaille et j’ai eu la chance d’écouter un de ses concerts en petit comité dans un café des Halles et c’était un moment fort sympa.

Il est pasteur entre Lyon et Dijon et chante avec son épouse Sarah (elle a une chaîne Youtube avec des messages très intéressants). Il a sorti plusieurs albums comme Noirs et blancs en hommage à Martin Luther King, Résistance et bientôt un album hommage à Keith Green, un conducteur de louange américain disparu. J’écoute en boucle Je chanterai pour la puissance des paroles et ma petite fille aime bien le duo avec Paul Baloche, Heavenly Father en 2015.

Et vous quels sont les chants de louange qui vous portent ?

Blogs, podcasts et applications numériques

Les dix contenus du blog en avril

Les 10 contenus du blog Le bal littéraire des sardines en avril !

Ce mois-ci, bloguer a été une bonne alternative pour oublier le long mois de confinement que nous avons vécu.

Cela n’a pas été vraiment désagréable non plus puisqu’il y a eu des bonnes nouvelles, mon anniversaire, la joie de voir notre petite fille, la belle Fleur d’Oranger faire ses premiers pas sous nos yeux heureux et ébahis… Mais ce fut quand même long.

Un grand merci à vous lecteurs d’avoir été au rendez-vous en avril. Cet hiver, les blogs en général, connaissaient une chute de vues que ça soit les vidéos des chaînes Youtube ou les articles de blogs.

Le confinement nous a laissé du temps pour lire… et partager. Merci !

Voici dix contenus que j’ai eu beaucoup de bonheur à rédiger pour les partager avec vous !

Mes coups de coeur Netflix

Des séries Netflix coup de coeur : Self-made, Atypical, Grace and Frankie… et aussi une série sur la reconstruction personnelle : Virgin River...

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Un concours de marque-pages, mon tout premier pour mes cinq nouveaux abonnés ce mois-ci !

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Mes coups de cœur blogs : Le journal de crise des blouses blanches, Fabuleuses au foyer et les autres blogs du portail Regards protestants avec lequel je collabore depuis 2018 !

affichedefunesUn coup de gueule contre le snobisme en vous parlant de l’exposition Louis de Funès que j’ai très envie d’aller voir à la Cinémathèque quand sonnera le glas du confinement !

En avril, la même semaine que moi, c’était les 94 ans de la reine Elisabeth II, l’occasion d’un article pour rendre hommage à la richesse de la culture anglaise en vous présentant la box Kube Angleterre.

Ce mois-ci, le confinement m’a poussé à déborder de créativité, occuper mes mains et mon esprit en faisant du beau avec mes feutres, mes collages : j’ai lu l’Exode dans mes cahiers Moleskine en mode Bible journaling, j’ai trouvé l’inspiration artistique sur Instagram et dans les livres pour enfants…

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Droits réservés Alain Auderset pour le triptyque en haut

Enfin, même si nous sommes cantonnés à nos pâtés de maison, j’ai enfin pris le temps de vous raconter un beau voyage de trois jours à Barcelone et comment devenir touriste autrement !

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Carnets de voyages urbains

Un souvenir de Barcelone, être touriste autrement

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En ce moment, toute la famille est confinée au tour du pâté de maison quotidien et nous rêvons de notre prochaine escapade familiale quelque part en Europe. Hier midi, à table, mon chéri et moi nous nous remémorions notre fameux week-end de trois jours à Barcelone autour du 14 juillet 2015.

C’était la troisième ou quatrième fois que j’ y allais  mais cette fois-ci, nous n’avons pas privilégié les sites touristiques. Bien sûr, nous nous sommes approchés des monuments de Gaudi les plus connus comme la Casa Batllo, le parc Güell et le parc de la Sagrada Familia. Mais nous n’avons ni attendu, ni déboursé d’argent pour les visiter.

Quand, j’étais en classe de première, j’avais eu la grande chance de partir quatre jours en voyage scolaire à Barcelone chez l’habitante et on avait visité la ville de fond en comble, j’avais adoré ça. C’était en février et je vous conseille d’y aller à la fin de l’hiver car le 14 juillet, Barcelone c’est comme un DOM-TOM.

Mon chéri a eu l’idée lumineuse de réserver un hostel dans un immeuble très atypique  Carrer Ampel (il ne se plante jamais pour choisir un bon hôtel), en plein quartier gothique, à cinq minutes du métro aux pieds des ramblas, c’était on ne peut plus central.

Le premier jour, nous sommes allés à pied à la plage de la Barceloneta (comme dans l’Auberge espagnole). Il y avait du monde, c’était sympathique pour une plage aussi urbaine que celle-ci et surtout on s’est régalé avec une bonne glace parfum Oréo sur la plage. La jeune femme qui vendait les glaces nous a même dépanné d’un euro. Je les trouve gentils ces Catalans même quand on vient les coloniser de toute l’Europe.

Car c’est bien ce qui m’a marquée dans ce séjour : l’hyper tourisme qui menace les paysages et la cohésion sociale. L’immobilier flambe à Barcelone, rien n’est plus désagréable pour les locaux de voir leurs centre-villes vides et le son des valises de touristes qui résonnent dans les rues rejoindre leur AirBnb. Avec cette pandémie mondiale, il faudra réinventer notre manière de voyager, de prendre soin de notre environnement immédiat comme plus lointain.

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Droits réservés. Le palais idéal du facteur Cheval

Cela m’a fait un peu mal au cœur de voir le parc Güell autant pris d’assaut par le public et les tentatives de le protéger en faisant payer son entrée (pas sûr que cela marche). Donc, nous ne sommes pas entrés dans le saint des saints qui commence avec le banc le plus long du monde. Nous avons pris notre pique-nique sur les hauteurs du parc, mon endroit favori à Barcelone. Les murs de palmiers en pierre de Gaudi me rappellent beaucoup le palais idéal du facteur Cheval dans la Drôme.

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On a réalisé notre circuit Gaudi en déambulant Passeig de Gracia et les immeubles de  ses riches mécènes. La casa Batllo est unique au monde, j’étais contente de la voir en vrai. Cela méritait bien un selfie devant (pour l’originalité, on repassera).

Un jour, je vais écrire un mémoire d’histoire de l’art sur les villes Art nouveau en Europe : Budapest, Barcelone,Vienne parce que ça me bluffe cette frénésie artistique qui a bouleversé l’art en Europe en aussi peu de temps. Pour moi, Gaudi est un génie au même titre que Klimt en Europe centrale.

Pendant notre séjour, nous avons déambulé dans les petites rues du quartier gothique au hasard, sans guide touristique dans la poche. On est montés au dernier étage du Cortès Ingles, les Galeries Lafayette locales pour admirer la place de Catalogne en bas. On a bu des strawberry mojitos dans un bar à cocktails anglais très authentique, bu des excellentes sangrias en carafe dans un petit restaurant tout simple dans son jus en arrivant le soir après deux heures de retard de l’avion…

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Droits réservés Dunaeva Natalia

C’était sans doute mon carnet de voyages le plus décousu : aucune bonne adresse précise, ni noms de bars ou de restaurants à vous transmettre dans ce blog. Juste une envie de me souvenir d’un voyage à deux génial, coucher mes souvenirs ici dans mon blog pour rêver à d’autres latitudes quand nous pourrons voyager à nouveau… autrement.

Retrouvez ici d’autres articles sur le tourisme et mes derniers carnets de voyages !

Touriste, une BD qui questionne la mondialisation

Mes meilleurs spotlights dans la Drôme

Viens découvrir le plateau ardéchois

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois...

Bullet journal

Trouver l’inspiration artistique sur Instagram et dans les livres pour enfants

Dessiner est ma planche de salut durant ce confinement, ma meilleure manière de me relaxer. Je pestais beaucoup de manquer de temps les week-ends de manquer de temps pour utiliser ce que j’achète chez Sostrene Grene, Action ou Hema

Ce confinement est un épisode tellement inédit de nos vies pour son lot de désagréments mais c’est aussi une occasion unique de questionner ses aspirations les plus profondes, individuelles comme familiales, un luxe dans le chaos qui ne se représentera pas de sitôt.

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En avril, je me suis étonnée moi-même de me lancer dans des projets artistiques tout simples mais qui m’ont révélé toutes mes ressources créatives. Je me suis aperçue que je ne dessinais pas si mal même si j’ai renoncé à tout effort de perspective mais tant que ça fait réaliste, ce n’est pas si grave.

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Avec les bons outils (les bonnes teintes de feutres Lyra et Tombow qui apportent des effets aquarelle tout  fait satisfaisant), je me suis régalée à dessiner des cactus dans un désert de nuit ou encore faire dans le mini mini en réalisant l’intérieur domestique d’une souris dans un tronc d’arbre.

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Cette illustration géniale, je l’ai trouvée sur le compte Instagram du génial dessinateur Alain Auderset ! C’est un poster extrait d’un livre pour enfants Les aventures des souris des quatre saisons illustré par Jill Barklem, une auteure jeunesse anglaise dans les années 1980.

C’est volontairement désuet la décoration intérieure de cette chère Madame Souris. Et c’est ce qui m’a fait rêver pendant ce confinement ! Ce n’est pas le genre de livres pour enfants que j’aime d’ordinaire mais je me suis régalée à regarder tous les petits détails. Ces chers British ont un don particulier pour les maisons de poupées, c’est indéniable.

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Elle m’a tapée dans l’oeil car je suis en train de relire Rendez-vous dans la forêt 3 d’Alain Auderset en attendant la sortie du nouveau tome Rendez-vous dans la forêt, origine, prévu pour octobre. J’aime d’amour la couverture de ce livre qui me rappelle ma chère maison Klorofil chez mes grands-parents en Seine- maritime.

Avec ce confinement, on a besoin de se replonger dans les livres pour enfants renouer avec l’imaginaire, le merveilleux… Josiane Balasko lit des contes pour enfants chaque jour sur son compte Instagram, Claude Ponti et les auteurs de l’Ecole des loisirs proposent des activités pour les enfants et de courtes vidéos extraits de leurs albums.

C’est aussi le moment idéal pour enregistrer plein de visuels sympas sur Instagram et se lancer dans les collages d’emballages publicitaires, sortir ses plus belles perles pour broder… Je suis avec attention les comptes de Julie adore et Virginie Renault sur Insta… Cette dernière est une ancienne libraire qui réalise des broderies d’illustrations vraiment époustouflantes !

Et vous quels sont les comptes Instagram et les livres pour enfants qui vous inspirent ?

Retrouvez ici mes derniers articles pour tenir bon pendant ce confinement !

Exceller dans l’art du collage comme Braque ou Picasso

Ma meilleure routine pendant ce confinement : le Bible journaling

Garder le cap grâce aux DIY ! 

 

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Séries

Sur Netflix, Virgin river, source de reconstruction émotionnelle

Ajouter un titre (1)J’ai découvert une nouvelle série géniale sur Netflix. Dans son catalogue, il y a des films et des séries très trash, caricaturaux mais aussi des pépites comme Call the midwife, The crown, Charlie monte le son…

Virgin river est une série de qualité avec des défauts américains tout à fait acceptables, j’ai été emballée par cette série, engloutie en quelques jours. Bon, son titre est un peu nul et sans les bons conseils de mon amie Karine, je serais passée à coté.

C’est une véritable addiction quand vous commencez à regarder les premiers épisodes tant les portraits psychologiques des personnages sont passionnant et que la mise en scène est aussi efficace dans la gestion du suspens entre les épisodes. Il est rare que le thème de la reconstruction personnelle soit aussi bien abordé dans une série.

Le résumé : 

Mélinda, jeune sage-femme quitte LA et ses mauvais souvenirs pour un poste d’infirmière afin d’assister un médecin de campagne vieillissant à Virgin River, dans les montagnes de Californie. Le choc des cultures est rude entre la citadine et les habitants de cette petite ville où chacun s’entraide, cancane les uns sur les autres mais toujours pour leur bien hein ! Elle va pouvoir compter sur l’amitié de Jake, le patron du bar local, vétéran d’Irak, qui est lui aussi assailli par des flash-backs de son passé…

Mon avis :

virginriverCette série se repose beaucoup sur les deux personnages principaux, Mel et Jack, qui jouent vraiment très bien, comme l’ensemble des acteurs de cette série. Mention spéciale à l’actrice principale que je ne connaissais pas et qui est tout sauf une nunuche.

C’est une sage-femme aguerrie qui a en vu des vertes et des pas mûres à Los Angeles auprès des toxicos et en milieu humanitaire. Elle devra faire des choix éthiques pas évidents avec le médecin de la ville qui confronte souvent bien être des habitants de la ville avec les procédures officielles.

C’est d’ailleurs ce qui fait tout le sel de cette série : la vocation de soigner et de se retrouver malgré soi, médiateur de problématiques sociétales complexes. Dans cette série, le port des armes est monnaie courante tout comme le commerce de cannabis loin d’être prohibé. Les personnages de cette série sont constamment en situation d’insécurité, ils doivent se protéger eux-mêmes avec un fusil ou mettent leur santé en danger car ils n’ont pas d’assurance maladie.

J’aime beaucoup cette série très contemporaine qui raconte avec beaucoup de réalisme les enjeux de l’Amérique de Donald Trump. En regardant Virgin river, je ne peux m’empêcher de penser combien il est stupide de bousiller le travail de Barack Obama dans le domaine de la sécurité sociale.

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Cette série me rappelle aussi Grace et Frankie qui se déroule aussi en Californie mais on se rend compte de l’immense fossé entre les citadins sur les côtes du Pacifique et les habitants des zones montagneuses.

Pourtant, cette série réussit la prouesse de ne pas faire passer les habitants de Virgin River pour des péquenauds, même si quelques personnages sont bien lourdeaux. La maire de la ville, Hope m’exaspère particulièrement pour sa manie de mettre son nez dans les affaires des uns et des autres pour le bien de la communauté.

Dans un autre genre, la soeur très branchée de Mel, Joey est aussi maladroite dans sa bonne volonté. Sa manière de vouloir diriger la vie de sa sœur fait bien plus de bien que de mal. Elle va d’ailleurs s’avérer beaucoup plus malheureuse que sa sœur qui trace sa route malgré tout.

Ma note :

4/5 sardines

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Je vous recommande cette série qui traite avec finesse et tact des thématiques douloureuses comme le choc post-traumatique des soldats, le deuil d’un enfant, le syndrome du sauveur d’une grande sœur ou encore la culpabilité d’un sergent quand on est responsable de jeunes enrôlés…

L’auteure de ces romans adapté en série, Robyn Carr a voulu rendre hommage à l’une de ses amies proches qui est sage-femme. Il y a quelques lourdeurs comme le fait que Mélinda accumule beaucoup de malheurs : ça fait beaucoup pour une seule femme !. Vivement la saison 2 car comme de bien entendu le dernier épisode s’est terminé sur les chapeaux de roues !

Mes coups de coeur Netflix

 

D’autres séries Netflix à découvrir dans l’un de mes articles passionnés !

Self-made, Atypical, Grace and Frankie, mes trois coups de coeur Netflix

Charlie monte le son ou la préadolescence 2.0

On se connait bien avec la reine depuis les trois saisons de The crown.

 

 

Blogs, podcasts et applications numériques

5 blogs à découvrir sur le portail Regards protestants

Depuis janvier 2018, Regards protestants, le portail des médias protestants relaye mes articles de blog de manière très régulière à travers leur newsletter, leur page Facebook ou leur site tout simplement. Je profite de cet article pour les en remercier.

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J’y consulte des blogs aux contenus très variés comme Fabuleuses au foyer et sa géniale fondatrice Hélène Bonhomme, celui d’Antoine Nouis qui éclaire ma lanterne dans le domaine de la philosophie et de la théologie, les critiques de qualité séries et films de Jean-Luc Gadreau de Art spi’in, Protestant incorrect de Philippe Malidor et enfin Inspirations de Laurence Roux-Fouillet, sophrologue que je viens de découvrir.

Allez, je vous présente plus en détails chacun de ces cinq blogs très intéressants.  Je suis vraiment fan des blogs, je trouve qu’ils apportent un point de vue neuf et personnel qui m’attire tout particulièrement. En ce moment, je lis un blog formidable Journal de crise des blouses blanches du journal Le Monde, dont je vous parlais dans un précédent article.

Tout d’abord, Fabuleuses au foyer, le blog des mamans imparfaites et bien dans leurs baskets.

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Je connaissais les livres puisque leur éditeur est un de mes amis. J’ai adoré le site que je lis beaucoup plus régulièrement depuis que je suis maman. Mais on peut très bien y trouver son compte quand on est grande sœur, cousine investie ou même baby-sitter.
Grâce à ce blog, j’ai acquis un véritable cadeau libérateur des années avant d’avoir l’idée de former une famille. Le perfectionnisme sera lourdement banni de mon quotidien, à grands coups de balais car il essaie toujours de venir polluer nos pensées qu’on soit un homme ou une femme.
Coup de chapeau à sa fondatrice, Hélène Bonhomme qui sait faire rire et aider les mamans qui boivent la tasse à dire ouste aux diktats oppressants de la société occidentale actuelle. Coup de chapeau aux articles de Rebecca qui est psychologue, une vraie vigie en ces temps de confinement forcé. Ce blog te plaira même si tu n’es ni maman, ni mère au foyer !

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Ensuite, le blog d’Antoine Nouis, ma référence en théologie chrétienne. J’ai découvert la foi chrétienne grâce à ce pasteur réformé et sa famille quand j’avais sept ans. Si vous ne connaissez rien au protestantisme et à la foi chrétienne en général, ses livres sont faits pour vous. Mention spéciale à ses best-sellers Lettre à ma belle-fille catholique…, Lettre à mon gendre agnostique… qui répondent à des questionnements de bon nombre de familles.

Son blog propose toute une série d’articles sur la crise sanitaire que nous vivons ensemble et son sens sur le plan spirituel et psychologique. Il y parle de la peur qui réveille et de celle qui paralyse, de notre déni de se croire invulnérables. En novembre 2013, un de ses éditoriaux dans l’hebdomadaire Réforme m’avait vraiment encouragée dans ma foi quand il a rappelé la victoire de l’agneau, en citant un passage de l’Apocalypse.

La peur générée par les fake news nous tétanise alors ciblons les contenus qui nous redonnent courage et force !

J’aime bien aussi le blog cinéma de Jean-Luc Gadreau Art spi’in. C’est ma boussole des dernières pépites cinéma alors que j’ai beaucoup moins le temps d’aller me faire une toile depuis que je suis maman. Il est membre du jury œcuménique du festival de Cannes et l’auteur d’une talentueuse biographie d’ Aretha Franklin, Sister soul, éditions Ampelos. Son talent de biographe se ressent dans ses critiques cinéma. Il sait montrer la sensibilité psychologique d’un personnage de film ou d’une actrice. Un de ses articles les plus marquants rendait justice au talent de Renée Zellweger, actrice oscarisée cette année pour son rôle impressionnant de Judy Garland.

Grâce à Regards protestants, j’ai aussi découvert deux nouveaux blogs : Inspirations de Laurence Roux-Fouillet et Protestant incorrect de Philippe Malidor.

Laurence Roux- Fouillet réalise comme moi un bullet journal, elle a aussi fait une vidéo Youtube fort intéressante sur le vision board que je vous laisse découvrir. Son article sur les grands-mères d’aujourd’hui a vraiment trouvé écho en moi, comme les articles de Fabuleuses au foyer…

Enfin, Protestant incorrect est plutôt un blog d’opinion, un genre dont je pensais être assez réfractaire. En tant que libraires, nous avons recommandé son livre Camus face à Dieu à nos clients car c’est l’un des meilleurs essais de l’année selon moi. Alors, j’ai continué à lire ses écrits, lancée sur ma bonne impression. J’ai été favorablement impressionnée par son analyse juste et droite dans deux billets, deux polémiques au dessous de la ceinture : La question du consentement à travers l’affaire Matzneff,  La grave grivoiserie de Monsieur Griveaux,

Grandir avec Dieu comme conseiller d'orientation

Je rajoute aussi le blog de Joseph Gotte, un jeune chrétien engagé dans la communication et la publicité. Il a écrit un livre très engagé et puissant sur la manière de suivre Jésus aujourd’hui, vivre à contre-sens de cette culture contemporaine sans compromissions. J’ai chroniqué son livre (Vivre sa jeunesse autrement, éditions Première partie) à Noël, c’est mon grand coup de coeur à offrir aux ados, aux jeunes adultes et à leurs parents. Tout le monde y trouvera son compte !

Retrouvez ici les derniers contenus du blog :

Louis de Funès, meilleur remède contre la sinistrose

Journal de crise des blouses blanches , le blog de l’humanité retrouvée sur Le Monde

– Ma meilleure détente pendant le confinement : le Bible journaling

 

Blogs, podcasts et applications numériques

Un blog qui raconte l’humanité retrouvée

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Droits réservés Mathieu Persan

Lundi soir, le discours du président de la République m’a un peu ruiné mon sommeil. Bien consciente que confiner la population encore un mois était inévitable, j’ai réalisé qu’il n’y aurait pas de lendemains qui chantent en mai. Et vlan la réalité dans la tronche !

Cela ne sera pas mon meilleur article en termes d’analyse pertinente mais je voulais vous parler d’un blog qui me paraît essentiel en ce moment, sa lecture me donne force et courage. Alors j’ai voulu vous le partager.

Dès qu’un nouvel article paraît, je lis le journal de crise des blouses blanches dans Le Monde.  Ce blog donne la parole à des témoins qui ont les mains dans le cambouis et qui reviennent raconter leur combat quotidien contre la maladie dans leurs hôpitaux. Ils sont chefs de service, médecins réanimateurs, aides-soignantes, sage-femme, infirmière à domicile, psychologue du travail, infirmière en Ehpad… en région parisienne, à Bordeaux où il y a eu des arrivées de trains sanitaires:, dans les campagnes…

J’ai vraiment aimé le ressenti d’une médecin urgentiste qui a constaté une vraie solidarité entre les personnels hospitaliers. C’est ce à quoi je m’accroche en lisant ce blog, se concentrer sur les belles choses humaines sans tomber dans l’énervement, la râlerie, discipline tellement française qui nous plombe encore plus le moral en temps de grève ou de crise économique.

Quand c’est la bérézina, autant regarder le verre à moitié plein (je vous avais prévenu que cet article ne ferait pas dans la dentelle). J’ai eu la larme à l’ œil de lire le témoignage d’une jeune infirmière en maison de retraite. Elle a été encouragée par toute sa hiérarchie à apporter son ukulélé pour chanter aux personnes âgées leurs standards favoris, Charles Aznavour en tête.  Elle travaille dans un Ehpad à Rouen, peut être dans celui où ma grand-mère Annette a fini sa vie en 2011 ?

Le coronavirus révolutionne nos vies mais on peut le remercier de nous avoir secoué le coco pour botter les fesses à l’individualisme, d’avoir osé rallumer cette petite flamme d’humanité pour dire à un inconnu, prenez soin de vous ! Cela m’a fait du bien de le dire au gentil postier ganté et masqué qui est venu me livrer mon colis de livres pour enfants ce matin.

Le Monde, c’est le meilleur journal en France pour moi. Ses articles sont toujours d’une grande objectivité, assez neutres politiquement et très bien rédigés. C’est une mine d’or pour une ancienne étudiante en anthropologie comme moi , je me régale avec ce live quotidien.  Rappelons que les blogs du Monde ont été un support de départ aux Culottées de Pénélope Bagieu, carton éditorial à mi chemin entre biographie et BD, décliné en dessin animé pour les jeunes générations.

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Droits réservés Pénélope Bagieu

Dans un autre registre, grand merci à notre Jean-Jacques national pour sa reprise Ils sauvent des vies pour les soignants, il m’a mis la larme à l’oeil. J’aime bien aussi ce moment de fraternité le soir à 20 heures à nos fenêtres. Ma fille, elle applaudit à sa chaise haute ou dès qu’elle voit une fenêtre ouverte dans la maison, à tout moment de la journée.

Alors moi, j’aimerai dire un grand big up à mes copines Victoria, Rebecca et Marie qui travaillent en maison de retraite et en cabinet généraliste, à Laura et Nicolas, les enfants de notre nounou qui subissent les insultes des clients mal aimables dans les supermarchés…

 

Ile de France et Paris

De Funès, le meilleur remède contre la sinistrose

Cette exposition de la Cinémathèque consacrée à Louis de Funès, je l’attends de longue date. Elle avait fait polémique quand elle avait été annoncée et j’avais vraiment trouvé ça snob !

Déclarer que Louis de Funès était bien trop populaire pour la Cinémathèque française est une ânerie monumentale. Cela me rappelle le dédain de l’Académie des Césars pour les comédies qui, en plus de remplir les caisses, divertissent et réjouissent les spectateurs. On en a marre des propos rabat-joie de l’intelligentsia parisienne ! Place au rire !

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Louis de Funès est le grand gagnant de ce confinement, quarante ans après sa mort. Les chaînes de télévision le programment à fond pour permettre à ceux qui dépriment d’oublier pendant 90 minutes l’épidémie.

Si je ne le connaissais pas par cœur, j’aurais pu me laisser tenter de regarder Les aventures de Rabbi Jacob ce mardi à 14 heures sur France 2.

Dans cet article, je vous explique en quoi cette exposition est une bonne aubaine pour oublier très vite cette crise sanitaire quand sonnera l’heure bénie du déconfinement.

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Droits réservés Qhuit

Pour moi, comme Goscinny et Uderzo qui ont inventé le mythe Astérix, je considère Louis de Funès comme un trésor national de notre patrimoine culturel. J’emprunte d’ailleurs cette analyse très pertinente au rédacteur du dossier de presse de l’exposition qui a réalisé un travail exceptionnel.

Dans cette exposition, vous retrouverez de nombreux objets, des affiches de films à l’étranger, des maquettes de la Folie des grandeurs. Je me tiens encore les côtes d’avoir tellement ri de ce déguisement que porte le méchant Don Salluste en dame espagnole des Temps modernes.

Cette exposition ne met pas seulement de Funès à l’honneur, elle montre avec brio la qualité du travail de réalisation de Gérard Oury, l’un de mes réalisateurs favoris. Vladimir Cosma, Bourvil. Cela me donne bien envie de lire quelques biographies comme  celle du compositeur des musiques des films Vladimir Cosma, celle de Bourvil ou encore le livre Gérard Oury, mon père L’as des as de Danielle Thompson, éditions La Martinière, , 

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Ces deux génies du cinéma français ont connu une popularité transgénérationnelle dingue, même héréditaire puisque la fille de Gérard Oury, Danielle Thompson, scénariste de bon nombre de ses films a continué sur sa lancée : scénariste de La boum et réalisatrice hors-pair.

La rédaction de cette article me rend prolixe, tant mes souvenirs personnels fusent dans tous les sens. Les films de De Funès c’était notre récompense des jours fériés en mai avec mon frère. L’autorisation de se coucher tard pour se bidonner en famille devant une bonne comédie.

Même si on les connaît par cœur, on les reprogramme et on les regarde encore et encore. Les comédies de Gérard Oury et De Funès sont construites sur la force du gag.

Je connais par cœur la scène d’ouverture de La grande vadrouille quand Bourvil, peintre en bâtiment arrose de peinture un général nazi sans le vouloir. J’aime la chorégraphie de Rabbi Jacob, reprise par Valérie Lemercier aux Césars 2007 en hommage à Gérard Oury.

Je me souviens sans problème de la fameuse scène de poursuite dans un usine de plastique vert dans Les aventures de Rabbi Jacob. Le film L’aile ou la cuisse m’a sensibilisée de manière très efficace aux pièges de la malbouffe. Ce film, on l’a vu et revu avec ma maman et la scène d’usine où les poulets sont peints au pistolet m’avait marquée. Décidément, les comédies françaises des années 1960 se passaient souvent dans les usines…

Il faut dire qu’elles plaisent autant aux gens car elles montraient rapidement les évolutions économiques, sociales et culturelles du pays : l’urbanisation et l’industrialisation, l’évolution des mœurs, les conflits générationnels… Par ailleurs, elles ont aussi contribué à réconcilier le peuple français avec son Histoire, en traitant de l’Occupation avec légèreté en 1966.

Notons que les meilleures performances au box office du cinéma français ont été réalisées par des comédies : La grande vadrouille, Bienvenue chez les ch’tis, Intouchables… Je vous invite à assister aux conférences autour de cette exposition à la Cinémathèque, elles sont d’une grande richesse intellectuelle et culturelle.

On se rend  alors compte à quel point la comédie est un genre cinématographique très exigeant. A travers son dossier de presse, j’ai découvert toute une filiation de l’humour français révélée dans cette exposition.

Les héritiers directs de Louis de Funès et Gérard Oury furent bien évidemment la bande du Splendid avec Papy fait de la résistance, Les Bronzés… Mais Louis de Funès a aussi inspiré toute une génération de comiques de tous horizons : Jim Carrey, Alain Chabat, Dany Boon…

Et vous quels sont vos films favoris de Louis de Funès et Gérard Oury?

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