Libraire et parisienne d'adoption depuis 2005. J'écris un blog culturel qui me ressemble pour transmettre ma passion pour les livres, Paris et ma foi en Jésus !
Inktober est un challenge crée par un graphiste américain, Jake Parker en 2009. Il consiste à produire un dessin par jour pendant 31 jours selon des contraintes précises : une liste de mots inspirants (ou non).
Ce challenge numérique vu sur Instagram me faisait de l’œil depuis quelques années mais je n’arrivais pas à me lancer. Puis, pendant le premier confinement en 2020, je me suis régalée à faire#30collages dans un mois, inspirée par Julie adore.
J’avais donc un peu d’expérience pour arriver à le boucler en fin de mois. Tout d’abord, je triche, je ne fais pas un dessin par jour. Je divise deux feuilles Canson en 31 cases assez grandes pour écrire, dessiner ou coller.
J’alterne entre dessin et collage. Je colorie les cases avec des couleurs quand je ne suis pas inspirée par un mot de la liste : allez trouver un verset dans la Bible pour illustrer le mot ventilateur ou croustillant.
Il y a des mots plus faciles que d’autres mais je suis bien tentée l’année prochaine de créer ma propre liste autour de mots forts : la paix, le pardon, les eaux paisibles…
Voici ce que ça donne ! Je me suis servie de la ZE Bible, nouvelle français courant avec un riche répertoire thématique. J’utilise cette version très simple de la Bible depuis mon adolescence. L’usage d’une Bible d’étude a considérablement enrichi ma compréhension de la Bible avec des titres en couleurs, les notes explicatives sur les côtés, les passages marquants en citations…
La Ze Bible m’accompagne depuis un bon moment sur mon bureau : je m’en sers tous les jours pour remplir mes carnets avec des petits dessins. C’est une Bible d’étude facile à lire avec des introductions de qualité, des programmes de lectures, des portraits de personnages bibliques, plus de 3200 commentaires mis à jour…
J’ai assisté à la soirée de lancement à la maison de la conférence desévêques de France le 14 octobre dernier. Ce sont les témoignages des jeunes qui l’utilisent qui m’ont vraiment marquée. L’attachement affectif à un livre, c’est la vraie récompense du libraire auprès de ses clients dans son rôle de prescripteur et de conseil.
Ze Bible est une grande aventure éditoriale depuis 2011 qui réunit le travail de plus d’une centaine de traducteurs et biblistes pour encourager les jeunes entre 18 et 25 ans à s’attacher à la Bible au quotidien.
Ce projet interconfessionnel réunit une quinzaine de partenaires : Alliance biblique française, Apprentis d’Auteuil, Armée du salut, Aumônerie catholique de l’enseignement public, Conférence des Évêques de France, Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, Église protestante unie de France, La Ligue pour la Lecture de la Bible, Les Parcours Alpha, Scouts et Guides de France, Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, Union des fédérations des églises adventistes, Ziléos…
Cette nouvelle version de ZE Bible continue un immense travail collaboratif auprès des jeunes avec un support papier mais aussi numérique : des petites cartes et des livrets, des versets diffusés au quotidien sur les réseaux sociaux, une initiative novatrice il y a dix ans maintenant.
Si vous souhaitez offrir une Bible à un adolescent, je vous recommande également la Youth Bible, éditions Biblio et la Bible Parole de vie illustrée par Annie Valloton.
J’ai offert la Youth Bible à mes cousines Elina et Léonie qui ont pris leur baptême cet été. Elles ont quatorze ans et visiblement cette Bible les a convaincues ! Voici une chronique de cette Bible que j’avais fait en mars pour la présenter !
L’expression « La France qui allait bien » n’est pas de moi. Elle titrait un article du Figaro pour rendre hommage à Jean-Paul Belmondo mais elle m’a inspiré un article.
Pochoir de C215
Je connaissais très peu l’homme ainsi que sa filmographie pourtant l’hommage national qui lui a été rendu aux Invalides m’a énormément plu. Je suis née à la fin des années 1980 et j’ai davantage vu les multiples rediffusions des comédies de Louis de Funèsou les films de Sophie Marceau en famille.
C’est plus tard quand j’ai eu vingt ans, quand je suis venue faire mes études à Paris que je l’ai vraiment découvert. J’ai suivi un cours de cinéma de la Ville de Paris vraiment génial à l’Ecole du Louvre (c’était gratuit en plus). Ce cours présentait ses meilleurs films comme A bout de souffle, Peur sur la ville avec Paris en tête d’affiche.
Je me souviens d’une super soirée entre copines au foyer La Vigie où on avait regardé A bout de souffle (en noir et blanc, c’est dire). Je ne suis pas une inconditionnelle de Godard et la Nouvelle vague mais j’avais bien aimé. Jean-Paul Belmondo était un pilier du cinéma français avec Claude Brasseur, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle…
L’hommage que l’académie des Césars lui avait rendu en 2017 m’avait beaucoup impressionnée.
Handicapé sérieusement dans son élocution à cause d’un AVC foudroyant il y a une vingtaine d’années, Jean-Paul Belmondo avait livré un très beau discours où il rendait hommage à ses parents d’une manière très jolie.
Son père, Paul Belmondo fut un grand sculpteur classique et son fils s’est battu pour l’ouverture d’un musée dédié à son œuvre en 2010 à Boulogne-Billancourt.
Entre-temps, j’ai découvert le jeu d’acteur de son petit-fils Victor dans le film Envole-moi de Christophe Barratier. C’est mon coup de cœur cinéma de 2021, le film qui m’a décidé de retourner dans les salles obscures à leur réouverture. J’ai trouvé cela très fin de jouer un fils à papa totalement oisif à qui on va confier de grandes responsabilités pour apprendre la vie.
Je lui souhaite de vivre un deuil serein à l’abri des magazines people et qu’on évite de chercher sans cesse la comparaison avec son grand-père. Il y a des héritages artistiques bien difficiles à porter.
La famille Belmondo ne manque pas d’argent mais j’aime beaucoup la simplicité, l’unité et l’authenticité qu’ils dégagent. On ne peut s’empêcher de comparer avec les obsèques de Johnny Hallyday qui étaient aussi très réussies avec l’hommage blues de ses musiciens dans l’église de la Madeleine.
C’est actuellement la grande mode des hommages nationaux à Jean d’Ormesson, Charles Aznavour, Jacques Chirac ou encore le gendarme ultra courageux Arnaud Beltrame aux Invalides. C’était très émouvant de voir ces anonymes sur les pelouses de l’esplanade qui pleuraient l’acteur avec lequel ils avaient grandi.
J’ai regardé au moins quatre fois le long extrait qui clôture la cérémonie avec la bande originale du film Le professionnel. Il s’agit du thème Chi mai composé par Ennio Morricone en 19 et joué par l’orchestre de la Garde républicaine sous les applaudissements de 700 personnes, anonymes et stars de cinéma réunies pour un au revoir profane tout en grâce et en simplicité.
Cela avait plus de grâce que la pub Royal Canin. Je connais une grande clarinettiste de la Garde républicaine et on a beaucoup de chance d’avoir un tel orchestre en France.
Le cinéma actuel manque de grandes musiques de films comme celles d’Ennio Morricone ou de Vladimir Cosma avec des thèmes qui donnent des frissons. Ces hommages nationaux sont bien plus solennels et forts que le moment nécrologie des Césars, une cérémonie qui me déplait de plus en plus.
Du côté de la télévision, on trouve de belles émissions comme La boite à secrets animé par Faustine Bollaert sur France 3. Elle réunit des célébrités à qui on fait de belles surprises : les gens qu’ils aiment viennent pousser la chansonnette et les émotions sont au rendez-vous. On les célèbre…de leur vivant !
Il faut toujours se méfier de ses apriori quand on choisit ses lectures. Je suis sur Instragram Marie Vareille dont j’ai découvert les livres grâce à la Kube, la box littéraire avec laquelle je collabore depuis 2017.
Ils m’avaient offert une superbe box des libraires avec une belle paire de chaussettes et le livre La vie rêvée des chaussettes orphelines, éditions Charleston. Une grande claque de littérature, j’avais d’ailleurs raconté toute mon enthousiasme pour ce roman dans une chronique ici !
Droits réservés Café Powell
Depuis, j’ai lu tous les romans feel good de Marie Vareille, il me manque à lire son dernier roman Ainsi gèlent les bulles de savon. Le sujet du livre : l’abandon d’un enfant a provoqué chez moi un profond rejet (j’ai des tabous) mais après tout, n’est-ce pas cela le rôle de la littérature ? Bousculer nos chemins de pensées, faire évoluer notre réflexion ou alors nous conforter dans nos idées.
Nos apriori de lectures se construisent à partir d’un rien : un titre peu inspiré, un éditeur catalogué jeunesse… Heureusement, les mises en avant visées des bibliothécaires municipaux peuvent être d’une grande aide pour sortir des sentiers battus et ne pas passer à côté de bons moments de lectures. Enfin, on ne peut pas dire que je suis une grande aventurière littéraire car je ne me décide toujours pas à lire un polar ou bien une dystopie totalement déjantée.
Je me cantonne encore et toujours aux romans réalistes avec des personnages qui me ressemblent dans mon quotidien. Toutefois, j’écris cet article pour vous encourager à aller fureter du côté du rayon young adult pour ses nombreuses bonnes surprises. Parmi elles, Sauveur et fils, la série en sept saisons écrite par Marie-Aude Murail, éditions Ecole des loisirs.
C’est véritablement mon coup de cœur littérature que je partage autour de moi, mes nouvelles collègues sont également fans. Je pense leur parler rapidement de Marie Vareille pour son expertise pour cerner et décrire avec talent la psychologie de ses personnages, entre profondeur et légèreté.
Voila la raison pour laquelle j’ai envie de vous parler du roman Le syndrome du spaghetti.
C’est l’histoire d’une fille Léa, dont le père est entraineur de basket. Ils rêvent ensemble d’une brillante carrière dans le basket féminin pour elle aux Etats-Unis. mais un double drame va faire voler les projets de Léa en éclats. Elle va trouver la force de continuer à se lever le matin dans les bras d’Anthony, un jeune de banlieue qui ne croit pas assez en son talent fou au basket.
Ce roman suit l’évolution psychologique de cette jeune lycéenne très égocentrée au début de l’histoire. A travers les épreuves, elle va apprendre à faire plus attention aux autres, notamment à sa petite sœur et surtout savoir reconnaître l’amour de sa maman alors qu’elle la rejetait sans vergogne une bonne partie du livre.
Je dois dire que je trouvais cette Léa assez casse-pieds mais l’écriture de Marie Vareille a su la rendre attachante. C’est une vraie prouesse de transcrire en littérature les tourments de l’âme, les nuances entre défauts et qualités d’une personne, les retournements de situations et les leçons de vie que l’on en tire. Ce livre est un excellent roman d’apprentissage, très philosophique.
Il ne s’adresse pas seulement aux adolescents. Mais c’est une très bonne nouvelle qu’on publie des romans de cette qualité pour eux. Ce roman raconte la quête identitaire d’une jeune fille qui cumule à une période de sa vie les épreuves. Elle pensait que sa voie était toute tracée avec le basket et tout s’écroule. Elle essaie de sauver la face en se vautrant dans ses mensonges et elle le paye cher avec tous ceux qui l’entourent.
Ma seule réserve porte sur l’initiation à la sexualité, la fameuse première fois vue comme un rite de passage incontournable au lycée. Je prends le risque de passer pour une grenouille de bénitier (je m’en fous à vrai dire) mais le sexe sans engagement envers l’autre est une forme de consommation que je déplore.
Je suis en train de lire Dating fatigue, amours et solitudes depuis les années 2000 de Judith Duportail. Je ne pense pas que l’amour se conjugue au pluriel. Comment trouver le grand amour quand ça matche non stop sur son smartphone?.
En attendant de m’atteler à la lecture du roman Ainsi gèlent les bulles de savon, voici un petit tour de piste des précédents romans de Marie Vareille que j’aimé lire.
La vie rêvée des chaussettes orphelines, éditions Charleston
Un gros pavé passionnant qui raconte l’histoire croisée de deux sœurs Alice et Scarlett entre Londres, Paris et les Etats-Unis. Scarlett est un diamant brut de la musique moderne, elle brûle la vie par les deux bouts pour cicatriser du rejet de leur mère et le fait que leur père a abandonné le domicile familial pendant leur enfance. Alice raconte leur histoire et comment elle se retrouve à Paris pour tenter de reprendre ses esprits et renouer avec la vie au sein d’une start-up fantasque.
Je peux très bien me passer de toi, éditions Charleston
Une histoire bien moins frivole qu’il n’y parait. Chloé et Constance sont deux bonnes copines que tout oppose. L’une est trop délurée et s’abîme dans une relation toxique et torturée avec son ex tandis que Constance, éternelle romantique, attend le prince charmant en pyjama. Elles vont conclure un deal un peu idiot mais qui apporte un bon moment de lecture : Chloé devra faire abstinence pendant six mois dans un vignoble bordelais et Constance va devoir faire sauter sa ceinture de chasteté et prendre les devants avec un parfait inconnu.
J’ai beaucoup aimé lire les tourments personnels de Chloé qui va trouver un sens à sa vie et également le grand amour dans les bras d’un homme qui l’exaspérait au plus haut point (Orgueil et préjugés inspire encore et toujours les romancières modernes).
D’ailleurs, cette œuvre littéraire majeure, copieusement imitée par Le journal de Bridget Jones est au centre d’un recueil de nouvelles pour Noël : Noël et préjugés avec cinq autres romancières de la Team Romcom, éditions Charleston.
Depuis cet été, j’ai changé de travail (et de quartier de travail aussi).
Je ne suis plus libraire mais j’occupe un emploi plus administratif mais toujours commercial dans le domaine du livre. Au sein des éditions Biblio, je me charge d’assurer la bonne distribution de nos nouveautés et du fonds en France et à l’étranger.
Ainsi, je suis allée visiter début septembre les entrepôts MDS à Dourdan, distributeur du livre majeur en France et en Belgique. Ce sont eux qui distribuent les éditeurs historiques de BD comme Dupuis… J’en profite ici pour vous dire que cette entreprise cherche quarante caristes pour surcroit d’activité. Depuis les confinements, les gens lisent et achètent plus de livres et je m’en réjouis !
Ce mois-ci, j’ai eu un coup de cœur pour l’une de nos nouveautés. Cela s’appelle Les deux pieds en Afrique écrit par Maya et Manior, deux missionnaires chrétiens au service du Défap au Cameroun pendant un an.
Il s’agit d’un roman graphique totalement polymorphe. Il mêle autobiographie, bande dessiné et reportage photographique d’une expérience personnelle vécue en couple.
Le narrateur est Manior, un « blanc » d’une trentaine d’années, sans enfants à l’époque. Il a passé une année de volontariat pour le Défap afin d’aider des églises au Cameroun dans leur stratégie de communication, comme c’est son métier.
Dessins de Manior- Les deux pieds en Afrique, éditions Scriptura
Ce journal de bord en 365 jours se déroule pendant l’année 2014/2015 durant le mandat de François Hollande, qui vient en visite officielle à Yaoundé pendant son année de volontariat. Manior parle avec beaucoup d’humour des pincettes que l’on doit prendre quand on vit dans une république bananière en Afrique.
Les allusions au président Paul Biya sont assez comiques. On ressent alors le décalage avec la France où l’on ne se prive pas de critiquer sans crainte les personnalités politiques du pays.
Les deux pieds en Afrique n’est pas une BD particulièrement engagée politiquement, elle raconte le quotidien d’un missionnaire blanc du 21eme siècle. Il ne fait pas des campagnes d’évangélisation dans les villages reculés à tour de bras, il aide les églises à communiquer sur Internet.
Un roman graphique c’est quoi?
Un roman graphique, c’est une bande dessinée plus longue et ambitieuse qu’un album BD standard de 46 pages. La plupart du temps, le roman graphique s’adresse plus à un lectorat adulte.
J’ai bien envie dans un prochain article de vous dresser la liste de mes romans graphiques favoris. Il faut dire que je me régale vraiment à les lire car ils allient littérature et dessin sur trois cents pages. Sachez que la BD est en train de supplanter la littérature dans les genres de lecture les plus lus.
Le retour à la terre de Larcenet et Ferri, une référence assumée par l’auteur
Très rapidement, la comparaison avec ma série fétiche Le retour à la terre m’a vite sautée aux yeux. Ce n’est pas un roman graphique mais bien un album de BD traditionnel. Il raconte autobiographiquement le quotidien néorural de l’auteur et de sa femme avec l’arrivée de leur premier enfant.
La dame africaine du marché de Yaoundé ou Mme Mortemont aux Ravenelles manquent toutes les deux de filtre dans leurs conversations, que ce soit en Afrique ou dans les campagnes françaises, l’étranger suscite toujours incompréhensions et situations cocasses qui donnent toujours matière à une BD de qualité.
Même sans être tenté par une expérience humanitaire en Afrique (c’est mon cas), ce roman graphique apporte un très bon moment de lecture. J’ai appris de nombreuses choses sur les réalités en Afrique qui m’ont donné matière à réflexion : les difficultés de connexion à Internet, l’eau potable qui est toujours une denrée rare pour eux ou encore l’état des routes très dangereuses…
Cette lecture m’a bien aidée à relativiser quand je râle après le RER B le matin…
Je vous recommande donc ce roman graphique passionnant qui comprend aussi une partie documentaire avec un très beau travail d’édition pour mettre en valeur cette aventure humaine unique dans une vie.
Retrouvez ici mes articles qui chroniquent des romans graphiques :
– Le monde au balcon, garder mémoire du confinement 2020 dans sa bibliothèque
-La série Rendez vous dans la forêt d‘Alain Audersetpour entretenir une relation privilégiée avec Dieu
-Le retour auxRavenelles : ma passion pour Le retour à la terre de Larcenet et Ferry.
En mars 2020, confinement mondiale, une série Netflix crève l’écran : Le jeu de la dame, adaptation du roman de Walter Tevis, paru en 1983 .
Deux amies qui partagent mes gouts en matière de séries Netflix un peu guimauve, me recommandent de regarder Le jeu de la dame. Je traine des pieds car je trouve le personnage principal trop névrosé et le contexte général ne m’encourage guère à regarder une série sur les addictions.
Cet été 2021, je pars en Bulgarie et je retrouve le livre sur toutes les tables des librairies de Bourgas, ou dans une vitrine de la rue Soufflot à Paris. Le trouver à la médiathèque de ma ville finit de me convaincre de le lire.
Mais voilà, je m’ennuie énormément les cent premières pages et j’hésite vraiment à laisser tomber ce roman alors qu’une bonne lecture pour moi, cela ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval.
Copyright Netflix
Je suis très difficile en manière de littérature, voire franchement têtue. Alors je vous donne un conseil complètement barjo pour éviter un abandon de lecture : n’hésitez pas à sauter cent pages d’un livre, quitte à les lire plus tard. Si vous êtes capables de prendre une série en cours de route et de raccrocher les wagons, alors lancez-vous !
Le résumé
Beth Harmon est une jeune orpheline qui vit son enfance dans un orphelinat de l’Amérique profonde dans les années 1950. Son quotidien s’illumine grâce à l’employé des services généraux du lieu qui lui apprend les échecs. Une famille dysfonctionnelle décide de l’adopter, provoquant la jalousie de sa camarade de chambrée, Jolene, une jeune afro-américaine aussi déroutante qu’attachante.
Rapidement, seule la mère adoptive de Beth s’intéressera à elle. Ainsi Beth et Alma vont rapidement parcourir le pays au gré des tournois d’échecs. Les chambres d’hôtel avec mini-bar et razzias dans les pharmacies locales deviendront leur quotidien.
Car Beth n’est pas qu’une petite prodige aux échecs, elle est aussi totalement accro aux petites pilules vertes données dès son plus jeune âge à l’orphelinat. Cette addiction a une incidence directe sur son psychisme et ses fortes émotions quand elle pratique ce sport intellectuel et psychologique…
Mon avis :
J’ai énormément aimé ce roman car c’est un portrait psychologique d’une rare qualité. Il décrit la descente aux enfers d’une jeune femme qui a tout pour réussir. Elle fait la une des journaux pour son talent, signe des autographes, et se vautre chez elle dans l’auto destruction. J’ai vu la mini-série après avoir lu le livre.
La manière dont l’auteur raconte son mal-être est vraiment talentueuse. Il faut aussi vous expliquer que ce roman a une part largement autobiographique car Walter Tevis, joueur d’échecs amateur, a beaucoup souffert de son addiction à l’alcool. Cela lui a même couté la vie et il n’a pas pu publié d’autres romans après celui-ci. Grâce à ce livre, j’ai appris à mieux comprendre la douleur morale que vivent les alcooliques.
Beth Harmon est un personnage de fiction mais les joueurs d’échecs qu’elle rencontre en compétition sont des champions qui ont marqué l’Histoire. Notamment, une joueuse géorgienne Nona Gaprin-Dachvili, qui accuse Netflix de l’avoir mise au placard.
Le sujet du Jeu de la dame, ce n’est ni la guerre froide, ni le sexisme, ni même les échecs même si on en parle beaucoup. Ce roman traite avec beaucoup de subtilité la détresse psychologique que vit une jeune orpheline, prodige des échecs malgré sa réussite professionnelle et sociale.
Au fil des 400 pages du roman (je n’aime que les gros pavés en littérature), on voit cette jeune fille gagner des trophées, bien garnir son compte en banque et améliorer son style vestimentaire et esthétique, vitesse grand V. Il faut dire que sa coupe de cheveux dans le genre épouvantail et ses socquettes blanches lui donne un drôle d’air tout au long de son adolescence. Ce roman montre comment son talent l’aide à évoluer, se faire des amis alors qu’elle est très solitaire.
Copyright Netflix
J’ai été émue par les passages où elle retrouve Jolene et comment son amie l’aide à sortir de ce naufrage émotionnel. On devine facilement que Beth a besoin de se sentir aimée et étreinte physiquement comme une petite fille qu’elle était et qui a eu des sacrées carences affectives. Sa relation aux hommes est très problématique mais elle va trouver une issue plus heureuse du côté de l’amitié et de la camaraderie masculine.
Ce livre m’a immédiatement fait penser à La fenêtre panoramique de Richard Yates, un roman lui aussi adapté au cinéma avec Léo di Caprio et Kate Winslet. Comme quoi, l’American way of life est un champ de ronces qui cache bien des névroses.
C’est d’ailleurs, ce qui est montré sur la couverture du livre et sur un compte Instagram génial d’une illustratrice (_annateur) inspirée par la mini-série : le poids de l’alcool et les fameuses pilules sur l’échiquier.
Je vais rompre pour une fois avec l’habitude de ce blog de mettre des sardines pour noter ce livre. J’ai vraiment aimé cette lecture pour sa profondeur psychologique mais les tourments décrient dans ce livre me laissent un goût aussi amer dans la bouche qu’un cachet avalé de travers et sans eau.
Finalement, j’ai lu les cent premières pages qu’il me manquait et j’ai ressenti un effroi bien désagréable de lire comment cette petite fille a été mise à la drogue par son orphelinat. Ils leur distribuaient des tranquillisants pour les rendre plus dociles.
La lecture de ce roman a été l’occasion idéale une discussion fort intéressante avec le grand-père bulgare de mon mari. Il m’a expliqué que c’était moins le cas maintenant, mais que dans les années 1950, les hommes bulgares d’un certain âge jouaient aussi beaucoup aux échecs dans le jardin maritime de Bourgas.
Pourquoi le peuple russe a autant pris les échecs au sérieux au 20eme siècle ?
Il semblerait que la réponse soit toute simple : à partir de 1917 et l’instauration du régime communiste, le peuple a été encouragé à jouer aux échecs partout. Que ce soit à la maison, à l’école, à l’usine avec une passion grandissante pour ce sport intellectuel. Le bloc communiste était connu pour sa discipline de fer , tutoyer la perfection avec élitisme dans la conquête de l’espace, les sports comme la natation, la gymnastique ou encore les échecs…
Les scènes où Beth Harmon se rend incognito dans les parcs de Moscou pour rencontrer des joueurs d’échecs du dimanche sont vraiment d’une grande émotion. Cette jeune fille vient d’un orphelinat et elle a trouvé en Russie les accolades des joueurs d’échecs russes. Dans le roman Le jeu de la dame, les hommes russes semblent beaucoup chaleureux que les Américains froids et austères.
Dans le domaine des adaptations littéraires au cinéma, c’est désormais Netflix le maître du jeu. La série Lupin a relancé de manière fulgurante l’intérêt des jeunes pour l’œuvre de Maurice Leblanc et il est évident que je n’aurai jamais trouvé seule cet auteur sans Netflix.
Le risque est que les romans initiaux deviennent des produits dérivés des séries télévisées. Dans un tout autre genre, je vous parlerai de ma passion inexpliquée pour Downton Abbey et les livres que j’ai lu autour de cette fresque historique.
Retrouvez ici mes précédentes chroniques de mes coups de cœur séries et adaptations littéraires.
L’œuvre de Christo et Jeanne-Claude est à l’honneur dans les médias avec l’emballage de l’Arc de triomphe en haut des Champs-Elysées.
Cela m’a paru évident d’écrire un article sur ces personnalités bulgares qui rayonnent dans le monde entier !
Christo, le nouveau réaliste qui a fui la dictature communiste en 1956
Christo est décédé en 2020 et n’a pas pu voir de son vivant la réalisation de ce projet qui lui tenait à cœur depuis les années 1970. C’est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur ce couple d’artistes mondialement connu en particulier aux Etats-Unis.
Christo est un artiste bulgare qui a fui la dictature communiste en Bulgarie en 1956. Il faut dire qu’il fut un artiste engagé qui se servit de son art pour dénoncer les excès du système. Son père était un farouche opposant au régime. Ce n’était pas la joie dans l’enfance de Christo et il est indéniable que cette blessure s’est ressentie dans son art.
Crédit photo : Christo and Jeanne-Claude Foundation
Il arrive en France dans les années 1960 et rejoint le groupe des Nouveaux réalistes, il rencontre Jeanne-Claude, une héritière de la grande bourgeoisie française qui deviendra sa coéquipière artistique durant toute leur vie.
Pionniers du land art, ils ont réalisé des œuvres gigantesques dans le monde entier notamment l’emballage du Pont-Neuf en 1985, ou encore celui de grandes institutions politiques à Bern en Suisse ou à Berlin en Allemagne.
Une grande rétrospective leur fut consacrée au Centre Pompidou en 2020.
S’il fallait citer le personnage bulgare le plus célèbre au monde, je citerai d’emblée Christo. Mais j’ai voulu avec cet article présenter d’autres Bulgares célèbres dans le milieu du sport, de la danse, de la chanson mais aussi la cuisine et les sciences !
Des étoiles montantes dans le domaine du sport, de la danse et de la chanson
Quand je donne mon nom de famille dans les magasins, il m’arrive qu’on me demande si Grigor Dimitrov est de ma famille. Hélas non, Dimitrov est un nom très répandu en France comme Martin ou Dupont. Grigor est un jeune prodige du tennis mondial. Il est entré dans l’histoire de son pays comme étant le premier Bulgare à gagner un tournoi ATP.
Dans un autre sport, j’apprécie aussi Denitsa Ikonomova, une danseuse professionnelle qui est devenue jurée de l’émission Danse avec les stars.
Dans le domaine de la chanson, Sylvie Vartan est une ambassadrice incontournable de la Bulgarie en France. Sa chanson autobiographique La Maritza composée pour elle en 1968 émeut chaque génération de Français car elle est teintée de nostalgie face à l’exil forcé dans les années 1950. Sylvie Vartan a fui avec sa famille depuis l’Orient-express.
J’ai aussi découvert un chœur féminin de voix bulgares : Orenda voices qui accompagnait Vianney et Maître Gims lors de la finale de The voice en 2018. Elles donnaient un concert l’an dernier dans l’église Saint Louis en l’île.
Enfin, l’an dernière, une bannière Google a suscité toute mon attention. Elle rendait hommage à Stamen Grigorov, l’inventeur du fameux yaourt bulgare. C’est lui, le célèbre biologiste qui a découvert que les Balkans avec leurs températures, favorisaient la culture de bactéries pour fabriquer des yaourts. Il contribua aussi à l’invention du vaccin contre la tuberculose des Français Calmette et Guérin.
Copyright Google
Je vous invite à lire mes précédents articles consacrés à la Bulgarie, mon pays par alliance.
Cette semaine, ma petite biche a vécu sa première rentrée des classes chez les tout-petits de deux ans et demie.
Pas de larmes à l’oeil ni pour elle, ni pour nous tellement nous étions préparés à ce grand événement que nous attendions avec impatience depuis le mois d’avril dernier. Je me rappelle que ma fille et moi avons sauté de joie quand la directrice de l’école nous a annoncé qu’une place était prévue pour nous. Ce sont des conditions privilégiées puisque cette classe compte douze élèves.
Quelques conseils pratiques pour se préparer à l’entrée à l’école durant l’été.
Les petits documentaires Kididoc de Nathan empruntés à la médiathèque nous ont bien servi cet été pour l’apprentissage de la propreté et se familiariser avec l’école. Le fait que notre petite fille aille chercher une grande fille avec sa nounou à la sortie des classes l’a aussi bien aidée à aimer l’école !
Depuis quinze jours, je vis ainsi cette première rentrée par procuration : la première journée au centre de loisirs, la première sieste à l’école et le début des repas à la cantine. Demain, j’assisterai à une réunion parents-professeurs en tant que maman…
Nous sommes vraiment contents car la maîtresse publie chaque jour des photos de leur journée dans un blog sur le site privatisé Toutemonannée. On y voit la vie en classe avec les ateliers peinture, lecture et surtout motricité. Je n’ai pas pleuré le jour de la rentrée mais je suis un peu émue les soirs en attendant de nouvelles photos avec impatience…
Depuis plus de deux ans, je vis une aventure humaine et familiale extraordinaire avec l’arrivée de notre premier enfant. Alors voici quelques uns des meilleurs articles de mon blog qui parle de parentalité d’un point de vue personnel.
Je vous recommande le blog Fabuleuses au foyer pour vivre pleinement parents imparfaits et heureux en se débarrassant pour de bon du perfectionnisme toxique.
J’ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique car la lecture de ce gros pavé est mon coup de cœur littéraire de ce printemps et je ne savais pas par où commencer. Les situations de vie de ces femmes issues des quartiers très populaires en plein baby-boom m’ont émue mais aussi révoltée.
J’ai tout de suite pensé à mon arrière-tante Julienne qui a accouché de son premier enfant sur les routes de l’exode, sous les bombardements, en Touraine en juin 1940. D’ailleurs, la mère supérieure du couvent de Nonnatus house si gentille et aimante s’appelle Sister Julienne….
J’ai découvert la série NetflixCall the midwife pendant ma grossesse et elle m’a aidée à dompter ma peur de l’accouchement : je savais comment cela se déroulait et j’avais compris le vocabulaire de gynécologie : le placenta, les forceps, naitre par le siège…
Cette série adaptée de l’autobiographie de Jennifer Worth, une sage-femme du Londres populeux des années 1950 est un formidable document historique et sociologique.
A chaque épisode, il se déroule un accouchement dans des conditions différentes les unes des autres : une fille-mère qui se retrouve sur le trottoir, une femme âgée qui a peur de mourir en couches, une patiente atteinte de syphillis….
Ce livre raconte les évolutions des pratiques obstétriques pour calmer la douleur des femmes enceintes : l’accouchement à la maison mais l’arrivée du gaz hilarant, de la péridurale…
On est bien loin de Downton Abbey et de Buckingham palace quand elle raconte les conditions de vie de ses accouchées : pas d’accès à l’eau potable donc des conditions d’hygiène déplorables, un surpeuplement de logements sociaux délabrés à cause du baby boom d’après guerre, des sales types qui les cognent ou qui les mettent sur le trottoir, la syphillis qui rôde…
Copyright Neal Street Productions
Quel livre ! La série Netflix est fidèle aux mémoires de cette ancienne infirmière des hôpitaux de Londres, qui a aussi vécu à Paris. Elle a trouvé la foi au contact des sœurs qui l’emploient comme sage-femme dans ce couvent de l’East end.
J’aime ce livre car il rend hommage au dévouement de ces sœurs qui ne jugent pas ces femmes et qui leur témoignent de l’amour du prochain malgré la crasse, la grossièreté et la pauvreté.
Jennifer Worth glorifie aussi la gentillesse des cockneys qui sont reconnaissants du travail des sages-femmes et des soeurs dans leur quartier.
Ce livre est un excellent document sociologique qui étudie les Anglais les plus modestes avec vérité et empathie. Il raconte les blagues « pipi-caca » de Soeur Angelica qui est d’origine cockney et qui comprend très bien leur quotidien. Ils partagent des wc pour tout l’immeuble alors les histoires de constipation et de courante sont …. monnaie courante.
J’ai aimé que les chapitres de ce livre portent les noms des personnes que Jenny a rencontré et apprécié : Fred, Chummy, Sister Monica Joan…
Chummy, une des consœurs de Jenny vient d’une famille aristocrate et va nouer une profonde amitié avec un petit dur de Poplar. Il va lui apprendre à faire du vélo, apprentissage indispensable pour exercer le métier de sage-femme de jour comme de nuit.
Les sœurs du couvent vont lui offrir son propre vélo pour le récompenser de son dévouement. Grâce à ce cadeau, cet enfant sortira de son milieu social et deviendra le bodyguard de Lady Diana, trente ans plus tard.
Je vous invite donc à regarder cette série formidable qui parle de la foi et de la naissance avec humanité et qui donne à réfléchir. Il est vrai qu’elle s’adresse à un public très majoritairement féminin. Mais elle peut aider de futurs parents à vaincre leur peur de l’accouchement à l’instar d’une émission de télé réalité bien faite : Baby boom.
Copyright Neal Street Productions
Retrouvez ici mes meilleurs articles sur l’Angleterre et sa culture : littérature, cinéma et tourisme !
– Un guide touristique en dehors des sentiers battus pour découvrir Londres, éditions Les Arènes.
J’ai découvert Léna en parcourant le classement du top des ventes Livres Hebdo : elle a vendu plus de 400 000 exemplaires de son premier livre Toujours plus +=+, édité par Robert Laffont.
Léna Situations est l’une des youtubeuses les plus connues de France, ambassadrice d’Adidas cet été sur des panneaux publicitaires king size. Avec ce livre de développement personnel pour les lecteurs de sa communauté issue de la génération millenial, elle a vendu plus de livres que Barack Obama avec ses mémoires !
Je n’ai pas encore lu son livre parce que le développement personnel ce n’est pas ma priorité à lire mais je suis devenue accro à ses vlogs depuis ce printemps. Elle réussit l’exploit de ne jamais m’ennuyer chaque dimanche soir avec un vlog d’une vingtaine de minutes où elle raconte ses moments de vie avec des ingrédients marquants : authenticité et proximité.
Elle se livre à sa communauté avec intelligence et recul. Léna est une vieille routarde du web, elle a appris à se protéger des critiques toxiques gratuites et de mettre en lumière ces comportements malsains pour mieux les contrer.
Sur sa chaîne You tube qui compte plus d’1,6 millions d’abonnés (dont moi), elle parle avec bienveillance d’estime de soi et de charge mentale à ses followers. Ils ont entre dix et trente ans, j’imagine et je trouve qu’elle apporte un bon état d’esprit avec ses moments heureux avec ses copains. Elle parle aussi de ses crises d’angoisse et du syndrome de l’imposteur qu’elle peut parfois ressentir.
Léna est une jeune vidéaste du web qui réussit sa carrière et qui montre à d’autres jeunes que c’est possible de réussir en France quand on travaille très dur. C’est une incroyable bosseuse qui emporte partout son ordinateur pour monter au moins quatre heures au quotidien.
Les ados qui m’entourent et qui regardent ses vidéos disent que Léna qu’elle est très forte dans ses montages, c’est plus ce professionnalisme qui ressort que ses vannes ou son maquillage. Quand elle filme Paris avec de chouettes habillages musicaux, des cadrages et des moments de vie tout simples, cela me fait penser au cinéma de Cédric Klapisch dans son dernier film Deux moiqui m’a tellement plu que je l’ai chroniqué dans ce blog !
Donc, cet été j’ai passé mon mois d’août à regarder chaque soir les vlogs de Léna depuis la Bulgarie. Certains soirs, ses vidéos m’ont plus divertie que d’autres, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette saison 5. J’ai compris la référence du générique à la série Une nounou d’enfer le dernier jour du mois et j’ai bien aimé la joie d’enfant de Léna et ses copains Marcus, Solène et compagnie quand ils se mettent à jouer à SOS ouistiti.
Enfin, grâce à Léna Situations, j’ai découvert son père Papa situations qui est mis en avant dans les vlogs et leur complicité fait plaisir à voir. Il soutient beaucoup sa fille dans son aventure professionnelle. Pendant les vacances de Léna à Ibiza, on voit aussi le père de Big Flo et Oli, Fabian Ordonez qui joue de la guitare.
Cela fait plaisir à voir ces jeunes qui réussissent dans la musique, les vidéos Youtube. Ils donnent espoir pour toute une génération, Léna incite toute une nouvelle communauté de lecteurs à se rendre en librairies alors qu’on prétend que les jeunes ne lisent plus.
Je suis assez atterrée par tous ces rageux, Frédéric Beigbeder en tête qui méprisent les youtubeurs comme Léna alors que ce sont les nouvelles classes laborieuses du numérique. Tant mieux pour elle si elle gagne bien sa vie, elle travaille dur pour maintenir et enrichir sa carrière.
Youtube est devenu pour beaucoup d’entre nous notre poste de télévision le dimanche soir. Je suis curieuse de suivre la suite de la carrière de Léna. Est-ce qu’elle va se lasser des vlogs par la suite?
Je suis en train de lire un super dossier de Livres hebdo sur les nouveaux libraires ou critiques littéraires 2.0. Quand je vois l’évolution des métiers du livre, les mépriser ou les dénigrer est vraiment aussi idiot que se tirer une balle dans le pied.
Retrouvez ici mes derniers articles parus sur le blog :
-Profiter au maximum de ses vacances : les différences de standard entre France et Bulgarie
C’est récurrent dans ce blog : en août, il se cale à l’heure bulgare, patrie de mon cher époux. C’est la 9eme année consécutive que je l’accompagne en vacances dans son pays.
J’ai besoin de cette pause estivale, partir en vacances à l’étranger pour mieux retrouver mon pays à la rentrée. J’aime partir dans ce pays d’Europe en particulier car nous sommes attendus par notre famille et nos amis qui nous aiment.
Pays membre de l’Union européenne depuis 2007, il est prévu que la Bulgarie entre dans la zone euro dans deux ans : adieu la lev !
Cette année, j’ai été bien agacée par les hausses de prix injustifiées pour tout et pour rien en France (3€ en moyenne le moindre soda vendu à emporter en boulangeries ou en gares). Alors pour l’été , nous avons voulu donner du lest à notre porte-monnaie de petits écureuils épargnants en nous faisant plaisir à travers nos loisirs.
Rien de bien fou-fou mais sacrément agréable de profiter un peu de la vie après ces mois de demi-confinement cet hiver. Standard de vie, le mot est moche mais il veut tout dire. En Bulgarie, un euro équivaut à deux levas. Nous avons bien profité des transats au bord d’une piscine d’hôtel : 8€ pour deux pour la journée, 0,40 centimes d’euros pour boire une boisson gazeuse bien chimique à la violette ou à la cerise dans le jardin maritime de Bourgas.
A Sozopol, on profite pleinement des bouées et des bananes tirées par un jet-ski pour 5€ pendant 25 minutes alors que ça coute en moyenne 25 euros en France.
Je vous recommande à Bourgas la chaîne de restaurants Happy si vous voulez manger plus mainstream que la cuisine locale : shopska salad, tarator et banitsa… Ils proposent des burgers, des tacos et de très bons sushis au fromage Philadelphia. Nous avons très bien mangé pour 30 euros à deux, le restaurant est spacieux et le personnel très agréable. Nous avons testé le restaurant à coté du jardin maritime.
Pour le petit-déjeuner, sachez que les Bulgares mangent salé. J’aime beaucoup les banitsas, ces feuilletés avec de la feta locale : le sirene très salé, à midi après la plage. Mais au bout d’une dizaine de jours, l’appel du croissant le matin se fait entendre.
L’hospitalité aux touristes est le grand atout de la Bulgarie. Leurs voisins roumains en vacances en Bulgarie le reconnaissent volontiers même s’ils se chambrent comme les Français et les Belges ici. A Sofia en allant prendre l’avion, nous avons dormi dans des chambres très confortables avec grand lit et salle de bain king size, piscine extérieure pour 40 euros la nuit.
Après avoir réussi à éviter les hôtels premier prix pendant une dizaine d’années, dur fut notre retour en France. Dormir à trois personnes dont une petite fille dans 10 mètres carrés, salle de bain comprise pour 40€ me vaccine des hôtels français en général. C’est souvent rat pour le rapport qualité/ prix des prestations. Heureusement, le petit déjeuner était compris et nous avons été accueillis par un personnel aimable et accueillant.
Il faut dire que le réveil fut tonitruant puisque nous avons été réveillés par une alarme incendie à six heures du matin. En partant pour la gare SNCF de Beauvais, nous avons rencontré à l’arrêt de bus trois jeunes baroudeurs français qui partaient sur la côte Noire bulgare !
Sozopol, Bamboo beach. A éviter si vous n’aimez pas la musique d’ambiance assourdissante. On s’est vite barrés !
Voila, mes impressions sur l’été 2021. La pandémie ne nous aura pas empêché de partir en voyage voir notre famille. J’adresse toute ma reconnaissance au personnel de laboratoire qui a fournit un sacré effort pendant tout l’été pour nous fournir nos fameux tests PCR en un temps record.
Nous avons fait escale à Beauvais entre la gare SNCF et l’aéroport le temps d’un après-midi. Présenter un test PCR en terrasse pour boire un verre fut une expérience un peu étrange et déroutante. Puis, le soleil et la plage en Bulgarie nous ont aidé à tout oublier pour profiter un maximum.
Cette année, notre petite fille était débarrassée de ses douleurs dentaires la nuit et a bien mieux supporté les voyages en voiture. Ce fut donc beaucoup plus ressourçant pour nous. Je me suis découvert une véritable passion pour les étiquettes alimentaires et de boissons, tellement révélatrices de nos manières de vivre, de nos identités culturelles, des documents d’anthropologie….