Libraire et parisienne d'adoption depuis 2005. J'écris un blog culturel qui me ressemble pour transmettre ma passion pour les livres, Paris et ma foi en Jésus !
Cet été, je me suis régalée avec deux séries Netflix dont j’attendais la suite avec impatience : Virgin river saison 4 et Never I ever saison 3. Malgré quelques longueurs, j’ai passé un bon moment de détente cet été, excellent échappatoire face à la canicule.
Regarder Virgin River sous un bon plaid avec un petit chocolat quand l’été finit…
La saison 3 m’avait moyennement emballée. Cette histoire d’embryons congelés, fruits du couple de Mel et de son mari décédé me paraissait totalement déjantée. Cela pose des questions déontologiques sur le plan éthique et dans le processus de deuil.
Copyright Netflix
Heureusement, tout rentre dans l’ordre au fil de la saison 4 et d’autres thématiques sont abordées : la rédemption dans le couple de Bree et Brady, la vulnérabilité de Hope après un accident de voiture, le stress post-traumatique des vétérans d’Afghanistan…
Tous les acteurs jouent bien même ceux qui m’énervent un peu avec leurs bons sentiments et leur patriotisme. Cette saison était passionnante à suivre avec de nombreux rebondissements et bien entendu deux bons vieux cliffhangers pour le prix d’un…
J’aime beaucoup cette série pour les beaux paysages naturels de cette série censée se dérouler dans la Californie montagneuse mais qui a été tournée au Canada… J’aime bien les terrasses de leurs petits chalets cocooning et particulièrement le personnage de Mel. Elle est attachante, authentique à mille lieux de l’héroïne inexpressive et un peu distante de la série Chesapeake shores.
Autre série contemporaine qui se déroule également en Californie, Never I ever. J’aime bien Mel mais encore Devi, la jeune lycéenne d’origine indienne, complètement barrée. Elle est drôle, d’un tempérament primesautier qui me parle beaucoup… Bon, elle fait un peu trop valser ses petits copains avec ses sautes d’humeur et ses doutes.
Se bidonner avec Trent, Eleanor, Ben, Paxton, Devi… dans Never I ever
J’aime beaucoup les scènes où on la voit en entretien thérapeutique avec sa thérapeute. Devi a seize ans, elle vient d’une famille indienne fidèle à ses traditions.
Son papa est mort brutalement alors qu’il était dans la fleur de l’âge, d’une crise cardiaque pendant un récital de musique à son lycée. C’est une série à la fois drôle et profonde qui parle du deuil, de l’engagement.
Copyright Netflix
La saison 3 parle beaucoup de leur orientation universitaire. Ils se mettent une sacrée pression pour la suite à l’image de Ben mais aussi de Paxton. C’est de loin mon personnage préféré. L’épisode où il présente des excuses à chacune de ses ex qu’il a ghosté est savoureux.
C’est lui qui évolue le plus vite alors que Devi dégringole et papillonne sur le plan sentimental. Ce sont ses doutes qui font le sel de cette série.
La relation avec sa maman évolue positivement. Sa mère était vraiment tyrannique avec elle dans la première saison. Sans vouloir spoiler la fin de la série, mère et fille vont faire preuve de solidarité quand une nouvelle amie qui n’avait pas de si bonnes intentions que ça, va cataloguer Devi dans la case « fille à problèmes ».
J’aime cette série pour ses démonstrations d’amitié, d’amour et de solidarité entre les personnages.
Dans les temps actuels, cela ne fait pas de mal…
Retrouvez-ici mes précédents articles sur mes séries Netflix préférées :
Je vais provoquer un tollé : d’habitude, je n’aime guère l’été. C’est trop long, c’est mort dans les rues, il fait chaud, je travaille… bref je peste à tout va. Et bien cette année, malgré les cinq ou six vagues de chaleur vécues en région parisienne cet été, j’ai beaucoup aimé la cuvée 2022.
Il faut dire que j’ai échappé à celles du 14 juillet et du 15 août en mettant les voiles sur le plateau ardéchois et en Bulgarie grâce à sa douce brise marine…
L’été avait commencé un peu en avance avec une baignade bien agréable à la plage des Catalans, début juin. Je l’avais raconté dans mes moments de vie de mai à juillet.
Début août, j’ai démarré les vacances sur les rotules. Mon frère et sa femme sont venus passer la journée avec ma fille et moi au lac des Minimes. C’est fou comme un lac artificiel apporte de l’évasion en Ile de France.
Puis, nous avons pris l’avion à Beauvais pour rejoindre notre famille bulgare (merci la mini pêche aux canards du magazine Heidi pour aider l’attente ). On a fait une halte à Shipka, dans le centre du pays avant de rejoindre la côte.
Shipka, c’est un haut lieu de l’identité collective bulgare. Ici, les Bulgares se sont débarrassés du joug ottoman en 1877. C’est un bel endroit en montagne ! Il y a aussi Buzludzha, la maison du part communiste bulgare, un monstre de gigantisme que j’ai découvert avec le film I feel good.
Les vacances se sont déroulées comme habituellement : un farniente bien agréable à Sozopol et à Bourgas en famille. On a bien apprécié de retourner faire un tour à Sofia avec notre petite fille. On est allé dans le parc du théâtre national, mon spot favori de Sofia.
Puis manger une glace chez Confetti et surtout retrouver nos copains dans une guinguette d’un parc à coté du stade de la ville. Les Bulgares sont assez balèzes en parcs municipaux : le jardin maritime de Bourgas est un paradis urbain…
Le retour en France a été assez ardu pour nos vieux corps de trentenaires. Notre petite biche de presque quatre ans nous a épaté à être exemplaire pendant huit longues heures entre aéroports, car et métro…
Mais les cartes postales des copains nous attendaient dans la boite aux lettres.
La reprise du travail a été agréable. J’ai pris les devants le samedi d’avant pour trier mes emails et préparer ma tenue pour le mariage de Lina et Daniel le vendredi.
Quelle belle fête de famille à retrouver des amis que je connais depuis plus de quinze ans dans notre superbe temple, ma maison ! Je vous recommande l’appli Wedshoots. Le nom est affreux mais le concept est malin : réunir les photos du mariage prise par vos invités.
La fête était vraiment très réussie, l’ambiance était festive puisque tout le monde n’a pas demandé son reste pour danser quand a retenti Ces soirées là de Yannick, vestige musical des années 2000… J’attendais patiemment qu’ils passent Femme like u de Kmaro mais j’attends toujours…
Mon mari a été fidèle à sa promesse de danser avec moi, je le remercie au passage. Cela se passait dans les Yvelines, accessible par l’A13, l’autoroute des vacances en Normandie. Quelle meilleure idée qu’un mariage pour clôturer l’été ?
Maintenant place à la rentrée, qui sera une autre paire de manches. Heureusement, j’ai eu l’excellente idée de me planifier un petit blogtrip au Touquet, en pèlerinage sur les lieux de mon enfance…
Retrouvez ici mes meilleurs articles #moments de vie :
Cet été, j’ai pris les devants car j’ai réalisé que j’étais une véritable boulimique de lecture toute l’année : dans le RER quand je vais travailler, sur mon transat le soir depuis mon beau balcon fontenaysien et surtout à la plage au bord de la mer Noire, en famille en Bulgarie.
En Bulgarie, c’est un peu compliqué car les romans et la presse française ne courent pas les rues malgré les librairies francophiles. Alors j’ai pris deux gros pavés qui j’espère, me tiendront les deux semaines de congés. J’avais même prévu d’emprunter la liseuse Kobo de mon père mais je me suis dégonflée. Cependant, en tant que vraie lectrice, je tenterai un jour l’expérience numérique…
Les heureux élus de cet été sont :
Une grande partie de cette sélection à lire et à visionner vient de ma médiathèque à Fontenay sous bois. Je salue leur travail de qualité pour nous proposer de quoi nous évader l’esprit l’été, on sous-estime le rôle socioculturel de ces bibliothécaires : voici un article de blog qui présente leur métier.
A visionner avec une bonne glace quand la brise du soir chasse la canicule.
Holy Lola de Bertrand Tavernier en 2005 avec Isabelle Carré et Jacques Gamblin
Un couple auvergnat rejoint le Cambodge et tout un hôtel avec d’autres adoptants français pour rencontrer leur petite fille : Holy Lola. On suit leur parcours du combattant où les nerfs et les émotions sont mises à rude épreuve face à la corruption qui monnaye avec cynisme et intéressement le désir d’enfant. Je l’ai revu ces jours-ci alors que je suis devenue maman depuis et ma compréhension de leurs ressentis était indéniablement plus forte.
La lutte des classes de Michel Leclerc avec Leïla Bekti et Edouard Baer.
Je suis avec attention tous les films de Michel Leclerc, l’un des réalisateurs de ma série préférée Fais pas ci, fais pas ça car je trouve qu’il décrit avec beaucoup de justesse la société actuelle. Et puis, c’est comique mais habitant l’est parisien populaire, je pourrai me retrouver dans la situation de ces parents dans quelques années.
Un bon film poil à gratter pour questionner notre xénophobie ordinaire. J’aime beaucoup le jeu authentique et sensible de Leïla Behkti. Ne la cantonnons pas à son rôle de psychopathe mal dégrossie dans La flamme et Le flambeau…
Ces deux films étaient dans ma liste à voir, j’ai hâte de regarder Antoinette dans les Cévennes, Elvis et puis Downtown abbeyune nouvelle ère grâce à Eureka, la formidable plateforme numérique des bibliothèques du Val de Marne…
A lire dans un bon transat en ville, à la plage ou dans un pré qui sent bon l’herbe coupée.
Encore une fois, je salue l’initiative de tous ces maires qui développent les initiatives estivales comme Paris plages, Fontenay sous soleil ou l’été anti-rouille à Créteil. C’est très agréable de lire des revues prêtées par la médiathèque en attendant que son enfant ait fini de se dépenser sur un château gonflable.
Pour cet été, j’ai décidé de sortir de mes habitudes de lectures avec une enquête policière sur Action directe, un roman historique pendant la dictature de Franco en Espagne, un feel-good un peu plan plan mais qui décrit bien Brighton et l’Italie, un autre roman historique sur les biens artistiques spoliés aux familles juives pendant la seconde guerre mondiale et surtout le dernier roman de JC Sullivan…
Je vais commencer par celui-ci car c’est celui que j’avais le plus envie de lire. Malheureusement, grosse déception. Je n’ai pas retrouvé la finesse psychologique des personnages que j’avais tant aimé dans Maine, Les liens du mariage ou encore Les anges et tous les saints. Les dialogues entre les personnages étaient soporifiques et creux.
Je ne me suis attachée à aucun des personnages tant ils respiraient le cynisme et la déprime. Cette amitié entre Elisabeth et Sam, la mère de famille et la étudiante nounou ne m’a rien apporté de fécond. D’ailleurs, cela se termine en eau de boudin entre elles. Oups, spoiler. J’ai même sauté 400 pages pour lui donner une ultime chance mais cette vision sinistre de la maternité m’a beaucoup rebutée. Mais je remercie beaucoup la maison d’édition Les escales pour l’envoi de ce livre en service de presse.
Heureusement, je me suis régalée à regarder sur Netflix le film Journal d’une baby sitter. C’est une comédie de qualité qui étudie sous un angle anthropologique les riches familles de New-York dont les rejetons pourraient s’appeler Blair, Serena ou Chuck dans Gossip girl.
Dans un tout autre genre, j’ai lu La fille de Deauville de Vanessa Schneider, éditions Grasset, 20€
Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai trouvé fort intéressante cette traque policière qui devient obsessionnelle pour un policier, Luigi Pareno. Ce roman raconte la trajectoire de Joëlle, une jeune fille de la haute bourgeoisie qui hait au plus haut point ses parents et d’où elle vient. Elle rallie l’autre camp, celui des violents qui abat les riches d’une balle dans la tête sans sommation, en se planquant dans un coin sombre de leurs allées privées.
Cette structure assez décousue m’a un peu déstabilisée mais elle illustre bien la perte de tous repères, cette vie clandestine et meurtrière dans laquelle se perdent les terroristes d’Action directe.
J’aime beaucoup la plume de cette journaliste judiciaire du Monde qui a réussit son coup : montrer l’errance des êtres quand ils épousent une cause idéologique violente qui mène à avoir du sang sur les mains. Ce n’était pas une lecture très joyeuse mais elle m’a permis une saine réflexion philosophique.
Puis j’ai lu Hôtel Castellana (écrit par Ruta Sepetys, Gallimard Jeunesse, 19€), un roman historique que j’avais envie de lire depuis un bon moment. Lui aussi parle d’idéologie qui enferme les gens dans la souffrance mais à l’échelle d’une dictature d’Etat.
A travers une histoire d’amour contrariée entre Ana et Daniel, on comprend toute la pesanteur psychologique vécue par des millions d’Espagnols sur plusieurs générations entre 1936 et 1975. Ils ont la vingtaine mais portent le poids du monde sur les épaules.
Il est un riche héritier texan d’origine espagnole, elle est une très jolie fille pauvre qui va se sortir toute seule du ruisseau. Ce roman passionnant et bien écrit m’a tellement parlé sur une époque noire de l’Histoire en Europe que je réfléchis à un article pour chroniquer en détail ce roman. Pour résumer, ce roman donne la parole à tout un peuple meurtri à l’image des martyrs de Guernica, immortalisés par Picasso.
Ne sous-estimez jamais la richesse de la littérature young adult, j’avais vraiment envie de rajouter à ce bilan lecture deux très bons livres que j’ai lu en juin : Angie et Souviens-toi de septembre de Marie-Aude Murail, éditions Ecole des loisirs.
Chaque tome raconte une enquête policière menée par un trio de choc : Augustin Maupetit, commissaire beau gosse de la brigade des stupéfiants, Angie sa petite voisine de quinze ans et surtout Capitaine dite Capi, le berger allemand qui renifle les containers du port pour faire tomber les trafiquants de drogue du port.
C’est une trilogie ultra contemporaine qui se déroule pendant le grand confinement, celui du printemps 2020. La France était sidérée, éloignée de ses repères. Les policiers, les infirmières à domicile continuaient de travailler tout comme les acteurs d’une économie parallèle bien connue au Havre : la drogue. Avec de l’argent facile, on corrompt les dockers pour qu’ils mettent à l’abri de la douane un container.
Ces romans racontent avec talent la lutte des classes : la bourgeoisie havraise qui vit dans les villas sur les hauteurs comme dans un tableau de Monet à Sainte-Adresse et les prolos qui vivent dans les quartiers pauvres.
Et enfin, je ne pouvais pas finir ce bilan lecture sans une chronique BD : Les beaux étés de Zidrou et Jordi Lafebre, éditions Dargaud, 35€.
J’ai découvert cette saga familiale en six tomes dans le journal gratuit de Dargaud, trouvé à la Procure (ils font tous les deux partie du groupe Média participations). C’est exactement le genre de roman graphique que j’aime lire. Cela allie nostalgie, vacances, Histoire grande et petite, souvenirs et beau dessin attachant.
Cela raconte par de nombreux flash-back le départ en vacances d’une famille belge qui attend que le père ait fini ses planches de BD pour décoller de leur Belgique pluvieuse direction le sud de la France et le soleil… Cela m’a fait pensé au film Bienvenue à Marly Gomont de Kamini qui se passe dans le même coin et à la même époque mais aussi c’est l’antithèse de Boule et Bill.
Ici, les parents Falderault sont des soixante-huitards qui s’aiment goulument devant leurs enfants, ils pratiquent une vie bohême teintée d’humour et de naturisme alors qu’on se demande ce que font les parents de Boule et Bill au lit.
J’aime beaucoup cette saga qui explique comment la génération née après guerre s’est débrouillée pour se débarrasser des traumatismes de leurs parents : l’un des grands père est un réfugié espagnol de la dictature franquiste alors que l’autre papi a travaillé au STO.
Enfin, je vais continuer sur ma lancée de l’été en me sélectionnant à nouveau sept-huit romans et films pour l’automne. Pendant mes congés d’été, on a appris le décès de Jean-Jacques Sempé, sans doute l’un des dessinateurs les plus connus et apprécié en France depuis plus de soixante ans. Il est impensable pour moi de ne pas lui rendre hommage dans ce blog dans un prochain article.
Retrouvez-ici mes derniers articles BD et romans :
Les soldes d’été ont pris fin et il ne faut pas se leurrer, cette pratique commerciale a sacrément pris du plomb dans l’aile.
Moi qui aime varier mes tenues avec des petits accessoires à la mode, je cherche les articles soldés tout au long de l’année.
Je déteste choisir mes vêtements sur une façade d’e-shopping, c’est vraiment sinistre pour moi. Mais force est de constater que les petites boutiques de centre-ville font grise mine.
Fan sans plus de Zara mais assurément du magasin Félix Potin,140 rue de Rennes
J’ai réalisé avec grand regret qu’il n ‘y avait pas grand choix de tailles dans les boutiques physiques, on privilégie la vente en ligne, tellement imparfaite avec ses erreurs d’aiguillage dans les livraisons et ses ventes additionnelles limitées.
Alors que Camaïeu connait de grosses difficultés, j’ai eu envie de vous parler de quatre enseignes en majorité françaises qui me fournissent une garde-robe à la mode tout en étant accessible et de bonne qualité.
Promod, la marque française qui habille les femmes de toutes générations, de tous les milieux
Je m’y habille depuis que j’ai de l’argent de poche, quand j’étais lycéenne dans le centre-ville de Valence. Des fois, je regarde les étiquettes de vieux vêtements doudous que j’ai depuis dix ans et paf… Promod. J’ai pas mal délaissé cette enseigne les vingt années suivantes.
Promod est bien présent dans la plupart des centres commerciaux de banlieue parisienne. Quand je vois des tenues dans la rue portées par des femmes de tout âge, je vois des imprimés Promod. Cet hiver, j’ai flashé sur ce petit pull aux manches 3/4 tout doux et tout coloré qui m’a fait passer un sympathique hiver.
Promod est une marque française et familiale crée en 1975 par un héritier du catalogue La Redoute à Roubaix. Cette marque au nom peu original mais efficace est présente dans plus de quarante pays. Promod réussit la prouesse de démocratiser la mode française dans le monde entier.
Regardez-moi ce motif tigres trop kwaï d’un short à smocks Camaïeu !
Camaïeu, la mode à un prix accessible
J’ai aussi découvert cette enseigne dans la rue principale de Valence quand j’étais jeune. Mais je suis vraiment devenue une abonnée à Camaïeu à Paris avec mes petits salaires de job étudiant. Je suis très attachée à cette enseigne car elle m’a permis d’acheter pleins de vêtements à la mode pour me sentir bien dans mes baskets quand la bourse était un peu vide.
D’ailleurs, la première chose que j’ai fait le fameux 11 mai 2020, premier jour de déconfinement, c’est d’aller chez Camaieu, avenue de l’Opéra. Le magasin a fermé depuis.
Mon bomber colibri
Le bomber est une de mes pièces favorites dans mon dressing. C’est une pièce androgyne dérivée du blouson d’aviateur et démocratisé par des stars américaines des années 1950 et 1960.
J’ai trouvé mon premier bomber dans une petite boutique rue du Midi à Vincennes. Puis ce superbe motif colibri chez Camaïeu. Bon d’accord, il peluche pas mal mais c’est vraiment ma tenue doudou dont je n’ai vraiment pas envie de me séparer.
Bonobo ou le coton écologique de qualité
L’imprimé d’une de mes robes d’été Bonobo
Le nom de cette marque est assez original je trouve pour une marque de vêtements mais sa qualité a marqué mon vestiaire.
J’ai une dizaine de pièces de Bonobo qui résistent bien au séchoir de chez moi. Bonobo habille également mon mari et mon frère de temps à autre mais ils trouvent tout de même que cela rétrécit rapidement au fil des lavages.
J’aime bien leurs prix attractifs, leurs imprimés originaux et surtout la qualité de leur coton quand on vit à Paris, une zone à la fois humide et étouffante dans les transports.
Enfin, je ne pouvais pas terminer ce tour de piste de mes adresses mode favorites sans vous parler de Quai 71. J’en ai même rédigé un article tellement c’est ma boutique préférée à Paris depuis plus de quinze ans. C’est un ancien garage en plein cœur dans le Marais avec une belle mosaïque de dauphin près des cabines d’essayage.
Quai 71 et Vanessa Wu, les petites marques du Sentier qui vous rendent branchées !
Ce n’est pas le top de la qualité mais pour l’argent investi, cela tient quand même bien la route. J’aime toutes ces petites marques mode du Sentier qui m’apportent nouveauté et petite touche Parisienne qui suffisent à me mettre du baume au coeur quand l’hiver joue les prolongations en mars/avril…
Ma veste effet Chanel que je léguerai à ma fille
Comme les bombers, j’aime les vestes un peu épaisses qui donnent une allure, je dirais même une carrure (pas de rugbyman mais de Parisienne). Combien de fois cette petite veste m’a aidée à me sentir à l’aise pour mes premiers grands évènements professionnels…
Avec ses fausses poches, elle respecte vraiment les codes du tailleur Chanel. Je m’en suis tenue à la veste mais j’admire cette pièce qui fait bourgeoise sans être mémère comme dirait Christina Cordula.
Robe Bérénice, motif Aloha chez Marie-Sixtine
Les imprimés et les matières
Cet été, j’avais repéré une superbe robe longue dans une boutique de Vincennes , Marie-Sixtine. Subjuguée par son imprimé, je suis allée l’essayer en boutique à Chatelet et ce fut la catastrophe.
La matière synthétique était tout sauf confortable quand il fait chaud. Heureusement, j’ai trouvé mon bonheur rue Mouffetard chez Chromatic avec une robe en coton fort agréable.
Je milite pour la valorisation des boutiques de centre-ville pour le lien humain irremplaçable qu’elles possèdent : des souvenirs dans un quartier, le conseil avisé des vendeurs que l’on reconnait à chaque visite…
Mon prochain challenge sera de m’intéresser plus à la mode masculine pour trouver de belles tenues à mon amoureux …
Embarquée par mes collègues pour faire un micro-trottoir place Saint-Sulpice, 6eme arrondissement
J’aime tellement écrire cette rubrique mais soyons réalistes. Ces trois derniers mois, j’ai été submergée au travail par un tourbillon de commandes de livres post covid au travail.
Tout le monde s’est réveillé pensant l’épidémie derrière nous (bas les masques dans les transports français) et j’ai enchaîné les déclarations de douane compliquées à cause du Brexit, jouer au chat et à la souris avec les transporteurs…
Heureusement, pour ne pas devenir dingo, j’ai vécu de chouettes moments en famille, à aller nous balader dans différents coins de France. Je vous raconte cela mois par mois.
Mai, attentifs aux autres grâce au compte Insta Merci à un inconnu
En mai, j’ai accueilli Keysha, une stagiaire de DUT métiers du livre, rencontrée sur notre stand au festival du livre de Paris. C’était vraiment drôle car je me suis revue quinze ans en arrière dans cette même formation.
Aussi, j’ai découvert sur Insta le compte @Merci à un inconnu et j’ai eu de nombreuses occasions d’expérimenter leurs anecdotes qui sont devenues des conseils pratiques pour aider les autres.
Par exemple, je ramasse la carte professionnelle d’un policier qui la fait tomber parmi le torrent de personnes qui prennent l’escalator du RER A à Gare de Lyon.
Heureusement que j’ai crié le nom lu sur la carte sinon il allait monter dans le RER sans pouvoir le rattraper. J’ai aussi pu aider une dame qui s’est fait un beau combo entorse-malaise vagal au parc de Saint-Germain en Laye… Aider autrui rend heureux.
Juin : Un week-end à Marseille, un avant-goût des vacances bien agréable
En juin, direction Marseille après un gros manque de quatre années sans visite. Nous avons été logés comme des princes par Matthieu et Roxane, mes cousins dans le quartier de la Valbarelle, pas loin des plages du Prado et de la place Castellane.
Nous avons suivi notre tour touristique habituel le long de la Corniche Kennedy pour atterrir à notre rooftop de prédilection : Vapiano aux terrasses du port. Vue imprenable sur le port de la Joliette et des docks.
C’est peu dire que ce bon week-end ressourçant m’a aidé à recharger mes batteries. En juin, nous préparons l’office d’octobre pour présenter les livres qui seront en vente à Noël en librairies. C’est l’un des aspects les plus passionnants de mon métier. Je vous raconterai ce que sont les offices en librairies dans un prochain article.
Sinon, je me suis régalée avec la série HPI sur TF1, un vrai bon moment de télévision avec du romantisme et de la complicité !
Juillet, retrouver les cousins autour de Mamie Evelyne, 90 ans
A l’approche de la fin de l’année, j’étais très nostalgique de cette première année d’école en toute petite section. Mais j’ai été bien récompensée par tous nos efforts quand la nounou était malade, la classe était fermée à cause des cas contacts…
La kermesse du centre de loisirs a été un moment magique de communion avec des chorégraphies des enfants sur Soprano et les Jackson five. Trois ans sans fête de fin d’année dans cette école à cause de la pandémie.
Juillet a été un mois historiquement chaud et nous avons eu beaucoup de chance d’être relativement épargné dans notre fantastique appartement. Je pense beaucoup à tous ceux qui vivent dans une chambre de bonne sous les toits comme c’était mon cas pendant mes études.
Nous avons pu profiter d’un excellent week-end à la campagne en famille sur le plateau ardéchois pour fêter les 90 ans de ma grand-mère et revoir toute la famille. On a joué avec Azul avec délectation le soir.
J’ai mis mon cerveau progressivement en mode vacances même si le mois de juillet a été bien chargé professionnellement. Je suis un peu sorti de ma zone de confort avec une lecture de roman policier Angie ! et j’ai retrouver mes vieux travers estivaux : dessiner des piscines et des cocktails colorés dans mon bujo…
D’ici quelques jours, le blog va progressivement se caler à l’heure bulgare (une heure de décalage horaire) comme nous partons lundi depuis Beauvais en Bulgarie, ma patrie par alliance depuis bientôt dix ans.
J’embarque dans ma valise de bons romans dont j’ai grand hâte de vous parler ici…
C’était prévu depuis des mois, nous avons réservé nos billets de train bien à l’avance pour les 90 ans de ma grand mère, Evelyne. Nous avons sacrément bien fait car c’était le pire week-end de l’année à vivre à Paris. A 1200 mètres d’altitude, nous étions relativement au frais.
Retour sur ces quatre jours en famille, un dépaysement total alors que je n’aime pas beaucoup la campagne. A l’exception de celle-ci : Sagnes et Goudoulet. C’est ma campagne parce que sur ce p’tit bout de terre d’où vient ma famille, j’y suis appréciée et connue même quand je m’absente pendant presque cinq ans. C’était touchant cet accueil réservé à mon mari et ma fille quand nous sommes venus la présenter aux grands oncles et grandes tantes.
Jour 1 : 14 juillet sous le cagnard à Valence mais dans la piscine à l’Epervière.
On prends le train à Marne la Vallée avec un excellent pain aux raisins parmi les touristes du monde entier qui se promènent avec des oreilles de Mickey. Tout fonctionne pour nous mener à Saint-Péray chez mes parents où le soleil cogne sacrément fort. Nous ne sommes pas les seuls à profiter du centre aquatique de l’Epervière : le parking est plein.
Le billet d’entrée est salé : 10.50€ l’entrée pour une petite fille de 3 ans et demie mais ça vaut le coup. Nous testons tous les toboggans sauf celui de la chute libre et profitons avec allégresse des bassins.
Puis, mon père nous embarque dans la zone industrielle des Auréats pour tester un bar-concert. C’est un brasseur de bières qui a enrichi son activité d’une salle de concert pour écouter de la musique folk. Je ne suis pas une fan de bières mais le concept est intéressant : ça s’appelle les Zythonautes.
Jour 2 : Au bord d’une piscine naturelle fort bucolique : le pont Vieux de Sagnes et Goudoulet.
Après un trajet en voiture un peu éprouvant (50 kms de montagne pour une petite fille), nous prenons nos quartiers d’été au gîte de la Berthe (du nom d’une dame qui aidait mon arrière grand-mère à tenir l’hôtel du village) loué par l’auberge Chanéac, celle de nos cousins.
Le gîte est très confortable avec tous les équipements ménagers : on a bien utilisé le lave-vaisselle par exemple… Je vous le recommande pour sa très belle vue depuis la salle à manger.
En bas du gîte, il y a une rivière qui s’appelle la Padelle et un chouette point d’eau : le Pont-vieux. C’est là où j’ai eu mon premier cours de bébé nageur sauvage et mes plus beaux souvenirs de baignade enfant avec mon frère et mes cousins marseillais. On entend une petite cascade d’eau, les rochers sont agréables pour les fesses, le cadre est super joli… Ma fille a joué avec des cousines qu’elle a rencontré et je me suis dis que l’été commençait très bien !
Le soir, on a joué avec mon frère et Ellyse à Azul. Ce sont deux experts en jeux de société et j’étais bien contente de voir que notre cadeau de Noël avait tapé dans le mille. Nous nous sommes bien régalé avec ce jeu de qualité qui reprend l’esthétique de ces fameux carreaux portugais : le sac en tissu, les pions, le plateau de jeu… Ce jeu mérite bien son prix.
Jour 3 : Une réunion de famille autour de Mamie pour ses 90 ans aux Violettes à Sainte-Eulalie
On se lève tôt car j’ai promis à ma fille et mon mari de leur montrer le bois où l’on construisait des cabanes et le pré aux sauterelles. Mon grand-père Jean régalait les cousins avec de bonnes truites de rivière. L’école communale où il était instituteur de classe unique est devenu un gîte d’étape pour les randonneurs avec un pré pour les ânes. Dépaysement garanti avec l’Ile de France !
Puis les festivités ont commencé. Nous avons retrouvé dans le village voisin : Sainte Eulalie, les huit frères et sœurs de ma grand- mère avec leurs conjoints pour fêter les 90 ans de Grand-mamy. Le restaurant Les violettes nous accueillait et la cuisine était au top : terrine de légumes, truite de pays et framboisier en dessert. Nous nous sommes régalés.
Le cadre était agréable avec sa terrasse intérieure et j’ai repéré une BD fort intéressante de Futuropolis sur le piano ! Cela s’appelle L’eau vive et cela se passe aux sources de la Loire. Car le fameux mont Gerbier des Joncs se trouve à sept kilomètres de notre maison de vacances…
Je vous recommande ce cadre idyllique pour vivre des vacances détendues et rafraîchissantes. dans la famille de mon père, l’hospitalité est reine puisqu’ils ont tous des chambres d’hôtes et des auberges bien tenues et accueillantes. Je vous laisse aux bons soins des experts du tourisme ardéchois : Pierre et Claire à Suchasson, Evelyne et Jean-François à l’auberge Chanéac…
Le dimanche, nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car le train était prévu à 17 h 30 à Valence TGV et nous voulions éviter les gros bouchons du 14 juillet en vallée du Rhône. Je suis toujours une citadine jusqu’aux bouts des ongles mais ce retour aux sources m’a fait beaucoup de bien.
Comme toujours, j’ai cueilli un petit bouquet d’œillets des Chartreux malgré la sécheresse inévitable. J’en ai même fait une page carnets de voyages dans mon bujo !
Retrouvez-ici mes carnets de voyages dans le Sud de la France !
Chaque année au mois de juillet quand j’attends avec impatience la grande transhumance estivale et familiale et familiale vers la Bulgarie, je me rends compte que je suis attente de piscinïonite aïgue. Je dessine tout un tas de glaces, de cocktails de piscine sympas où je rêverai de chiller dans mon bujo…
Mes sources d’inspiration (de haut en bas, de gauche à droite) : la piscine municipale de Plan _with Clem, les cornets de glaces des astuces de Margaux, idem pour le verre à cocktail, le bord de la piscine par @Mamasdrawings et enfin le chateau de sable d’Alain Auderset.
Oui je sais, je suis un peu zinzin sur ce coup. J’ai même passé un très bon moment début août 2020 dans ma petite cuisine surchauffée, porte de Bagnolet, à dessiner des cocktails margarita en pleine canicule.
Ma fille faisait la sieste, on était coincées chez nous deux jours à attendre que mon mari finisse son travail pour partir. Les ouvriers pilonnaient le crépis de la façade de l’immeuble et pourtant, je restais sereine et patiente grâce au bullet journal !
Je suis persuadée que coucher sur le papier par l’écriture et le dessin ses projets, ses envies dans un carnet est un bon échappatoire face à ces deux années de frustrations et de privations. Alors, je vais me confectionner un vision board autour des piscines pour cet été.
En tête , la Venetian Pool en Floride, que j’ai découvert sur l’Instagram de Pénélope Bagieu. Et puis, j’irai enfin faire un tour à l’Isle-Adam en famille…
Ce printemps, j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec Marie-Aude Murail, l’une de mes auteures favorites au festival du livre de Paris. En attendant impatiemment la sortie du tome 7 de Sauveur et fils, j’ai découvert une belle trilogie écrite avec son frère Lorris (malheureusement décédé depuis) pendant les confinements de 2020 et 2021.
Angie !, Souviens-toi de septembre et L’hôtel du pourquoi pas se déroulent au Havre, la ville natale des auteurs.
Chaque tome raconte une enquête policière menée par un trio de choc : Augustin Maupetit, commissaire beau gosse de la brigade des stupéfiants, Angie sa petite voisine de quinze ans et surtout Capitaine dite Capi, le berger allemand qui renifle les containers du port pour faire tomber les trafiquants de drogue du port.
C’est une trilogie ultra contemporaine qui se déroule pendant le grand confinement, celui du printemps 2020. La France était sidérée, éloignée de ses repères. Les policiers, les infirmières à domicile continuaient de travailler tout comme les acteurs d’une économie parallèle bien connue au Havre : la drogue. Avec de l’argent facile, on corrompt les dockers pour qu’ils mettent à l’abri de la douane un container.
Ces romans racontent avec talent la lutte des classes : la bourgeoisie havraise qui vit dans les villas sur les hauteurs comme dans un tableau de Monet à Sainte-Adresse et les prolos qui vivent dans les quartiers pauvres.
Ils ne cohabitent pas mais travaillent ensemble et parfois cela vire au drame. J’aime énormément comment la plume de Lorris et Marie-Aude Murail sonde les tourments de l’âme de certains personnages : Yoann Sitbon, l’héritier malheureux, Manon Lecoq, la juge d’instruction peu sûre d’elle…
Avec ses enquêtes policières, Augustin Maupetit secoue les non-dits, les regrets, la nostalgie du passé. Il est l’opposé même du gentil Karadec, le commissaire de HPI. C’est un ours bourru, très maladroit et pourtant toutes les jeunes femmes de la trilogie sont amoureuses de lui.
C’est lui le libérateur, celui qui détient les clés pour délier les vies personnelles des uns et des autres. Sa rivalité naissante avec Xavier Sitbon, le père d’Angie est savoureuse à lire tant elle est subtile.
Vilac propose des containers en bois comme jouets pour enfants
La seule qui lui tient tête est sa tante Thérèse, un personnage haut en couleurs qui apporte beaucoup à l’intrigue. Dommage qu’elle ne laisse pas son pendule à la maison car l’occultisme fait beaucoup plus de ravages qu’il ne solutionne les problèmes. Voila c’est dit !
La force de cette trilogie est d’être une œuvre ultracontemporaine qui réveille nos souvenirs communs les plus récents alors que l’on cherche à les éloigner le plus possible.
Je m’explique, les Murail ont su mettre des mots sur cette période de confinement très étrange que nous avons vécu. Marie-Aude Murail l’explique d’ailleurs très bien dans cette vidéo, interviewée par les libraires de Mollat, célèbre librairie bordelaise…
J’ai lu ces deux gros pavés en cinq jours, montre en main. J’adore commencer un bon livre dans le train, c’est synonyme de vacances et d’évasion.
D’ailleurs, c’est drôle mais je travaille en contact permanent avec le port du Havre pour importer et exporter les livres de ma maison d’éditions. J’attends l’arrivée des containers qui viennent des quatre coins du globe : Oslo, Shanghaï, Anvers…
J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas et qui me passionne. L’an dernier, j’avais écrit un article sur le Canal de Suez quand un container rempli de PQ s’était mis en travers du canal et avait provoqué un énorme bouchon à l’échelle mondiale…
Puis début juin, nous sommes allés visiter Marseille, le port de la Joliette et ses docks historiques…
Une trilogie qui me donne bien envie d’aller découvrir Le Havre.
Je connais un peu Fécamp, Etretat, ses valleuses et le pays cauchois cher à Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin. Mais je ne suis jamais allée au Havre alors que mes grands-parents de Dieppe m’ont transmis une passion pour la Seine-Maritime.
Depuis, j’ai vu un magnifique reportage de Des racines et des ailes sur l’église construite par Auguste Perret. Ils font une pub du tonnerre en ce moment sur les bus dans Paris.
Enfin, L’école des loisirs pense aux adultes avec cette collection M+
Quoi qu’on en dise, cette trilogie est destinée aux jeunes adultes vers 17 ans et non aux enfants. Les faits divers qui sont décrits sont assez hardcore et choquants par leur réalisme : la mutilation de cadavre d’un jeune trafiquant, le démembrement d’une infirmière qui fait du chantage dans un four, la jeune fille qui a failli mourir de soif dans un container en partance vers la Colombie…
J’étais un peu poule mouillée sur les bords à ne jamais lire de polar, ni de thriller mais je me mets aux enquêtes policières depuis que j’ai eu un coup de cœur pour la série HPI.
L’amateurisme relatif de Morgane me fait beaucoup pensé à la fraîcheur intellectuelle d’Angie !
Je vous recommande les romans young adult de l’Ecole des loisirs pour leur qualité éditoriale, souvent la littérature jeunesse me régale bien mieux qu’un mauvais feel good à succès. Je vous signale au passage l’article de qualité du Point sur la famille Murail, écrivains à succès.
J’attends avec impatience la sortie de Sauveur et fils, tome 7 au printemps 2023. Je vais donc patienter avec L’hôtel du pourquoi pas pour clore cette trilogie havraise cet été sur la plage en Bulgarie, sur liseuse Kobo, une première…
Retrouvez-ici mes derniers articles qui parlent d’enquêtes policières, de villes portuaires et de la Seine Maritime…
La fin de l’année scolaire arrive à grands pas et je suis nostalgique. Non pas que l’année fut de tout repos entre fermetures de classe covid, arrêt maladie des enfants, des enseignants et des ATSEM mais on a vécu plein de beaux souvenirs qui nous ont aidé à tenir bon face à cette pandémie à rallonge.
Devenir élève dans un groupe d’enfants du même âge.
Trente ans plus tard, j’ai renoué avec la magie de la maternelle, modèle éducatif que l’on nous envie dans le monde entier. Il se trouve que je suis moi même allée comme mon frère cadet en toute petite section de maternelle en courant, il parait. Ma fille n’a jamais trainé les pieds pour aller à l’école ou au centre de loisirs de toute l’année.
Grâce au blog de Toute mon année, nous avons pu suivre les évolutions de notre petite fille avec un album photo ramené à la maison à chaque vacances pour enrichir son vocabulaire et formuler ses phrases. Cette année, j’ai découvert un concept révolutionnaire : la motricité fine ou comment muscler les doigts des petits pour qu’ils deviennent de plus en plus agiles de leurs mains. Cela aura une incidence déterminante pour tenir un stylo par la suite.
Je suis allée me renseigner sur le net pour comprendre le programme pédagogique de la toute petite section. Et là, j’ai compris pourquoi la maîtresse demandait aux parents de ramener des fruits (pour apprendre leurs noms), pourquoi ils observaient des coccinelles et des escargots. Se tenir assis sur un banc pour écouter l’histoire lue par la maîtresse est un long processus qui s’acquiert au fil de l’année.
D’ailleurs, la classe de toute petite section n’est pas du tout organisée comme celle de petite section. Il y a plus d’espace pour le jeu. J’ai hâte de découvrir le programme éducatif de l’année prochaine, comme la saison 2 d’une bonne série.
Il faut dire que Karine, la maîtresse de ma fille a un vrai talent de storytelling pour raconter la vie de sa classe à travers le blog et ses parutions hebdomadaires. J’ai observé la manière dont les institutrices et les ATSEM accueillent les enfants pour les accompagner dans leurs différentes personnalités à s’adapter à la vie en collectivité.
C’était des moments de grâce quand ma fille me sortait un couplet de chanson apprise à l’école, comme ça au beau milieu d’une conversation…
D’ailleurs, la plupart de ces cantines, ce sont les animatrices du centre de loisirs : Kandia, Fathma et Christelle qui les ont apprises à ma fille le mercredi ou alors au moment des repas ou le départ à la sieste.
Le cadeau bonus : le centre de loisirs
Le centre de loisirs a été une magnifique expérience de sociabilisation pour ma fille. Les animateurs et elle ont eu un crush réciproque dès le premier jour. Aucun temps d’adaptation. Du haut de ses deux ans et demie, elle a fait une première journée complète alors qu’elle ne connaissait personne et qu’elle était la plus petite.
Cela a marché car les animateurs du centre de loisirs sont présents toute la semaine à l’école au moment du repas, de la sieste et du goûter. Les enfants qui fréquentent le centre de loisirs ont leur propre vie sociale, ils me saluent même dans la rue.
Ils ont fait des tas de sorties intéressantes dans les parcs du Val de Marne ou de Seine Saint Denis grâce à des moyens financiers exceptionnels de la mairie. Sans que nous ne déboursions rien. Immense gratitude de voir comment sont employés une partie de nos impôts locaux, pareil pour l’école entièrement rénovée.
La kermesse de fin d’année
C’était un moment de communion scolaire très attendu par les enseignants après une ou deux années troublées par l’épidémie. Je me suis régalée à filmer ma petite fille qui avait préparé une chorégraphie avec ses vaillants et dévoués animateurs de centre de loisirs.
Nous formons une communauté scolaire malgré nos couleurs de peau, nos milieux sociaux différents… La France actuelle n’est pas si divisée que cela quand elle chérit tout ce qui fonctionne bien : le droit à l’éducation, l’accès à la culture sur un air de Soprano et des Jackson five.
Cette kermesse m’a fait un bien fou pour mettre un gros scud à cette pandémie et ce contexte idéologique bien lourdingue.
Je voulais pas plomber l’ambiance avec cet article mais force est de constater (comme l’a fait Marie-Aude Murail au dernier festival du livre) que les enseignants débutants comme confirmés, souffrent un max actuellement. Notre rôle de parents est de les encourager et de leur montrer de la gratitude pour le superbe travail d’éducation qu’ils accomplissent chaque jour.
Retrouvez ici les derniers articles de ma rubrique coup de cœur dédiée à la maternité et à la parentalité !
Cela faisait un bon moment que je peinais à trouver une BD qui allait m’inspirer pour le blog. Il y a bien eu Adoleschiante de Marie Donzelli et Mademoiselle Caroline (je lis toutes les BD de Mademoiselle Caroline). Mais pas assez de matière pour écrire un article de blog fleuve.
J’ai eu un vrai de coup de cœur pour Le plongeon de Séverine Vidal et Victor L. Pinel, éditions Grand angle. Autant, j’ai trouvé la couverture un peu glauque mais puissante, autant j’ai trouvé l’album lumineux et vivant.
Les éditeurs de Bamboo ont trouvé une excellente punchline (je déteste les punchlines dans la vraie vie) : « Un EHPAD, des fesses, de l’amour et des rides« . J’aurai rajouté des rires aussi car dans cette maison de retraite, Yvonne, 81 ans va trouver une bande d’amis qui n’a pas perdu son sens de l’humour.
Pourquoi j’ai vraiment aimé ce roman graphique de qualité ?
Au lieu de m’égarer dans un résumé terne et partiel, j’ai voulu aller droit au but. Ce roman graphique m’a énormément plu car il raconte la perte d’indépendance d’une femme qui a du caractère et comment elle va s’adapter à sa nouvelle vie sans ruer dans les brancards.
Car elle a réalisé qu’elle a besoin de l’aide des autres dorénavant car sa mémoire lui glisse des mains. Cet album montre la vulnérabilité de chacun quand on doit s’adapter à la vie en collectivité alors qu’on ne va plus travailler.
Ce n’est pas simple quand on habite peinard tranquille chez soi à son propre rythme depuis dix ans et qu’il va falloir se fader les ateliers poterie, le couvre-lit rêche de la chambre médicalisée et surtout les repas au réfectoires qui ne sont pas toujours gastronomiques.
Ce départ à la maison de retraite m’a vraiment rappelé l’histoire de ma grand-mère Annette qui a vécu quelques mois dans une maison de retraite à Rouen en 2011. L’endroit n’était pas particulièrement inhospitalier, je n’ai pas été témoin de scènes choquantes avec des résidents mais il y avait une odeur persistante dans les couloirs dont je me rappelle plus de dix ans plus tard.
Cela sentait comme dans les hôpitaux et pas l’odeur d’un bon gâteau dans une maison chaleureuse. Inutile de dire que j’étais bien contente de quitter l’endroit rapidos.
J’ai beaucoup aimé ce roman graphique car il montre comment on infantilise les personnes âgées car on n’a pas le choix quand ils perdent leur indépendance et leur autonomie. La confrontation entre Yvonne et la directrice de la maison de retraite qui n’est pas une mauvaise femme, est savoureuse.
Je vous invite à lire cette magnifique BD pour son état d’esprit agréable à lire, cet album célèbre la vie tout simplement avec des couleurs chaudes et vivantes.
Dans un tout autre genre, il y a un essai très polémique : Les fossoyeurs de Victor Castanet, édité par Fayard qui est utile pour dénoncer les maltraitances envers nos anciens. Je ne l’ai pas lu mais j’ai vu un extrait de Cash investigation où Elise Lucet interviewait un directeur d’un grand groupe de maisons de retraite. Malgré des listings éloquents, il s’est défendu d’affamer des personnes âgées d’une manière vraiment hideuse. Je recommande à ce monsieur de lire cette BD Le plongeon.
Cette BD montre en dessin la qualité des relations humaines qui nous permettent de ne pas couler face à la maladie, la dépression, la solitude… Avec cette BD, j’ai réalisé que le départ en maison de retraite est sans doute le rite de passage le plus difficile de toute une vie et que c’est vraiment un sujet tabou. Alors qu’on en fait des caisses pour les enterrements de vie de jeune fille et les baby shower…
Dans le même genre et avec les mêmes auteurs et dessinateurs, j’ai lu La maison de la plage, éditée par Marabout.
Cette histoire familiale m’a beaucoup touchée. Elle raconte comment une famille se retrouve un été autour de la nièce devenue veuve, avant même de devenir maman. Le tonton un peu en marge de la famille vient un peu casser l’ambiance en voulant vendre sa part de la maison.
Heureusement, les autres frères et belles-sœurs sont intelligents car ils ne se fâchent pas à mort avec lui et arrivent même à préserver l’harmonie familiale. C’est beau à l’heure où l’on brade ses souvenirs au grenier sur l’autel d’AirBNB….
Retrouvez ici mes meilleurs chroniques de romans graphiques !