Parentalité

Les déboires d’une mère moderne #2 : dormir comme un marin du Vendée globe.

« Bougres de faux jetons à la sauce tartare. Coloquinte à la graisse de hérisson…  » voilà les doux mots empruntés au capitaine Haddock que j’aimerai dire à tous les bien-pensants qui donnent des injonctions aux nouveaux parents. Ils écrivent même des livres avec des grands mots idiots comme « jamais » et « toujours ».

Je raffole des livres spécialisés écrits par Boris Cyrulnik, Marcel Rufo, Françoise Dolto et autres… Mon livre favori est Bébé made in France écrit par Pamela Druckerman, une journaliste américaine qui vit à Paris. J’aime quand ces livres racontent des expériences personnelles, uniques. Pas quand on donne le mode d’emploi universel d’un enfant. Nous ne sommes pas des robots et nous n’en enfantons pas non plus.

Je me suis galéré pendant une bonne année avec les siestes de ma fille, car j’ai suivi scrupuleusement les conseils des livres éducatifs de ne pas fermer les rideaux en journée. De peur que les bébés confondent le jour et la nuit !

Une de mes copines qui est médecin, Marie, a pris l’initiative chez moi de tirer les rideaux chez moi pour la sieste de ma fille. En mon for intérieur, j’ai hurlé : « Il ne faut pas faire ça malheureuse !!! ».

Mais étonnamment, ma fille a dormi bien plus longtemps que d’habitude ce jour là. Sauf que j’ai attendu huit mois et tout un confinement pour mettre en place cette méthode formidable.

J’ai revu Marie il y a peu de temps et elle m’a affirmé que les petits étaient saturés de luminosité dans la journée et que certains avaient besoin du noir complet pour bien s’endormir.

Certains ont besoin d’être rassurés pour s’endormir, d’autres non. Il n’y a pas de règles radicales : le cododo c’est très nocif, tu vas en faire des dépendants à vie, bla bla bla… Au lieu d’enrager et de culpabiliser inutilement, notez les situations et phrases les plus bêtes entendues et vécues dans votre bullet journal pour rire… des autres !

Moi, c’est une mamie délurée qui s’est mise à bercer ma fille au Monoprix et qui a fui en courant quand ma fille s’est mise à hurler. C’était tellement absurde et ridicule que j’ai éclaté de rire.

Le bullet journal rédigé pour mon premier enfant

Comme dit ma mère : »le sommeil, c’est le nerf de la guerre« . Quand j’étais enceinte, j’ai demandé à Dieu dans mes prières que ma fille prenne vite le pli de bien dormir. Il m’a exaucée mais j’ai aussi mis en place une discipline personnelle. Je me couchais à 21 heures pour prendre mon quart de marin vers deux heures du matin.

Cinq heures de sommeil d’affilée quand on vient d’avoir un bébé, ça commence à devenir intéressant non?.

Je voulais faire ma maline avec des blagues marrantes parce que chez nous, le sommeil a rapidement été de qualité pour tout le monde dès les trois premiers mois de ma fille. Mais ce sont aussi des situations de vie quotidiennement pesantes pour un grand nombre de familles, surtout quand il y a plusieurs enfants.

Alors, si tu te sens en rage comme la mère dinosaure de ma bannière de ne pas bien dormir depuis des semaines et d’être sans cesse fatiguée, je t’invite à aller faire un tour sur le blog Fabuleuses au foyer (moi je suis fabuleuse à la caisse !) pour y lire les articles de Rebecca Dernelle-Fisher, un peu plus finauds que les miens !

D’autres articles dans le même genre parentalité sur le blog Le bal littéraire des sardines :

-Les déboires d’une mère moderne #1 : des gigoteuses à la pelle

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

La playlist de ma fille : Une chanson douce d’ Henri Salvador

Séries

Mes 10 meilleures découvertes sur Netflix

Il y a trois ans maintenant, j’ai demandé à mon mari le meilleur cadeau de Noël qui soit : un abonnement à Netflix. J’étais épuisée par la frénésie de la routine parisienne et je manquais de temps pour aller au cinéma.

Par la suite, ce cadeau a vraiment été un précieux réconfort pour oublier mes brûlures d’estomac pendant ma grossesse ainsi que mon manque de vie sociale à la naissance de notre fille. Vous êtes coincé pendant toute l’après midi pour la sieste : hop un épisode de quarante minutes d’une série, puis un autre et vous arrivez enfin à vous distraire. C’est futile mais ça aide beaucoup.

Je reconnais que Netflix fait du tort aux salles de cinéma et que ce n’est pas Byzance de regarder des films sur un écran d’ordinateur à la longue. Mais c’est un bon remède contre la morosité quand on n’a pas le temps de se détendre devant un bon film d’ordinaire.

Sur Netflix, je suis une spectatrice très pointue : j’aime avant tout les séries pour leur structure narrative bien plus efficace qu’un long film. Je pense qu’il y a une école Netflix dans l’écriture des scénarios pour que ça soit aussi addictif. Mes parents sont des très bons clients pour regarder une saison en une soirée.

Mes séries favorites :

Je ne regarde que des séries anglaises ou américaines sous-titrées en français. J’aime particulièrement les séries historiques, mes préférées sont celles qui se passent en Angleterre ou aux Etats-Unis. Enfin, il faut que j’ai un sérieux coup de coeur pour les personnages principaux pour les suivre pendant huit à dix épisodes.

Les séries historiques :

The crown est de très loin ma série historique favorite. Elle décrit un règne inégalé en Europe d’une jeune fille qui a été contrainte de monter sur le trône à la suite de son père à cause des histoires de fesses de son oncle. Une très belle fresque historique du 20eme siècle qui me passionne et m’apprend beaucoup de choses. Certains aspects du protocole encore en vigueur en 2020 me laissent dubitative. A l’ère des réseaux sociaux, comment la Couronne va t’elle se réinventer pour rattraper dans son giron Meghan et Harry ?

Bon, si les accouchements ça vous blase, passez votre chemin car il y en a à tous les épisodes de Call the midwife ! J’ai regardé les quatre premières saisons de cette série adaptée de l’autobiographie de Jenny Lee (la troisième en partant de la gauche sur la photo) pendant ma grossesse. Et cette série m’a aidée à vraiment vaincre mes peurs ! J’ai aimé les problématiques sociales rencontrées par cette équipe de sages-femmes au sein d’une maternité dirigée par des amours de religieuses dans un quartier pauvre et dangereux de Londres, dans les années 1950, en plein baby-boom. Cette série parle de la foi tout simplement !

Self made est un biopic en quatre épisodes d’une self made woman : Madam CJ Walker qui a réussit à monter un empire industriel dans les années 1920 à Saint-Louis pour toutes les femmes noires qui avaient des soucis pour embellir leur chevelure.

J’ai bien aimé le dernier épisode qui raconte l’apogée de sa carrière mais j’ai été déçue par la noirceur de l’ensemble des personnages prêts à tous les mauvais coups pour s’enrichir. J’aime passionnément le jeu d’Octavia Spencer mais cette série ne fut pas un agréable moment de cinéma.

Les séries contemporaines :

Des séries comiques et caustiques qui se moquent des artifices de la société moderne.

Grace and Frankie

Les quatre acteurs principaux ont tous plus de soixante-dix ans, ça cause cancer de la prostate, handicap musculaire à se hisser des toilettes, arthrose qui gène pour utiliser un sex-toy…. Bien sûr à chaque problème sa solution, Grace and Frankie sont deux femmes qui aiment entreprendre et proposer des produits iconoclastes aux vieilles personnes friquées en Californie.

En un mot, j’aime cette série car elle s’attache aux relations humaines et file un joli pied de nez au jeunisme ambiant. Je me rends compte que les personnes âgées sont vraiment mieux valorisées au cinéma aux Etats-Unis qu’en France.

Turn up Charlie

C’est une série assez gonflée et très contemporaine qui joue sur l’inversion totale des rôles. Avec Turn up Charlie, ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Sara a plus de notoriété et d’argent que David, son mari. C’est grâce à elle que Charlie pourrait relancer sa carrière.

J’ai beaucoup aimé la manière dont cette série se moque des artifices du monde de la nuit et la notoriété qui fait perdre le Nord à Sara et David. Charlie et sa tante Lydia avec ses proverbes bibliques ont beaucoup plus les pieds sur terre et apporteront de la stabilité affective à une petite fille qui doit déposer ses bagages aux quatre coins du globes en fonction des tournages de son père ou des concerts de sa mère.

Des séries qui abordent des thématiques profondes : le deuil, la construction de l’identité…

Virgin River

Cette série se repose beaucoup sur les deux personnages principaux, Mel et Jack, qui jouent vraiment très bien, comme l’ensemble des acteurs de cette série. Mention spéciale à l’actrice principale que je ne connaissais pas et qui est tout sauf une nunuche.

Je vous recommande cette série qui traite avec finesse et tact des thématiques douloureuses comme le choc post-traumatique des soldats, le deuil d’un enfant, le syndrome du sauveur d’une grande sœur ou encore la culpabilité d’un sergent quand on est responsable de jeunes enrôlés…

Atypical

J’aime beaucoup cette série qui questionne notre normalité au fond. Je trouve ridicule cette polémique, née du fait que l’acteur principal ne soit pas lui même autiste. Cela lui donne encore plus de mérite, il porte toute la série sur ses épaules.

Mention spéciale à Zahid, le meilleur ami de Sam qui est totalement barré et qui me fait mourir de rire..

L’équivalent en fille de Zahid, c’est Devi de la série Mes premières fois. C’est rare de voir un tel personnage de lycéenne dans une série : elle pique des crises contre ses copines et sa maman, elle jure et casse des trucs. La seule qui arrive à la canaliser est sa thérapeute contre qui elle peut être une adolescente normale alors que sa mère essaie de la brider. J’ai vraiment envie de revoir cette série qui traite de l’amitié au lycée entre garçons et filles, comment gérer son impopularité parmi ses pairs à l’ère des réseaux sociaux. Beaucoup plus profond que son titre un peu ne l’indique !

Des séries où règne la superficialité, mais ça a aussi du bon.

A l’ombre des magnolias

Je n’ai pas chroniqué cette série sur mon blog car je la trouve assez caricaturale. Elle montre un perfectionnisme américain qui m’énerve un peu : toute la petite ville idéale (Serenity qu’elle s’appelle) réunie autour de son équipe de baseball, le bal de promo, les pom-pom girls et tout le flon-flon… Les portraits psychologiques ne sont pas assez subtils pour moi à l’exception du personnage principal Maddie. C’est tout de même une série agréable à suivre avec ses cocktails et son spa monté par trois amies d’enfance. Mais il ne faut pas en attendre beaucoup. Les lycéens d’Atypical et de Mes premières fois sont beaucoup plus subtils.

Zéro pointé pour Emily in Paris. C’est la grosse déception de cet automne. Une série creuse bourrée de clichés, caricaturale à l’excès. L’actrice principale est antipathique et mal fagotée alors que l’intérêt de la série c’est de voir de belles sapes. Les personnages français se parlent en anglais et jouent assez mal. C’est dommage car le thème (le fossé culturel entre Français et Américains) était intéressant.

Les films

Je ne regarde pas beaucoup de films sur Netflix car il y a beaucoup de vieilles gloires héritées des vidéos-club des années 2000. Mais je tombe aussi sur de belles pépites qui valent la peine d’être signalées ici.

Dernièrement, j’ai vu Rebecca, l’adaptation cinématographique du célèbre roman gothique de Daphné du Maurier avec Lily James, Armie Hammer et Kristin Scott Thomas. Bon, j’avoue certaines scènes étaient tellement glauques que j’ai vu le film en accéléré mais je me suis bien détendue avec ce film qui montre les hôtels de Monte-Carlo et la Riviera dans les années 1920. Cela m’a donné envie de lire le roman ainsi que la biographie de l’auteure. Merci Netflix pour toutes ces découvertes !

Crédits Kerry Brown for Netflix

Parentalité

Les déboires d’une mère moderne #1 : des gigoteuses à la pelle

Dans ce blog, j’ai envie d’inaugurer un nouveau billet, un pastiche un peu comique et moins plaintif de #parent épuisé. Il m’ est souvent arrivé au cours de ces deux premières années en étant que parent à me retrouver dans des situations cocasses, amplifiées par la fatigue et les réveils aux aurores. Je les ai notées fidèlement dans mon bullet journal mais j’ai voulu en rire avec vous.

Bien contente de moi d’avoir passé le cap des trois biberons nocturnes et des dents, nous nous attaquons avec mon cher et tendre à la face nord de l’iceberg : les deux ans de la jeune demoiselle intrépide. Le mois dernier, après avoir entendu plus de 1500 fois un NON retentissant, un petit D’ACCORD susurré un matin m’a apporté autant de douceur qu’un bonbon sucré.

En ce moment, nous sommes en quête de LA GIGOTEUSE qui apportera à toute la famille sommeil et félicité ! J’en rajoute des tonnes : ma fille dort bien dix heures par nuit, mais le réveil à 6 heures du matin, ça pique les yeux.

La robe de soirée de ma fille

Erreur de débutante, j’ai bazardé toute la collection de gigoteuses que ma grande Amie Vic m’a léguée dans sa grande bonté et affection. Quand j’attendais ma fille, je ne comprenais pas pourquoi il y en avait de toutes les tailles et de toutes les matières. J’en ai gardé trois pour la maternité et le premier mois à la maison.

Et surtout que je ne savais pas jusqu’à quel âge ces petits mammifères les utilisaient. Pour ma fille, la gigoteuse est indispensable pour se tenir à carreaux dans son lit et elle lui sert aussi de doudou. Je ne l’ai lu dans aucun livre spécialisé, c’est elle qui me l’a bien fait comprendre.

Pour aller dans le sens de ce brave Winnicott, un tout-petit a besoin d’un objet transitionnel pour se séparer de vous : le fameux doudou.

Chez nous en hiver, c’est toujours la jungle tropicale depuis sa naissance. La faute à un chauffage collectif complètement absurde qui nous envoie 26 degrés dans les trous de nez la nuit. J’épluche donc les sites de vente en ligne qui vendent des tubulettes les plus fines possibles. Nous en avons acheté quatre qui proviennent des marques Lupilu, Hema, Kiabi et La Redoute. Sachant qu’une gigoteuse coûte en moyenne 20-30 euros…

Pariez donc sur la plus grande taille même si votre nouveau-né flotte dedans… C’est sans doute l’article le plus creux de toute ma blogographie (je viens d’inventer le mot) mais j’assume. La logistique quand on va devenir parents, cela peut devenir un vrai stress : manque de place, manque de moyens financiers, manque de compréhension à quoi ça sert aussi…

Un jour avec mon cher doudou, on en a eu bien marre d’avoir l’air de demeurés face au jargon de puériculture : les combi-pilotes, nids d’ange, cosy et tout le bazar… On a pris un papier et un crayon pour noter le matériel essentiel dont on avait besoin avec un bon replay de La maison des maternelles sur France 5.

Cela part d’une bonne intention mais c’est pas forcément très drôle quand votre entourage (futurs grands-parents, amis déjà parents et fiers de l’être) vous balancent des informations à digérer très vite.

Et surtout dernier conseil, n’allez pas dans un magasin de puériculture la fleur au fusil. Listez ce qu’il vous faut avant sinon les vendeurs vous croqueront à belles dents tel un bon perdreau de l’année. Les futurs parents c’est leur péché mignon !

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Photo by Brina Blum on Unsplash

Ile de France et Paris

Le premier w-e déconfiné, je file voir l’exposition Chanel au palais Galliera

Vendredi 6 novembre, je devais visiter avec Alix (l’élégance montreuilloise faite femme, je le redis) l’exposition Gabrielle Chanel, un manifeste de mode au Palais Galliera. Emmanuel Macron en a décidé autrement le 29 octobre dernier alors nous obéissons.

Cela me laisse du temps pour éplucher le dossier de presse de cette exposition majeure qui marque la réouverture du palais Galliera.

Mais si ! vous connaissez cet endroit vu dans une scène du Diable s’habille en Prada. Il y a un chouette petit jardin public devant et une superbe vue sur la Tour Eiffel, de quoi épater Emily in Paris… J’y allais déjeuner le midi quand j’étais stagiaire chez l’éditeur d’art de luxe Citadelles et Mazenod (un super souvenir de ma vingtaine).

Droits réservés Le journal du luxe

C’était l’exposition phare de la rentrée, je vais scruter sa réouverture régulièrement. Je dois une grande partie de ma culture générale à ma mère : elle aime Klimt, les impressionnistes, Coco Chanel… Quand j’étais petite, j’avais bien envie de lui piquer son rouge à lèvres avec le monogramme CC qui me faisait de l’ oeil…

Gabrielle Chanel, c’est une orpheline partie de rien qui a monté un empire de la mode et du luxe grâce à ses idées géniales. Un peu comme Helena Rubinstein, la petite Polonaise devenue magnat des cosmétiques dans les années 1920 entre trois continents. Toutes les deux sont un peu mythomanes pour réécrire leur histoire personnelle comme cela les arrange.

Mais elles sont la preuve que même malgré les carcans et les embûches misogynes, des femmes ont réussi à entreprendre seules dans le monde des affaires au 20eme siècle.

Une marque mythique incarnée par sa fondatrice, la biographie d’une irrégulière.

Depuis que j’ai lu la biographie La splendeur des De Brunhoff, c’est peu dire que pour moi l’étoile de Coco a sérieusement pâli compte tenu son comportement inacceptable, collaborationniste et antisémite pendant l’Occupation. Mais j’admire la capacité de rebond de la couturière à relancer son entreprise en 1954 à plus de soixante-dix ans en réaction au New look de Christian Dior.

D’ailleurs, c’est tout le propos de cette exposition Gabrielle Chanel, manifeste de mode. On s’éloigne un peu de la femme en privé pour célébrer la créatrice géniale et ses innovations. J’en retiendrai trois dans cet article :

– le tailleur en tweed

– le sac matelassé 2.55

– le parfum Chanel numéro 5.

On reconnaît entre mille cette petite bouteille de parfum, géniale par son minimalisme, inspirée par une flasque de vodka d’un officier russe. C’est le parfum le plus vendu au monde. J’adore la scène tellement drôle des Visiteurs où les deux Moyen-âgeux renversent la bouteille entière de Chanel numéro 5 dans leur bain… C’est un signe extérieur de richesse de la bourgeoisie au niveau international…

Son succès vient du fort contraste entre la simplicité très épurée du contenant et le contenu qui envoie du lourd : plus de 80 composants dont le fameux ylang-ylang des jardins de Grasse et la rose de mai par exemple. Un petit spray de Chanel numéro 5 associé à un de ses tailleurs fétiches, vous pouvez partir conquérir le monde !

Cette veste de tailleur est de loin ma pièce de mode favorite. J’ai trouvé dans ma boutique favorite Quai 71 dans le Marais, une petite veste de la marque Osley d’inspiration Chanel qui m’a apporté grâce et standing dans bien des vernissages de salons du livre (trois au compteur max !).

Pour rien au monde je ne m’en séparerait, je compte même la léguer à ma petite fille. Une pièce de mode à la fois très simple dans sa forme et sophistiquée : les poches, les boutons de manchettes. Avec une veste Chanel, vous ferez bourgeoise sans doute mais ça ne sera jamais « mémérisant » comme dirait Christina Cordula. La magie de Chanel c’est d’habiller avec grâce les femmes de tous les âges.

D’ailleurs, les petites jeunes comme les petites pourries gâtées de Gossip Girl ou l’actrice de talent Lily-Rose Depp plébiscitent le sac matelassé Chanel 2.55 en cuir avec la petite chaînette dorée. J’en suis pas fan personnellement mais je comprend qu’il soit intemporel…

Voila, j’espère vous avoir donné envie d’aller voir cette exposition importante dès sa réouverture si elle a lieu : l’exposition devait durer du 1er octobre au 14 mars 2021. Elle présente un parcours en dix chapitres avec plus de 350 pièces venues du monde entier.

Cette exposition m’intéresse tout particulièrement car elle appelle à des souvenirs, des références culturelles qui nous font du bien en cette période incertaine où tous nos repères vacillent. Gabrielle Chanel c’est un exemple de réussite à la française malgré deux guerres mondiales et une enfance tout en bas de l’échelle sociale. Tout est possible !

Chanel contribue au rayonnement de la culture française dans le monde entier : le tailleur rose de Jackie Kennedy un jour tragique est devenu un vêtement iconique. Depuis plus d’un siècle, il y a une guéguerre entre les couturiers français et américains dont Chanel a remporté le trophée de nombreuses fois.

Peut- être même que la prochaine première dame américaine, la fameuse Flotus sera habillée par Chanel en janvier prochain ? Le style preppy de Melania Trump en Ralph Lauren c’était sympa mais il manque une petite touche de sophistication…

Retrouvez ici mes meilleurs articles autour de la mode et les expositions à Paris :

– La success story d’Helena Rubinstein racontée par Michèle Fitoussi

– La biographie d’une famille flamboyante du 20eme siècle : La splendeur des De Brunhoff

– Une exposition sur l’Exode parisien en 1940

Du livre à l'écran

Découvrir un classique de la littérature : Rebecca grâce à Netflix

Oui j’assume, c’est un peu la honte en tant que libraire de ne jamais avoir lu Rebecca de Daphné du Maurier. Il faut dire que je suis un peu bizarre pour les puristes : j’adore les adaptations littéraires au cinéma, cela me donne envie d’aller lire ensuite le livre.

Copyright Kerry Brown/Netflix

Pour mon premier jour de confinement vendredi, j’ai passé un très bon moment de cinéma, le casque et les boules Quiès vissés aux oreilles, pour oublier le marteau-piqueur contre la façade de mon immeuble toute la journée.

Je suis une très bonne cliente de l’équation gagnante : Lily James + adaptation littéraire + Angleterre des années 1920 + costumes d’époque + Monte Carlo… C’est mon actrice favorite de la série Downton Abbey. Elle joue vraiment très bien, avec naturel, sa blondeur se marie très bien aux costumes des années 1920.

Le résumé :

La première partie du film se situe dans un hôtel de luxe des années 1920 à Monte Carlo. Une jeune femme ravissante mais un brin timide tient le rôle de dame de compagnie auprès d’une vieille chouette anti-pathique au possible : Mme Van Hopper.

On ne connait pas le prénom de la jeune héroïne. Elle va devenir Mme de Winter, la nouvelle épouse d’un jeune veuf Maxim. Il va lui servir d’échappatoire à la vieille rombière, elle va lui redonner goût à la vie après la mort de sa femme, Rebecca.

Copyright Kerry Brown/Netflix

Il la ramène dans ses bagages, vers Manderley, un somptueux manoir en Cornouailles où les attendent toute une flopée de domestiques pour entretenir une pareille demeure dont la glaciale Mrs Danvers, l’ancienne dame de compagnie de Rebecca (ils ne sont pas bien futés dans le recrutement…). C’est peu dire que l’ombre de Rebecca planera sur ce remariage d’amour et d’entraide…

Mon avis :

Bien que je ne sois pas trop branchée thrillers et romans policiers, j’ai adoré ce film. La première partie du film à Monte-Carlo me donne très envie d’aller y faire un tour surtout depuis que j’ai vu quelques stories Instragram de Rayane Bensetti et Emmanuelle Rivassoux : les hôtels envoient du rêve, on se croirait vraiment à la Belle époque.

Ce n’était pas simple de dater l’époque de ce film tant les codes de l’aristocratie anglaise sont intemporels. Grâce au début du film sur la Riviera, on comprend que cela se déroule dans les années 1920 car la petite employée de maison porte des pantalons amples, des raquettes de tennis. Ils se baladent dans une très belle automobile… C’était un régal des yeux au niveau des costumes et des décors. Le film idéal pour oublier Coco le virus.

Copyright Kerry Brown/Netflix

Puis, ils regagnent l’Angleterre et les vieux codes aristo poussiéreux. Je n’arrive pas à deviner si la future Mme de Winter est américaine ou non. C’est un détail qui a son importance car entre Wallis Simpson et Meghan, les Américaines ne sont pas à la fête dans le pays d’Elisabeth II. On lui fait faire le tour du propriétaire et on se croirait back to the dix-huitième siècle quand Elisabeth Bennet visite la demeure de Mr Darcy à Pemberley. Même impression quand la nouvelle maîtresse de maison réorganise un nouveau bal costumé avec toute la bonne société du coin. Il faut dire qu’ils sont bien grotesques avec leurs perruques, leurs quadrilles et leurs menuets.

Mais Rebecca est bien un roman gothique publié en 1938 dans l’air de son temps. On apprend que Rebecca en faisait voir de toutes les couleurs à son mari aristocrate en y allant loin dans l’humiliation : adultère, indépendance de corps et de biens en conservant un loft à Londres. Lady Mary de Downton Abbey est une petite joueuse à côté d’elle…

Je m’attendais à un film sombre où l’on peint le jeune veuf comme un dangereux psychopathe qui attire une jeune innocente dans ses filets. Mais non, Rebecca est une belle histoire d’amour entre un homme et une femme qui comptent l’un sur l’autre pour s’en sortir.

Copyright Kerry Brown/Netflix

Rebecca est aussi un chef d’oeuvre du cinéma anglais réalisé par Alfred Hitchcock en 1940. Il lui apporta l’oscar du meilleur film. Dix ans plus tard, les studios Disney se servirent de la silhouette de Mrs Danvers pour créer la marâtre de Cendrillon. Un roman et un film iconiques !

Ma note : 4 sardines

Un film passionnant entre la Riviera et l’Angleterre des années 1920 avec des acteurs talentueux : Lily James et Armie Hammer. Les thématiques du roman m’ont bien fait cogité tout le week-end sur les transgressions que l’on peut faire au nom de la passion et de l’amour.

Est-ce que l’auteure du roman Daphné du Maurier justifie le geste meurtrier du mari poussé à la faute par une première épouse perverse?

Toutes ces questions m’encouragent à lire Manderley for ever de Tatiana de Rosnay pendant ce confinement !

Copyright Kerry Brown/Netflix

Mes coups de cœur films et séries anglaises sur Netflix :

– Mes pépites séries pour cet automne

– Last Christmas, chef d’oeuvre de la romcom

Au bout de trois saisons de The crown, on se connait mieux avec la reine

Bulgarie

Pendant ce temps, c’est l’automne en Bulgarie

J’avais envie de commencer novembre avec un article bien plus léger.

La semaine dernière, Google mettait à l’honneur dans sa bannière de recherche l’ « inventeur » du yaourt, Stamen Grigorov, compatriote de mon mari.

Droits réservés Google

Né en Bulgarie en 1878, ce microbiologiste a vécu un tournant essentiel dans sa carrière vers 1905. Établi en Suisse, il découvre une bactérie qui permet la fermentation du lait et donc la production de yaourt. Ce valeureux chercheur a aussi participé à l’élaboration du vaccin BCG conçu par Calmette et Guérin, scientifiques français.

Le yaourt bulgare est un élément clé de la gastronomie des Balkans. Personnellement, son acidité au petit déjeuner me rebute un peu mais j’aime beaucoup m’en servir pour mon plat fétiche de l’été caniculaire : le tarator !

Photographie prise par ma tante Zakarina

Je vous propose aussi de vous évader de ce climat morose avec deux photos bien agréables : une sculpture de sable géante sur la plage de Bourgas et une installation contemporaine dans le centre-ville à coté de la librairie francophile Helikon.

Photographie prise par ma belle-mère Elena

Pour la petite histoire, c’est ma grande pote Alix qui ne connait pas du tout Bourgas qui m’a parlé de ces grands livres qui font office de bancs en Bulgarie. C’est peu dire que dans les villes d’Europe de l’est, ils sont balèzes dans le domaine de la sculpture publique : à Sofia par exemple.

Je vous laisse donc avec cette oeuvre qui montre l’importance de la lecture, meilleur rempart contre la morosité et les mentalités étriquées.

Je me réjouis de voir l’attachement des Français à la lecture pendant ce re-confinement et je vous invite à lire mon article que je qualifierai en toute prétention de « visionnaire » sur le click and collect en librairies.

Sans rire, il est temps d’être militant dans ses achats pour encourager l’économie dont on dépend, celle qui nous permet d’être soigné, protégé , enseigné à l’école ou grâce aux bibliothèques. Oubliez la bonne affaires sur A… ou A …. E…

Retrouvez ici mes meilleurs articles consacrés à la Bulgarie, mon pays par alliance !

Carnets de voyages urbains : Sofia

Mon top 5 des meilleurs parcs et jardins en Europe.

Foi chrétienne

Lutter contre la sinistrose avec l’espérance en Jésus

La bamboche c’est terminé mais le confinement recommence. Malgré la lassitude, le sentiment de déja-vu et la peur du lendemain, j’ai vraiment à cœur de mettre à profit ce blog en partageant mon bien le plus précieux : l’espérance en Jésus.

Hier, j’ai croisé des gens qui faisaient des stocks impressionnants de livres et de BD dans les librairies et les bibliothèques. Cela m’a vraiment réjouit, c’est plus engageant que les files dans les supermarchés pour le papier toilette et les coquillettes. Avec la lecture, les gens cherchent à nourrir leur âme.

Ils se doutent bien que les séries Netflix, les gâteaux fait maison et les masques à l’argile ça distrait bien cinq minutes mais que ça ne calme pas l’esprit quand on se pose de vraies questions : « Pourquoi suis-je sur terre ? », « A quoi mène ma vie « ? …

Moi, je suis sur Terre pour rencontrer Jésus et suivre son chemin au lieu du mien, pour ne pas me perdre dans la mauvaise bifurcation. La vie avec Jésus est tout sauf une autoroute à trois voies, peinarde tranquille. On peut se tromper de route, rouler à contre-sens, tomber en panne parce qu’on écoute pas Son divin GPS, mais quand on choisit de le faire, il nous ramène à l’écurie en toute sécurité.

Je te conseille la lecture de l’histoire du fils prodigue, dans l’évangile de Luc, c’est une des plus belles histoires de la Bible qui prouve l’amour inconditionnel de Dieu pour ses enfants. Dieu ne trie pas ses enfants entre les bons et les mauvais. Il aime quand nous prenons conscience de combien nous nous abîmons l’âme à nous vautrer dans l’orgueil, l’individualisme ou la rébellion.

Se repentir, c’est avoir le courage et l’humilité de se relever, faire le chemin inverse même si on meurt de honte et se précipiter dans Ses Bras. Parce SES bras sont toujours grands ouverts, Dieu peut effacer ton ardoise si tu le veux de tout ton cœur.

A chaque jour suffit sa peine pour apprendre à dépendre totalement de Dieu.

Depuis l’annonce du reconfinement, je lis chaque jour Temps d’incertitudes, tant de certitudes. Ce sont les méditations quotidiennes écrites par les employés de la Maison de la Bible en Suisse pendant le confinement du printemps 2020. J’aime vraiment son titre et le visuel de la couverture : une montagne suisse indestructible : le Cervin.

Ce n’est pas long à lire mais ça fait beaucoup de bien pour dire au grand bazar de nos pensées : « ouste » . Chaque jour se conclut par une prière parce que Dieu est un ami qui attend qu’on lui parle, que l’on se confie. Une de mes clientes préférées à la librairie m’a dit qu’il lui arrivait d’avoir des fous rires avec Dieu.

Ce livre est aussi une belle aventure humaine, fruit du groupe Whatsapp entre les employés de la société Biblique de Genève et La Maison de la Bible. Je vous recommande aussi La Bible Manuscrite, un superbe livre édité par l’Alliance biblique française. Plus de 444 copistes ont recopié comme au Moyen-Age les Psaumes et le Nouveau testament avec leurs dessins et leurs plumes de calligraphie.

Droits réservés Alain Auderset

Je lis également A l’écoute de Dieu écrit par David Théry. Ce livre sur l’écoute de la voix de Dieu a été illustré par Alain Auderset, mon auteur de BD favori. Une illustration du livre m’a cueillie : tout est dit ! Les chants de louange relayent aussi ce cadeau inestimable !

 » Les plans des hommes et du malin ne peuvent m’arracher de ta main » En Jésus seul, Héritage

 » Abba Père, je suis émerveillé
Saisi par l’immensité de Ton amour pour moi
Abba Père, si grande est ta tendresse
Ton coeur est grand ouvert, et je viens plonger dans Tes bras
« 

Abba Père, Collectif cieux ouverts

Alors hauts les cœurs, que ce confinement soit l’occasion de vous ressourcer auprès de la meilleure source d’amour qui soit : Jésus. Pensez-y quand vous verrez le visuel d’une célèbre source auvergnate en ouvrant le frigo !

* En toute transparence, les liens des ouvrages et disques cités vous dirigent vers la librairie 7ici, commerce de proximité en centre-ville. Mais ce ne sont pas des liens affiliés.

Carnets de voyages urbains

Se régaler dans les Hauts de France en attendant de retourner en Belgique

C’est une tradition : un petit voyage à deux en automne en Belgique mais ce n’est pas possible cette année à cause de cet emmerdeur de Covid 19. Un saut dans le Thalys à Paris et deux heures et demie plus tard, vous reliez Bruges, Bruxelles ou Anvers pour un week-end gourmand.

Je vous invite à lire mon carnet de voyage urbain d’Anvers en novembre 2018. Cela me challenge bien de faire dans la foulée celui de Bruges et Bruxelles.

Alors cet article va vous vanter les charmes des Hauts de France, une région cousine de la Belgique pour ses nombreux traits culturels communs. Ce sont une partie de mes racines et j’y suis très attachée.

En début d’année, j’ai perdu une personne chère de ma famille, mon arrière-tante Julienne qui a su avec ma grand-mère Annette me transmettre l’amour du Nord de la France. J’apprécie aussi la grande gentillesse, le sens de l’accueil chaleureux et la bonne humeur de mes copains parisiens originaires du Nord : Anne Gie et Vincent, Sylvie et Karine qui nous a tous reçus un jour pour une sacrée carbonade !

Mon envie de voyage en double page dans mon bullet journal

Admirer les villas colorées Belle époque de Mers les bains

Je me souviens de sa plage de galets, ses grosses vagues et les falaises du Tréport. Je déteste les plages du Sud de la France où on est entassés comme des sardines. Mes grands-parents vivaient dans une magnifique maison de cinéma à colombages noirs et blancs à Canehan en Seine-Maritime. Il y avait même une île avec une cascade.

Droits réservés Paris Normandie

Depuis j’ai regardé un documentaire de l’émission pour seniors Des racines et des ailes sur France 3 sur la baie de Somme. J’ai très envie de retourner à Mers pour voir ses villas Belle époque très colorées. J’ai appris que Mers-les-Bains était une destination très en vogue pendant le Second empire avec le développement des bains de mer en 1860. Puis, cette belle adresse est tombée en désuétude avec l’avènement de la Riviera française accessible rapidement avec l’automobile dans les années 1920.

Les Hauts de France, patrie de la frite !

Pour moi le Nord c’est aussi ses baraques à frites. Comme je viens de la Drôme, j’étais toujours un peu stupéfaite par ces drôles de coutumes comme manger des frites à la mayo en revenant de la plage à 17 heures. Mais « la mer ça creuse » comme disait ma grand-mère et c’est un bon souvenir d’enfance. J’aime bien la forêt de pins de Stella plage, les moules-frites à Merlimont, une plage voisine du Touquet, un peu plus populaire et familiale.

Je vous rappelle mon carnet de voyages consacré au Touquet en juin dernier : un voyage rocambolesque c’est le mot. Les dunes du Touquet valent le détour, il faut absolument les préserver car elles ont considérablement réduit leur superficie sur la Côte d’Opale.

Montreuil sur mer et son maire de fiction : Jean Valjean !

A quelques kilomètres du Touquet, se trouve Montreuil sur mer, une belle cité de 3000 habitants, fief de mon grand-père Jean Samsoen. Ses parents tenaient un très beau magasin, les galeries montreuilloises. Au bonheur des dames dans la Pas de Calais ! Nous sommes allés à la Toussaint il y a des années avec mes parents et il faisait beau. La lumière sur les remparts de la citadelle conçue par Vauban reste un très beau souvenir.

Près de Montreuil sur mer se trouve Arras, une ville pas assez touristique à mon goût alors que c’est un petit bijou d’architecture ! J’ai vu le film La liste de mes envies avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine, inspiré du livre de Grégoire Delacourt. On y voit le beffroi et la grand’place filmés de manière très esthétique. Arras est donc en tête dans la liste de mes envies… de voyages.

J’ai réalisé pourquoi j’aime autant les Hauts de France et la Belgique : l’architecture civile avec ses pignons à redans ou chantournés me font rêver, j’aime les beffrois de la fin du Moyen-Age. Cela me fait aussi bien voyager à Sienne sur la place communale, à Bruges, ou encore dans une scène de Vermeer à Delft aux Pays-Bas. Cela me rappelle mes cours de deuxième année à l’Ecole du Louvre sur les splendeurs du Moyen-Age et de la Renaissance en Europe.

Cela me gonfle beaucoup qu’on caricature les Hauts de France avec mépris alors que c’est une région d’une grande richesse culturelle et économique avec son patrimoine industriel et ses usines textiles. La Redoute, Camaïeu et Bernard Arnault viennent de Roubaix ou de Tourcoing. Le grand Charles, le héros de mon grand-père était un Lillois. De nombreux artistes très talentueux comme une succession de Miss France viennent du Nord.

Droits réservés Musée La piscine de Roubaix

Je ne connais pas la région de Lille mais j’ai très envie d’aller visiter son musée d’art contemporain La piscine. C’est une ancienne piscine Art déco construite dans les années 1930. Son originalité vient de son éclectisme stylistique : de l’architecture néo-byzantine par ici, reprenant le plan des abbayes cisterciennes par là…

Le lieu est une oeuvre d’art en soi avec ses immenses vitraux et son bassin…, un bon plan culturel relayé par l’ensemble de la presse. Les cabines de douches sur les côtés me rappellent les bains Belle époque où je suis allée à Budapest ou bien la piscine Molitor à Paris…

Je suis sûre que bon nombre d’entre vous ont des attaches familiales dans le Nord, se délectant des bonnes tartes au papin ou des gaufres Rita de Mamie.

Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de faire découvrir les fameuses gaufres Meert à mon mari dans leur boutique du Marais.

C’est un échange de bons procédés car c’est lui qui m’a fait découvrir les richesses de la Belgique. Lui sa bonne adresse, c’est la baraque à frites de la place Flagey à Ixelles. Il a invité tous nos cousins à y aller après la visite du musée Horta à Saint Gilles.

C’est décidé dans un prochain article, je vous parlerai Belgique : ma passion pour deux de ses ambassadeurs : Stromae et Angèle, la visite du musée Horta, notre voyage de noces à Bruges à la Toussaint 2014…

Parentalité

Tenir un bullet journal autour de la naissance de son premier enfant

C’est un article qui me tenais à cœur depuis longtemps. L’automne arrive, il pleut et je suis dans une grande saison nostalgique. Chaque soir que je câline ma grande biche de 19 mois (elle en profite un max en plus), je me souviens de ses premiers jours à la maternité, la nuit avec moi.

En ce moment, elle galope de partout, fait des associations de mots bien marrantes comme Coucou voila et réclame de plus en plus d’indépendance : j’ai un petit pincement au coeur à la voir manger sa purée toute seule comme une grande avec une vraie cuillère. Elle est toute fière, alors que son père et moi, on se dit c’était bien les biberons tout contre moi !

Alors je me suis décidée à faire son album sur Google photos et continuer son bullet journal de naissance. J’ai abandonné les livres pré-remplis que l’on offre souvent pour créer un vrai carnet de souvenirs personnalisé à lui léguer en grande pompe un jour.

Dans un carnet Leuchtturm rose framboise, j’ai raconté ma grossesse avec notre histoire d’amour avec son père en préambule, une ou deux échographies, des photos enceinte et surtout une grande frise chronologique mois par mois. C’est ma grande innovation, héritée de ma passion pour l’histoire-géographie.

Les cadeaux attentionnés pour sa naissance

J’ai fait deux frises chronologiques : une de la grossesse, l’autre pour la première année de ma fille avec du masking tape uni et des imprimés pour chaque saison : des sapins en janvier, des parasols pour le mois d’août…

Il faut laisser un peu de place pour répartir les douze mois en haut et en bas sur une double page mais rien de bien sorcier…

Voila ce que ça donne. Attendre son premier enfant est un changement majeur pour un couple et coucher son ressenti sur le papier peut être un bon moyen de se rendre compte de tout ce que l’on a accomplit ensemble, des évolutions de notre enfant et de tous ces petits souvenirs inoubliables qui font tenir bon les nuits d’insomnie ou les semaines de maladies à répétition…

J’ai même « débriéfé mon accouchement » une nuit à la maternité à la lampe torche de mon smartphone avec les moments heureux et ceux plus difficiles, la manière dont Dieu nous est venu en aide quand la césarienne devenait une option envisageable, que le bébé ne se tournait pas comme il le fallait pour les forceps…. Cela me paraissait important de garder une trace écrite de ce moment fondateur de ma vie.

Mon bullet journal de naissance, c’est mon espace d’écriture où j’écris à ma fille pour lui transmettre nos souvenirs communs : les dessins animés que j’ai envie de lui faire voir plus tard comme Babar, Petit Ours brun ou Denver le dernier dinosaure..., la playlist des chansons qu’on lui chante ou qu’on invente, des photos avec ses copains et sa nounou, les enfants de nos amis….

Au passage, je vous recommande le blog Fabuleuses au foyer dont j’avais déja parlé ici. Ses contributrices écrivent vraiment très bien. Elles ne sont pas toutes mères au foyer et elles assument pleinement leur imperfection face au regard des autres et dans la société en général.

Le véritable ennemi des couples, des parents et plus particulièrement des mamans ce ne sont pas les poux, les dents qui percent ou les nuits hachurées, c’est le perfectionnisme avec un grand F comme fourbe. Et il est grand temps de lui dire : « FOUS LE CAMP ».

Je suis bien contente de partager avec vous cette idée de bullet journal de naissance parce que ça m’a paru une bonne alternative à toutes ces propositions consuméristes que la société nous propose. Faire du beau soi même pour accueillir son bébé !

Quand j’ai écrit un article pour tester sa box, Emilie, la fondatrice de Baby créa m’ a expliqué que le do it yourself était très important pour les futures mamans qui ne savaient pas coudre ou qui pensaient ne pas avoir de talents créatifs.

Dans un prochain article, je vous expliquerai pourquoi j’ai fui toute idée de baby shower ou de gender reveal party. Déja, on ne saisit même pas le contexte vu les anglicismes…

Retrouvez ici mes précédents articles sur la maternité et la parentalité :

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

Cinq livres jeunesse à mettre dans leur coffre à jouets

J’ai testé la box Baby créa

Emmener son enfant aux bébés nageurs

Sociologie

Plaidoyer pour une alliance conjugale à durée indéterminée.

Cet article me tient à cœur depuis longtemps mais je pèse et sous-pèse chacun de mes mots : terrain miné. Je suis persuadée que ceux qui enchaînent les conquêtes amoureuses sont vraiment déçus de l’amour et s’endurcissent pour ne pas souffrir de nouveau.

Je lis beaucoup Le Monde et un article m’a fait bondir : En finir avec le couple et l’exclusivité sexuelle… Déjà que les repères deviennent de plus en plus flous au nom de cette sacro- sainte liberté dans le couple prônée depuis Mai 1968 alors là c’est vraiment la jungle… On se plaint de la violence dans le couple mais si on explose tous les cadres, les repères, s’il n’y a plus aucun code de bonne conduite comme le respect mutuel, la loyauté, le consentement… ?

J’ai écouté il y a peu l’intervention de Marine d’Allancé et Gilles Boucomont qui dialoguaient à l’église protestante-unie de Belleville sur le thème des relations amoureuses dans le cadre de la soirée inaugurale du groupe de jeunes JBC.

Il faut distinguer la foi de la religion. Ce sont les religions qui voient la sexualité d’un mauvais œil, Dieu non. Dieu n’est pas une grenouille de bénitier, il encourage homme et femme à prendre du plaisir ensemble, à être féconds dans un cadre sécurisant : celui de la conjugalité.

S’engager envers quelqu’un: c’est le choisir et s’y tenir !

Un jour, quelqu’un m’a dit en rigolant qu’elle vivait dans le péché depuis trente ans car elle n’était pas mariée. Je me suis dis « Mince, j’espère que ce ne sont pas des chrétiens qui lui ont tenu ce discours« … Alors je lui ai répondu que l’engagement que son conjoint avait envers elle et leurs deux enfants sautait aux yeux et que Dieu aimait cet engagement exclusif . Ce ne sont pas les tambours et les trompettes qui font l’engagement, mais l’attitude de cœur. Proclamer des promesses devant le maire puis le pasteur et ensuite mener une double vie pleine de tromperies en tout genre, voilà le péché.

Je n’écris pas cet article pour trier les gens, juger à la louche de qui fait bien ou qui fait mal. J’écris cet article en tant que public cible de toutes ces publicités racoleuses que je vois dans le métro, ces articles pseudo-libertaires que je lis dans des magazines féminins de moins en moins inspirés…

Droits réservés Albin Michel

Il y a quelques années, j’ai lu un livre marquant Une jeunesse sexuellement libérée ou presque écrit par Thérèse Hargot. La thèse de cet essai est que la liberté sexuelle héritée de Mai 1968 est plus aliénante que structurante pour les adolescents. Dès le plus jeune âge avec le porno à haut débit, la sexualité est vue sous l’angle de la performance et ça n’est guère épanouissant. On se plaint du monde du travail qui pressurise mais si on se fixe des sacrés objectifs au lit, cherchez l’erreur.

J’aime beaucoup l’approche de cette femme qui est à la fois sexologue et philosophe. Elle reçoit beaucoup dans son cabinet et j’en conclue qu’on passe beaucoup à l’action mais qu’on peine à mettre des mots sur ses sentiments, ses émotions. Le cadre d’une thérapie peut aider à mieux se connaître soi même, prendre autorité sur son identité au lieu de laisser Elle, Cosmopolitan ou Biba nous définir comme polyamoureux, pansexuel ou autre metrosexuel, autant de concepts fumeux qui me laissent totalement dubitative.

Poly-amoureux ou juste opportunistes ?

Les algorithmes sur les sites de rencontres ont transformé les personnes en marchandises plus ou moins attrayantes. Adopte un mec ne prend d’ailleurs même plus la peine d’inscrire un slogan ou un logo sur ses publicités. Un petit caddy et on a tout compris.

Droits réservés Adopte un mec

Étiqueter quelqu’un comme un plan cul ne choque plus personne. Le sexe désincarné est alors vu comme un loisir très addictif alors qu’il y a forcément des liens d’âme qui se créent quand on s’aventure sur un terrain aussi intime que la sexualité.

Les liens d’âme ce sont des attaches émotionnelles à quelqu’un par nos sentiments, nos désirs, nos émotions. Il y a aussi des liens d’âme constructifs et structurants : l’attachement affectif des parents à leur enfant pour l’aider à grandir et se débrouiller tout seul un jour…

On parle beaucoup de relations toxiques, de pervers narcissiques actuellement, mais ce ne sont que les fruits de l’arbre : les liens d’âme. Quand on collectionne les conquêtes sexuelles, le piège de la comparaison systématique nous pend au nez, on fantasme sur tel ou tel scénario érotique, on se trompe de prénom au lit…

Liliane et José de Scènes de ménage m’attendrissent quand ils se désolent de ne pas arriver à être échangistes, ça me fait rire mais je me dis « quand vont-ils comprendre que l’ exclusivité affective et sexuelle il n’y a rien de mieux… »

Le mariage, ça ne cimente pas que la bourgeoisie !

Même dans une société moderne où la religion n’a plus la première place, le mariage est beaucoup plus valorisée qu’un pacs ou une union libre. Un couple marié obtiendra plus facilement un logement social ou un prêt immobilier.

Je vous encourage donc à vous marier avec quelqu’un de fiable et de persévérant, qui se découragera pas de vous si vous prenez du poids, que vous tombez malade ou que vous ne progressez pas dans votre carrière.

Nul besoin d’attendre des années ou de souscrire un crédit à la consommation pour pouvoir se marier. On n’est pas dans l’émission toute pourrie Quatre mariages pour une lune de miel sur TFI. Un mariage c’est un super beau moment à vivre avec sa famille et ses amis. Tous ceux que vous aimez viendront le jour de votre union car cela a du sens alors qu’on peut louper la grosse fiesta des trente ans ou les quarante ans d’un pote.

Trois mois plus tard, plus personne ne se rappellera de ce qu’il a mangé en entrée, de la couleur de vos plans de table ou la manière dont vous avez organisé les fleurs… On s’en fout carrément. Les souvenirs qui resteront à vos invités, ce sont les émotions partagées, les promesses échangées.

Je dédie cet article à mon premier lecteur avec qui je fête six ans de mariage cette semaine et à un couple d’amis cher à mon cœur qui s’est marié jeudi en petit comité à cause de l’épidémie : tous mes vœux de bonheur à Rebecca et Mike !

Mes coups de cœur livres sur ce sujet !

Vivre sa jeunesse autrement de Joseph Gotte, éditions Première partie

Vous allez dire oui à qui ? Gary Thomas, éditions BLF