Blogs, podcasts et applications numériques

Dans les coulisses du bal littéraire des sardines

Pendant ce confinement, j’ai beaucoup développé mon blog à raison de dix articles mensuels (mon record) et je me suis régalée. Bloguer toutes les semaines m’apporte beaucoup quand la routine métro-boulot-dodo devient trop lassante et surtout je me suis rendue compte à quel point c’était un magnifique journal à souvenirs. Le bal littéraire des sardines est né en septembre 2017, l’année de mes trente ans.

Après deux précédents blogs, j’ai choisi le site WordPress, celle de bon nombre de blogs. Je l’ai choisie pour sa mise en page facile à utiliser et ses statistiques bien conçues. Je n’ai pas investi dans du matériel de montage vidéo comme les youtubeuses parce que je trouve cela long et fastidieux les vidéos.

J’admire beaucoup leur travail de mise en scène avec leurs bougies Yankee candle (partout, partout, partout sur Insta), leurs éclairages sophistiqués et leurs petits en-cas appétissants. Ce n’est pas mon truc, je trouve ça vraiment chronophage. Je suis même navrée des commentaires désobligeants adressés aux instagrameuses et blogueuses alors que ce sont de vraies laborieuses de contenus de qualité. Moi, mes posts et mes stores Instagram sont d’une telle banalité que je songe à m’en abstenir vu la compet’.

Peu de chances que je me mette à faire des vlogs dans une chaîne Youtube, ici dans ce blog, c’est l’écrit qui a le pouvoir. Ecrire un bon article deux fois par semaine, c’est mon kiff ! Cela renforce l’estime de soi quand on écrit une belle chronique d’un seul trait, de manière très fluide. Je m’auto-congratule face à une jolie tournure de phrase. Il faut me voir (ou pas) à mon bureau quand je me marre toute seule (hu hu hu quel trait d’esprit ma chère Margot). Un blog, c’est un miroir agréable où l’on choisit quel profil on veut montrer (je cherche à préserver l’anonymat de mon mari et de ma fille par exemple).

Plus qu’un espace d’écriture libre, je vois aussi mon blog comme un outil professionnel, complémentaire de mon métier de libraire. Je chronique des romans, des essais, des albums jeunesse, des séries Netflix, des expos, des chaînes Youtube de bullet journal, des bonnes adresses lifestyle…Ce sont des bulles d’oxgène, de véritables échappatoires face à ce flot terrible de mauvaises nouvelles à l’échelle mondiale.

J’y apporte aussi des articles qui parlent de ma foi en Jésus, le sel de ma vie, sans tomber dans la religion ou le prosélytisme. J’aime lire la Bible chaque matin en dessinant dans mes carnets Moleskine, l’Egypte de Moïse par exemple.

Les blogs sont loin d’être has-been et je cherche sans cesse à embellir le mien, proposer des contenus originaux et intelligents. Pour cela, j’ai organisé un calendrier éditorial pour planifier mes deux articles hebdomadaires, mes publications Facebook et Instagram, le relais de mes articles dans la newsletter de Regards protestants… Ce blog, c’est un peu une manière de réaliser mon rêve d’être journaliste- libraire.

Un futur article qui me botte sur ma nouvelle passion : la décoration d’intérieur

Ce blog va aussi prendre une tournure plus professionnelle dans les semaines qui viennent car je me lasse un peu de faire femme-sandwich pour vous vanter un livre, une série ou un bon resto (même si je ne touche pas de commission, marre de faire l’influenceuse à deux balles par moment).

Quand on écrit un blog ou qu’on en lit beaucoup pour s’inspirer, on a vite marre des swaps, des hauls et des unboxing qui tournent toujours un peu indirectement autour du consumérisme.

Il y a peu, je me suis passionnée pour une vidéo de Mariel du blog de Néroli. Elle fait beaucoup de tests de produits de beauté comme les affectionne mon amie Alix ! Mais c’est son expérience de somnambule qui m’a scotchée. J’ai trouvé ça très original comme contenu. Allez voir aussi ses vlogs de voyage, cette fille est un véritable guide touristique avec un mari très patient et coopératif, je trouve.

Moi, je vous raconterai mes aventures palpitantes : comment j’ai été libraire de Mona Lisa pendant trois ans en pleine saison touristique, mon expérience de stagiaire du tout neuf MUCEM de Marseille, quand j’ai vendu des tonnes de Pléiade à Noël dans une librairie de Saint-Etienne ou encore quand j’ai organisé la soirée des libraires d’un éditeur d’art prestigieux à Saint Germain-des- Près.

Ce blog est celui d’une libraire qui aime passionnément son métier !

Retrouvez d’autres articles où je parle de mon métier de libraire :

Le click and collect, le nouveau commerce moderne

L’heureuse invitée du dîner Kube mai 2019

#Paye ton auteur et En attendant Livre Paris.

Carnets de voyages urbains

Les galériens de la SNCF : un voyage Paris- Le Touquet rocambolesque

Je me réjouissais d’avance à vous écrire un beau carnet de voyages consacré au Touquet. C’est ma destination touristique la plus familière puisque mes grands-parents viennent de Montreuil sur mer. J’ai découvert Le Touquet grâce à ma grand-mère et surtout à ses cousins formidables qui nous ont invité une paire de fois dans leur belle maison dans la pinède près du golf. Ils nous ont sauvé la mise dimanche matin, d’un week-end qui s’annonçait catastrophique.

Car voyager avec un bébé de seize mois le premier week-end de vraie liberté dans les transports français était rocambolesque. Le trajet direct devait se faire en deux heures, il aura duré près de six heures avec escale de deux heures à Amiens. Heureusement la gare était proche du centre-ville avec un parc et nous avons eu le bonheur de nous approcher de la cathédrale.

Le centre-ville d’Amiens

Mais l’arrivée à Etaples a été la douche froide, pas de navettes pour Le Touquet situé à plus de sept kilomètres et aucunes indications de la SNCF. C’est bien simple depuis la gare du Nord, on s’est sentis vraiment abandonnés. Les contrôleurs dans le train pour Amiens nous ont aidé du mieux qu’ils pouvaient mais il est évident que le plan de dé-confinement à partir du 2 juin patinait dans la semoule.

Je suis surtout furieuse contre notre hôtel que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de publicité. La réception m’a assurée qu’il y avait des navettes vers le centre-ville (le gros gros bobard) et avait déjà prélevé mon argent trois jours auparavant. Impossible de pouvoir aller dans l’hôtel beaucoup plus central et moins cher que j’avais ensuite repéré sur le site de la SNCF. La loi des séries, je vous dis.

Un début de carnet de voyages à continuer une autre fois…

Heureusement, tels trois galériens déterminés, nous sommes partis à travers la pinède, poussette au vent (des rafales à plus de 170 kms/h) pour rejoindre le phare de la Canche. C’était joli mais totalement désert, on se serait cru en novembre alors que nous étions début juin. Ce fut beaucoup plus animé du coté de l’hôtel Westminster et du village Suisse.

Nous nous sommes régalés à la crêperie Le Touq’crèpes, 15 avenue du Verger pour son accueil très chaleureux, sa décoration moderne et agréable et surtout ses crêpes succulentes. Mon cher et tendre a pris une crêpe façon Tatin, moi une crêpe avec du lemon curd maison accompagnée par une bolée de cidre brut. Ce n’était pas donné 10 € et 6 € les crêpes, mais vu nos mésaventures de la journée, nous nous sommes dit que nous les avions bien méritées. C’était la première fois que nous retournions au restaurant depuis début mars, ça se fêtait.

Il ne faut pas se fier au plan du Touquet, c’est une petite ville beaucoup plus étendue qu’il n’y parait. Elle compte 4500 habitants à l’année et plus de 250 000 l’été. C’est de loin ma station balnéaire favorite pour la richesse de sa vie culturelle : des festivals de musique, une médiathèque, un musée. Et j’avais vraiment envie d’y faire du shopping, pour retrouver un autre superbe poisson en céramique que j’avais acheté dans le centre-ville. J’espère que les trains et les navettes vont rapidement se mettre à la page car Le Touquet est une très belle destination touristique.

Je garde le meilleur pour la fin : la plage. C’est selon moi la plus belle du Nord de la France, un véritable balcon sur la Manche. Pas un seul déchet plastique, que de l’émerveillement. Après plus de cinquante jours de confinement, même si je galère encore, je reviendrai (avec mes inséparables) au Touquet parmi les miens dans le Pas-de-Calais.

Cinq bonnes raisons de partir un week-end au Touquet :

– C’est tout proche (normalement !) privilégiez plutôt un départ le vendredi soir pour profiter pleinement.

– C’est pas très cher (heureusement vu la rallonge du trajet !) : nous avons profité de billets à 30€ aller/retour par personne grâce à la politique de prix cassés pratiquée par la région des Hauts de France qu’il faut saluer. Depuis de nombreuses années, cette région permet à tous de rejoindre les plages sans casser sa tirelire.

– pour la beauté de ses plages de sable fin grandioses. C’est la perle du Nord de la France.

– la beauté architecturale de ses villas. J’aime parcourir en vélo les petits chemins qui mènent vers le golf dans la pinède. Je me verrais bien vivre à l’année la-bas moi !

– de quoi se régaler avec les fruits de mer du marché aux poissons d’Etaples, ramener des gaufres Rita et une délicieuse tarte aux papins, qui me rappelle les personnes que j’aimais tant.

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage regroupés sur cette page !

Deauville et Le Touquet pour un week-end post caniculaire

Trois jours à Marseille en avril

Mon top 5 des parcs et jardins en Europe !

Un week-end de mariage en Rhône- Alpes : Lyon et Méaudre

Séries

Never have I ever, une série Netflix bien meilleure qu’il n’y paraît.

Copyright Lara Solanki/Netflix

Il ne faut jamais se fier aux bandes-annonces racoleuses de Netflix. C’est prendre le risque de passer à coté d’une jolie série, drôle et émouvante : Never Have I Ever ou Mes premières fois. Comme toujours, le titre est bien meilleur en anglais qu’en français mais Mes premières fois vaut le détour. La preuve, je vous en parle ici et croyez moi je suis intraitable si une série est nulle.

Le résumé :

Devi est une adolescente indo-américaine de quinze ans qui vit en Californie avec sa mère médecin et sa cousine, une Indienne très traditionnelle. Elle suscite la pitié de ses camarades de classe à cause de la mort de son père, foudroyé par une crise cardiaque pendant un concert de fin d’année. Ce traumatisme l’a paralysée de longs mois autant physiquement que moralement. Une psychologue noire la suit en thérapie pour lui permettre de se construire individuellement en dehors du contrôle de sa mère très cassante. Une voix-off (la voix nasillarde de John MacEnroe, allez savoir pourquoi) raconte ses aventures au lycée au fil d’une dizaine d’épisodes qui parlent tous de l’amitié au lycée.

Copyright FR_tmdb

Mon avis :

Les deux-trois premiers épisodes ne font pas dans la dentelle, je vous l’accorde. On se demande si Devi et ses copines vont bientôt gagner en profondeur car leur quête de coucher pour être populaires dans les couloirs du lycée me navre profondément.

Mais hourra, cela décolle vite grâce aux seconds rôles : la maman indienne ultra-stricte qui me fait rire dans sa folie furieuse, Ben, l’intello tête à claques qui donne une vraie profondeur à l’histoire et enfin Paxton, le beau gosse cancre qui va se révéler beaucoup plus sensible et authentique que son profil Instagram ne l’indique. Car Mes premières fois est une série ultra contemporaine où les relations de lycéens se déroulent très vite sur les réseaux sociaux. Une vidéo virale de Devi alcoolisée se faisant mordre par un coyote dans une fête la propulse rapidement reine du lycée alors qu’elle était une grosse ringarde avec ses deux copines.

Copyright Lara Solanki/Netflix

J’ai trouvé quelques similitudes avec la série Atypical qui raconte la construction identitaire d’un lycéen autiste. Devi est le pendant féminin de Zahid, le meilleur ami de Sam. Zahid n’est pas autiste, il est complètement barré et déluré comme Devi. C’est rare de voir un tel personnage de lycéenne dans une série : elle pique des crises contre ses copines et sa maman, elle jure et casse des trucs. La seule qui arrive à la canaliser est sa thérapeute contre qui elle peut être une adolescente normale alors que sa mère essaie de la brider.

ATYPICAL

Devi est une enfant inter-culturelle même si ses deux parents sont indiens et s’inquiètent à l’idée qu’elle pourrait renier sa propre culture en grandissant. J’ai bien aimé que cette série inclut des séances de thérapie psychologique comme dans Atypical.Cela aide surement des lycéens à accepter l’idée qu’on a le droit d’aller mal et de consulter.

Parce que le lycée de Devi et ses copains, c’est vraiment un théâtre mondain assez intraitable : tous les jours, tu peux risquer de passer pour un boloss en un rien de temps. Même les beaux gosses comme Paxton souffrent et veulent maîtriser leur réputation à la moindre storie Insta. Il reproche d’ailleurs à Devi de se servir de lui pour se vanter. Il a un petit air attendrissant de Robert Pattinson (vu qu’il est à moitié japonais, il faut avoir de l’imagination pour me suivre sur ce coup-là !) et j’ai bien aimé le parti-pris de la scénariste de faire passer le message qu’être un don juan c’est aussi une tannée !

Copyright Lara Solanki/Netflix

Cette série a été écrite par une jeune femme : Mindy Kalling, actrice et scénariste dans le vent en ce moment. Elle a joué avec Emma Thompson récemment dans Late night . Même si son scénario s’étoffe au fil des épisodes, je déplore tout de même ses dialogues un peu caricaturaux. J’ai même trouvé cette série sexiste dans les discours des trois lycéennes : Devi, Fabiola et Eleanor. La manière dont elles veulent se débarrasser de leur virginité me navre autant que leur passion pour la plastique de Paxton sans se soucier si ce garçon est passionnant, drôle ou intelligent. Tant qu’il a de beaux abdos, ça leur va. Au secours !

Copyright FR_tmdb

Heureusement, cela ne va pas du tout se passer selon leurs plans tellement superficiels. Cette Devi on l’aime encore plus quand elle se ridiculise ou quand elle pète un câble comme dans cette magnifique scène de simulation de l’ONU pour petits intellos qui représentent virtuellement des diplomates de Russie, Etats-Unis, Belgique ou Guinée équatoriale pour Devi. C’est vraiment tordant, il n’ y a que les lycées américains pour organiser de pareilles blagues où l’on se prend autant au sérieux. Je ne serai même pas étonnée que cela existe vraiment.

Ma note :

5/5 sardines

Je vous recommande donc cette série à laquelle j’attribue volontiers cinq sardines pour le jeu des acteurs, la richesse des dialogues même s’ils sont un peu caricaturaux les premiers épisodes et surtout la profondeur psychologique des thèmes traités : le deuil, l’identité, la relation mère-fille, le fossé culturel entre parents et enfants.

Mes premières fois n’est pas aussi finaud qu’ Atypical mais c’est une jolie série drôle et émouvante. J’attends avec impatience la saison 2.

D’autres séries Netflix chroniquées dans ce blog :

Charlie monte le son ou la pré-adolescence 2.0

– Virgin river, l’histoire d’une reconstruction personnelle

– Self made, Atypical, Grace and Frankie, mes coups de cœur séries du printemps

Blogs, podcasts et applications numériques

Les articles du blog au mois de mai

Chers lecteurs du blog,

J’espère que le dé-confinement s’est fait en douceur et avec bonheur pour vous. Pour moi, même si j’étais très contente de retrouver clients et collègues de la librairie, j’ai eu un peu le cafard de tous ces gestes barrières contraignants mais indispensables dans les transports ou dans les magasins.

Heureusement, j’ai pu trouver un vrai réconfort dans la lecture, le dessin ou encore la décoration. Je vous fait part de mes articles publiés ce mois-ci ! Il y a des nouveaux domaines que j’ai envie d’approfondir avec vous dans ce blog comme l’architecture, la décoration d’intérieur ou encore la maternité…

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Le charme des maisons de ville
Une nouvelle rubrique dans le blog consacrée à la décoration
Mon challenge collages de mai !

Bullet journal

J’ai réussi mon challenge collages lancé par Julie adore !

Quand j’étais encore confinée début mai, je me suis lancée dans un beau challenge, car je suis passionnée par les collages depuis que je suis petite. J’ai chroniqué dans ce blog le génial livre de Julie adore : Collage créatif, édité par Eyrolles et ce challenge qui mêle collages et bullet journal me faisait de l’œil alors je me suis lancée.

J’ai donc découpé trente et un petits carrés dans du papier Canson de 5 x 5 cm. J’avais aussi tracé une grille pour les coller dedans sur une double page de mon bullet journal de format A4.

J’avoue, j’ai triché un peu en prenant de l’avance sur un ou deux jours car sinon j’ai été vite prise de court. C’est un challenge assez passionnant mais qui demande de l’imagination et de l’originalité pour que cela soit harmonieux entre les cases, que les visuels choisis aient du sens et que ça soit beau une fois fini !

1er mai : une étiquette de levure Alsa dans ma cuisine.

2 mai : Une photographie de montgolfières en Birmanie prise par un lecteur de 20 minutes

3 mai : Un aperçu d’une exposition de broderie contemporaine dans un musée trouvée dans Stylist

4 mai : Un de mes dessins de montagnes, trouvé sur le blog de Lou Lacoste

5 mai : Un dessin d’écailles de carpes koi, inspiré par le plan with me du mois d’avril des astuces de Margaux.

6 mai : Un de mes dessins autour d’une étiquette de bananes venues des Antilles.

7 mai : Des poissons que j’avais envie de découper longtemps dans du Canson sur un emballage doré de biscuit au chocolat.

8 mai : un faux sceau totalement inventé dans un papier de chez Action pour fêter l’armistice.

9 mai : Un emballage de sardines au chocolat de la Trinitaine, ramené de Trouville, que je voulais utiliser depuis longtemps dans un collage. C’est fait !

10 mai : Un morceau d’un papier cadeau de Murano, près de Venise offert par ma chère complice Mapu picchu. Je voulais l’utiliser pour le décor d’une robe de poupée russe mais pas assez de matière.

11 mai : Une illustration unique pour un jour historique : le dé-confinement en France. C’était le visuel parfait pour cette journée assez déstabilisante pour une vendeuse en librairie comme moi. Je l’ai trouvé dans 20 minutes.

12 mai : Une poupée russe pour customiser un vêtement mais jamais servie, trouvée chez Action.

13 mai : Mes plus beaux stickers, tellement bien illustrés trouvés chez Hema. Sur Instagram, ils ont inspirés d’autres bullet journaux visiblement.

14 mai : Un mur orangé, la décoration de rêve pour ma future terrasse dans le Sud de la France avec ma petite famille (un jour peu-être).

15 mai : Des illustrations trop géniales de Anne Montel, issues d’une sélection de livres pour enfants des bibliothèques de la ville de Paris. Cela me rappellait mes vieux numéros de Toboggan quand j’avais quatre ans.

16 mai : Un timbre de tigre de la Poste française reçu à la librairie.

17 mai : Deux détails d’un portfolio consacré à Klimt : des motifs du tableau Danaé.

18 mai : Papier cadeau en souvenir d’un cadeau de la Saint-Valentin, offert par mon amoureux.

19 mai : Un bout de couronne de galette des rois. J’ai fait les fonds de tiroirs pour cette case et cette fleur de lys me paraissait bien graphique.

20 mai : Un bout de l’affiche d’une exposition à l’Institut du monde arabe. Hommage à OSS 117 : Le Caire, nid d’espions.

21 mai : Un carré d’un jeu organisé par Gwen pour notre mariage.

22 mai : Un bout d’un tract de Giverny et la maison de Claude Monet, soigneusement déchiré par ma petite fille.

23 mai : Un carré d’une frise, trouvée dans un magazine de DIY, acheté pendant le confinement.

24 mai : Un papier peint déco qui m’a plu.

25 mai : Une publicité d’une collection du BHV dédiée à Marseille

26 mai : Un papier peint décoratif qui trahit mon envie de verdure

27 mai : Un dessin de poire du livre de Julie adore

28 mai : Un coloriage en noir et blanc, envoyé par ma mère. V comme voyage car nous pouvons circuler au delà de 100 kilomètres de chez nous ! Youhou hou, cris de joie intenses !

29 mai : Détail d’une assiette dans un magazine de décoration

30 mai : Mon papier cadeau fétiche acheté au BHV il y a longtemps.

31 mai : On termine le mois avec mes cactus dessinés au feutre.

Mes précédents articles créatifs :

– Exceller dans l’art du collage grâce au livre de Julie adore

– Trouver l’inspiration dans les livres pour enfants

Intégrer des planches de styles dans son bullet journal en vue d’un achat immobilier

Bullet journal

Intégrer des planches de styles dans son bullet journal en vue d’un achat immobilier

Cet été, nous quittons la porte de Bagnolet pour un chouette appartement de 20 m² plus grand à Fontenay sous Bois. Pendant le confinement, nous nous sommes régalés avec mon chéri à regarder ensemble des épisodes de Maison à vendre sur M6 pour découvrir les dernières tendances dans le domaine de la décoration.

Sophie Ferjani et Stéphane Plaza – Droits réservés M6

Mais nous nous sommes rapidement aperçus que notre démarche décorative était totalement inverse à celle du home-staging (rénover à petit prix un intérieur dans le but de provoquer une vente rapidement). Pour plaire au plus grand nombre et conquérir un acheteur, les décoratrices d’intérieur Emmanuelle Rivassoux et Sophie Ferjani dépersonnalisent au maximum les intérieurs. A force, leurs projets ressemblent de plus en plus à des chambres d’hôtels ou à des pages de magazines déco. C’est très joli mais cela ne montre aucunement la personnalité de ses occupants puisqu’ils veulent partir.

D’ailleurs, à la longue je trouve ça un peu lourdingue les vannes sur les intérieurs désuets des gens, c’est même très vexant. Je préfère regarder les vidéos encourageantes de Cathy Brois, architecte d’intérieur à Angers qui tient un blog Escale design.

L’usine Clément Faugier à Privas,
près de chez ma mamie

J’ai découvert que la décoration de son intérieur en révélait beaucoup sur nous-même grâce à ses conseils.

Je vais donc choisir des objets qui appellent des souvenirs, d’ici ou d’ailleurs , d’hier et d’aujourd’hui : la machine à écrire Hermès toute verte héritée de mon grand-père assureur à Dieppe, mon affiche ancienne du Paris 1900 achetée il y a bien longtemps à la librairie du musée du Louvre où je travaillais, mes bocaux Weck offerts par Daily Pic à Valence, mes boites en fer Gaufres Rita et Clément Faugier

J’ai aussi envie de m’acheter des verres colorés chez Sostrene Grene et pourquoi pas une dame Jeanne…

Pour les meubles, j’aime la récupération de meubles anciens, fidèle à mon goût pour le vintage. J’aimerai trouver mon bonheur chez Emmaüs dans un système de mix and match : de l’ancien et du moderne. Avant le confinement, je n’étais pas écolo plus que ça mais depuis que nous avons un enfant, je trouve de moins en moins intéressant d’acheter une poussette neuve, des meubles neufs… et surtout faire travailler Emmaüs, ça ça a du sens en ce moment !

Droits réservés. Rhinov

Grâce au site de décoration en ligne, Rhinov, j’ai découvert que j’aimais deux styles : le style Art déco et le style Vintage. Chez moi, pas de place pour le style scandinave, ni le style industriel. A force de les voir partout, j’ai une aversion pour les carreaux de ciment et les verrières.

Droits réservés. Rhinov

C’est la vue sur un lotissement en meulières depuis notre balcon qui a déclenché notre achat. J’ai envie de faire une décoration dedans-dehors avec une belle place à la végétation. On a souffert du manque de nature pendant ce confinement !

Alors je me suis lancée à faire des planches de styles moi même dans mon bullet journal pendant ce confinement. Nul besoin d’être Le Corbusier (je suis même bien fâchée avec les perspectives), il suffit de découper dans des catalogues de décoration (Ikéa, Leroy Merlin, Castorama, Maisons du monde…) ce que vous révériez d’acheter pour un coin lecture, chiller sur votre balcon avec un bon cocktail, avoir un dressing de rêve…

Voici un petit aperçu de ma nouvelle passion : la décoration ! J’ai hâte de vous en reparler dans un prochain article !

Retrouvez d’autres articles sur mes DIY spécial décoration :

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

Mes challenges DIY en 2018

Garder le cap grâce aux DIY

Ile de France et Paris

Dé-confiner tout doucement du côté du bois de Vincennes…

Pour ce premier week-end déconfiné, nous avons pris le bus 86 en famille pour aller au lac de Saint-Mandé, comme le bois de Vincennes était ouvert aux Parisiens en mal de verdure. Ce n’est pas un parc très grand mais avec son lac verdoyant et ses canards sauvages, il a bien fait le job. Nous le connaissions pas et c’était une belle découverte.

Ensuite, nous sommes partis à la découverte des belles maisons de ville en meulière de Vincennes. Depuis que j’ai vu le film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain où elle kidnappe un nain de jardin dans la jolie villa de son père à Enghien, je me passionne pour la meulière.

C’est une roche assez recherchée pour son isolation, typique des belles villas d’ Ile de France entre les années 1860 à 1930. Les maisons Art Nouveau combinaient la meulière avec le fer forgé des balcons, la céramique et la faïence. Ce sont des biens particulièrement recherchés sur le marché immobilier.

En rejoignant le château de Vincennes pour reprendre le métro, nous nous sommes reposés sur un banc vraiment confortable. Je suis assez atterrée de voir à quel point la ville de Paris nous prive de plus en plus des bancs dans le 20eme arrondissement. Je m’en suis vraiment rendue compte pendant ce confinement avec ma petite zouzou de quinze mois. Le mobilier urbain a de l’importance pour ses habitants et c’est honteux de vouloir les enlever pour supprimer les sans-abris du paysage.

J’ai vu les choses en grand pour cet article : vous proposer des tonnes d’idées de balades dans des châteaux, des lieux pas possibles par dizaine… et puis je me suis bien calmée. Le dé-confinement ça ne se fait pas n’importe comment, zone rouge oblige. Nous avons été parqués à un kilomètre de chez nous pendant deux mois, il faut y aller doucement, se réhabituer à la foule, s’adapter aux gestes barrières dans le métro.

Alors, on flâne en ville dans le Val de Marne, notre prochain chez-nous à partir de cet été. Dimanche, nous étions à Joinville- le pont et nous nous sommes régalés en bords de Marne. Cela me donne bien envie d’aller faire une ballade Art déco pour en apprendre plus sur ces belles villas.

Plus tard, en juin nous irons du côté du lac d’ Enghien-les bains, l’observatoire de Meudon, le château de Saint-Germain en Laye, et peut-être même prendre un billet de train pour aller voir les falaises de Dieppe mais tout doucement car le printemps a été rude pour tous !

Retrouvez sur ce blog mes derniers bons plans et bonnes adresses :

Mon top 5 des parcs et jardins en Europe

Le café Joyeux, un coffee-shop qui a du sens

Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais

Blogs, podcasts et applications numériques

J’ai testé l’imprimante thermique P1 de Paper rang et voici mon avis

Je suis une grande spectatrice des vidéos You tube de la graphiste belge Lou Lacoste. Je trouve que ses dessins d’animaux dans son dernier défi Inktober étaient vraiment époustouflants. Ses dessins inspirent bien souvent mon bullet journal. Je vous en montre ici quelques uns.

Pour mon anniversaire en avril (je ne dirais pas mon âge, trente ans et deux trois brouettes) , je me suis lancée dans l’achat d’une imprimante thermique Paper rang sur ses conseils. Enfin, si j’avais écouté ses conseils jusqu’au bout de la vidéo, j’aurai acheté la Phomémo, pour son usine à modèles beaucoup plus riche. Achat compulsif quand tu nous tient !

Attention dans cet article, les points négatifs sont nombreux. Mais je commence à trouver quelques attraits à cette petite imprimante en me creusant bien la tête.

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Droits réservés Amazon

Je l’ai achetée parce que je commence à me perfectionner vitesse grand V dans le domaine du bullet journal. Je me suis épatée moi-même pendant ce confinement. Je l’ai achetée dans l’optique de me créer des planches de déco pour notre futur appartement avec mes coups de cœur repérés sur Instagram. Si quelqu’un sait comment imprimer ses épingles Instagram avec cette imprimante, je suis preneuse !

Je l’ai aussi achetée car je suis vendeuse en librairie et cette technologie géniale sur du ticket de caisse, sans cartouche d’encre, reliée par Bluetooth m’intriguait beaucoup. Grande est ma déception de m’apercevoir que ça donne des images très pixellisées de nos photographies familiales, ou que je dois pour l’instant me restreindre à des coloriages en noir et blanc.

Je caricature à fond, depuis j’ai trouvé une banque d’images providentielle sur l’application mais cela va me challenger dans mes recherches créatives. Avec Paper rang, on ne peut pas faire ce qu’on veut, il faut savoir se creuser la tête.

Je ne regrette pas mon achat non plus parce que je vais me servir de cet outil tout de même. Mais avec cet article, je tiens à vous signaler quelques éléments qui peuvent décevoir. J’ai reçu mon colis un mois après l’avoir commandé et je regrette d’avoir fait le jeu de la mondialisation puisqu’il vient de Chine.

J’ai été bien irritée par leurs mailings intempestifs avec promotions à gogo. J’ai acheté le premier modèle de cette imprimante 66€ avec un code promo à 10%, elle coûte au prix fort 129€ mais je n’aurais pas déboursé cette somme pour ce cadeau.

Pour terminer cet article sur une note positive, je vous recommande de prendre votre temps pour choisir votre imprimante thermique en fonction de l’usine à modèles qu’elle propose !

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Droits réservés Lou Lacoste

 

Biographies et autobiographies

Faire fortune en magnifiant la femme : le parcours gagnant d’Helena Rubinstein

Faire fortune en magnifiant la femme

A la fin du confinement, il me fallait des livres gros comme des pavés pour oublier les gestes barrières indispensables mais contraignants ainsi que l’ambiance surréaliste dans le métro. Je me suis donc plongée dans les livres et je me suis constituée une pile à lire comme trousse de secours pour vivre cette épreuve morale du dé-confinement.

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Cette biographie, je la recommande souvent aux lecteurs de la Kube car elle présente plusieurs avantages : bien écrite, elle raconte la vie d’une femme célèbre, qui a fait fortune comme femme d’affaires dans un monde d’hommes.

Helena Rubinstein aurait pu être une Culottée de Pénélope Bagieu dans son recueil de biographies de femmes en BD. Je note qu’une majorité de lectrices de la Kube recherche des biographies de femmes pour se prouver que c’est possible de briser le plafond de verre, de rêver qu’un jour,elles auront un salaire équivalent, à compétences et charge de travail équivalentes.

Pour la petite histoire, quand je suis arrivée à Paris il y a quinze ans, une fois mon bac en poche, j’ai vécu dans un super foyer international La Vigie sur l’île Saint-Louis. Quand je l’ai visité, j’ai su que certaines femmes d’affaires mondialement connues comme Helena Rubinstein ou Estée Lauder étaient tellement riches qu’elles avaient des appartements de fou avec terrasses gigantesques, quai de Béthune, l’une des plus belles adresses au monde. Cela m’a bien encouragée.

Si vous avez loupé comme moi la géniale rétrospective qui lui était consacrée au MAHJ, cette biographie vous permettra de faire connaissance avec ce monstre de l’industrie cosmétique, mécène des plus grandes avants-gardes artistiques. Ce livre écrit par Michèle Fitoussi est un portrait juste et authentique d’une femme très douée pour les affaires mais épouvantable avec son personnel. C’est tout sauf une hagiographie du personnage et c’est une qualité que j’apprécie beaucoup dans le domaine des biographies.

C’est un livre passionnant qui montre le développement de l’industrie des cosmétiques en Occident de Melbourne à Tel-Aviv en passant par Londres, Paris et New-York. Helena Rubinstein a aussi marqué de son nom prestigieux l’histoire de l’art par son mécénat exceptionnel et incontournable.

J’aime beaucoup les rétrospectives du MAHJ consacrées à un artiste juif comme celle de René Goscinny en 2018, sujet d’un article dans ce blog bien évidemment.

Helena Rubinstein a un parcours un peu similaire à celui de Madam CJ Walker, mise en lumière par la série à succès Self-made sur Netflix.

Retrouvez d’autres chroniques de biographies sur mon blog :

– Zidane en lettres d’or

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Romans

Changer l’eau des fleurs, garde-cimetière c’est romanesque !

Garde-cimetièreL’année 2020 a commencé pour moi avec un enterrement : celui de mon arrière-tante bien aimée, Julienne. Je l’ai raconté dans un article qui était vivant d’après ceux qui l’ont apprécié. Un grand merci à tous pour vos très gentils commentaires, d’ailleurs.

Je suis en train de lire Changer l’eau des fleurs, un roman qui raconte la vie de Violette, une garde-cimetière, dans une petite ville près de Mâcon. C’est vivant et drôle, bien écrit aussi, tout ce qui me fallait pour prendre le métro lundi, affronter les bizarreries sociales du dé-confinement. Ce n’est pas le corona qui va me voler mon rituel agréable de lire dans le métro avant d’aller travailler.

En termes de littérature française surtout et même de littérature tout court, je deviens vraiment de plus en plus sélective. Pour cela, je lis les blogs, principalement celui de Fiona, My pretty books ou alors je feuillette les extraits sur Babelio. Il faut vraiment que le sujet m’intéresse et que les personnages fassent le poids sinon j’abandonne ma lecture au bout de vingt-pages.

Ce roman, je l’ai découvert grâce à Bulle Dop dans ses chroniques vidéo pour C’est au programme sur France 2. Je trouve que l’éditeur lui a fait un bel hommage bien mérité en la citant en premier dans les critiques littéraires de quatrième de couverture. Les booktubeurs sont les nouveaux critiques littéraires 2.0 et je m’en réjouis, vu le travail de dingue qu’ils fournissent par passion de la lecture.

Chapeau bas à Bulle dop, ancienne libraire et formatrice hors-pair en bullet journal, qui a réussi plusieurs coups dans le milieu littéraire dernièrement : #Paye ton auteur avec Samantha Bailly pour dénoncer le bénévolat forcé des conférenciers lors de Livre Paris 2018 ou encore le Bibliothon, douze heures de live sur Instagram pour soutenir le livre et l’édition pendant cette pandémie.

Bon, revenons-en au roman : Changer l’eau des fleurs. Je me méfie de plus en plus des romans feel-good. C’est de plus en plus mauvais et formaté.

changereaufleurs

Même s’il en emploie les codes : une intrigue autour d’un métier de proximité qui crée du lien social entre les gens, une femme qui va retrouver un sens à sa vie comme héroïne … ce n’est pas tout à fait un roman feel-good. C’est bien écrit, les portraits psychologiques des personnages principaux ou secondaires sont passionnants, c’est sûr, j’irai au bout de cette lecture !

Le résumé :

Violette est garde-cimetière dans une petite ville de province près de Chalons sur Saône . Son mari est parti sans crier gare et on ne peut pas dire qu’elle le regrette. Enfant née sous X, elle n’a pas été épargnée par la vie ballottée de famille d’accueil en famille d’accueil, mal mariée sous les commentaires cons de sa belle-mère. Son soleil lui est venu de sa maternité et de son appétit pour la lecture qu’ elle a conquis en autodidacte avec la méthode Boscher en même temps que sa petite fille. Comme dirait ma grand-mère Annette, Violette est une femme qui en a dans le sac question force de caractère. Ce roman raconte sa renaissance personnelle provoquée par la rencontre d’un commissaire marseillais en deuil…

Mon avis :

J’écris cette chronique volontairement sans avoir fini le livre, il me reste une dizaine de pages à lire et l’intrigue n’est pas encore dévoilée. Ce roman est déroutant, tout sauf plan-plan. Mon résumé de ce livre ne raconte que 5% de l’intrigue de ce pavé de 600 pages et des brouettes.

Valérie Perrin a trouvé son sujet : la mort et les vivants qui lui rendent visite dans les cimetières. Elle rend hommage aux héros de la pandémie actuelle qui accompagne les gens dans leur processus de deuil. C’est un beau livre qui montre la solidarité, l’esprit de famille entre Violette, la garde-cimetière, le père Cédric, les fossoyeurs et les employés des pompes funèbres. Ils s’épaulent dans le travail mais aussi dans la vie et c’est le plus beau à lire.

Ensuite, j’ai aimé les passages où Violette entrevoit un changement de vie quand elle vadrouille à un mariage avec son amoureux Julien et son fils Nathan. C’est un commissaire marseillais, elle passe tous ses étés dans un cabanon à Sormiou. J’espère qu’ils vont finir ensemble ces deux-là.

Voici pour la galerie des personnages lumineux que j’ai aimé, parce qu’il y a aussi une collection d’affreux : Philippe Toussaint sous l’emprise de sa mère, une femme pleine d’aigreur qui rebaptise sa petite-fille et empoisonne son monde par son emprise et son ingérence, Geneviève Magnan et son mari buveur et cogneur… Ils sont à la fois pervers, malheureux, manipulateurs et tristes. Leur langage est aussi cru que leurs manières. Ce roman est très cru, je ne le mettrai pas dans les mains de jeunes ados ou adultes qui croient en l’amour.

Valérie Perrin a bien fait d’intituler son roman Changer l’eau des fleurs quand elle devient trop trouble, boueuse. C’est l’effet que me font les descriptions scabreuses de parties de sexe du mari de Violette, qui sait pertinemment qu’il sait posséder le corps des femmes.

L’auteure n’est pas vulgaire, loin de là, son analyse imparable : « jouir ne veut pas dire aimer » était intéressante au début du roman, mais rapidement la sexualité désincarnée, l’adultère assumé et valorisé ont vite pris toute la place dans ce roman. Et cela m’a vraiment dérangée, à la fin, je ne lisais même plus les passages du livre en italique, racontant l’histoire entre Irène et Gabriel (c’est qui eux?).

C’est un roman génial qui m’a bluffée par sa qualité d’écriture, on est suspendu au suspens tout au long du livre. Mais à la fin, dégoûtée par la laideur morale de certains personnages très secondaires qui ont pris toute la lumière (je suis sûre que certains peuvent se comporter ainsi dans la non-fiction), je finis ce roman comme en regardant un épisode de Vis ma vie, happée mais en me pinçant le nez.

Ma note :  3/5 sardines

Un excellent roman qui m’a tenue en haleine une semaine entière et qui m’a aidé à oublier l’ambiance surréaliste du dé-confinement à Paris. Mais certains partis-pris du livre m’ont vraiment révoltés comme la valorisation de l’adultère. Je plains ces personnages qui font n’importe quoi parce qu’ils ont préféré penser avec leur chair, leur passion destructive au lieu de prendre soin de leurs proches : la femme ou le mari cocus, les enfants laissés pour compte…

Valérie Perrin est une experte des portraits psychologiques précis et pointus, je n’ose imaginer qui l’a inspirée pour écrire les personnage de Philippe Toussaint et sa mère parce qu’ils sont gratinés et infréquentables dans une famille.

J’ai bien aimé lire ce livre mais il ne rejoindra pas ma bibliothèque car en tant que croyante, je n’ai pas aimé lire le Notre Père, sali dans une version vraiment crado et même retranscrite deux fois. Et je ne suis pas d’accord quand l’auteure fait dire à Violette que Dieu est fait à l’image de l’homme. Encore heureux que non, vu la collection d’affreux qui vient peupler de manière nocive la seconde partie de son roman.

Dans un prochain article, je vous parle de  dix romans qui m’ont laissé un vrai souvenir des années plus tard par la beauté de leurs sentiments ou de leur justesse.

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