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Mon entrée en CP… en tant que parent : expériences et souvenirs

En septembre, nous avons vécu une nouvelle expérience en tant que parents : l’entrée au CP ! Dès la fin août, je me suis sentie comme Fabienne Lepic de la série Fais pas çi, fais pas ça dans le rayon des fournitures scolaires. Mais j’étais bien contente de moi le jour de la rentrée d’avoir acheté toute la liste scolaire sans me tromper ni faire d’oubli.

Le jour de la rentrée, l’équipe enseignante avait mis en place un rite de passage vraiment fort (je n’avais jamais vu ça). Les élèves des classes supérieurs viennent en chorale chanter un ou deux chants pour accueillir les plus petits. Et au cours de l’année, les CP apprendront aussi une chanson pour accueillir les suivants à la rentrée prochaine.

Cela m’a permis de me replonger dans mes propres souvenirs de CP et CE1 pour échanger avec ma fille. J’ai compris avec elle que réciter une poésie fait travailler l’élocution, la mémoire… Rien de bien révolutionnaire en soi mais cela apporte une nouvelle dimension quand on est le parent et non plus l’élève.

En ce début d’année, les enfants rapportent chacun à leur tour la mascotte de la classe Jean-Loup chez eux pour ne pas qu’elle s’ennuie le week-end à l’école. C’est un excellent support pour enrichir sa narration personnelle et les enfants s’attachent à la peluche. Ils avaient même fait un escape game les premiers jours d’école car les trois mascottes s’étaient cachées en maternelle car elles ne voulaient pas aller en CP. Pour les retrouver, les enfants ont dû se servir des clavers d’ordinateur pour saisir un message.

Technologie et éducation : un équilibre à trouver pour nos enfants

Cela m’a fait réfléchir sur mon aversion pour les écrans car j’ai réalisé que ma fille est née avec Internet, les smartphones et les réseaux sociaux contrairement à moi ayant grandi dans les années 1990. Tout interdite de front serait excessif alors il va falloir réfléchir à un moyen d’utiliser en famille les nouvelles technologies de manière intelligente.

La lecture d’albums jeunesse : la plus belle des manières de vivre les rites de passage.

L’entrée au CP c’est aussi les dents qui tombent et le visage d’enfant qui se transforme… Je vous recommande ce roman de transmission : L’insignifiante petite histoire. Il s’adresse à tous les nostalgiques devenus grands à qui la petite souris manque !

J’ai aimé le style de ce premier roman écrit avec coeur et loyauté envers une grand-mère qui a porté l’auteur et qui lui a transmis l’essentiel : l’amour filial. Il s’exprime dans ce roman par une lettre à chaque dent qui tombe. Les enfants perdent vingt dents de lait dont la dernière tombera vers les onze ans de l’enfant (Manuel d’anatomie générale).

La petite souris est une légende populaire qui récompense le rite de passage : la dent de lait tombe pour s’approcher de l’âge adulte. Elle a été crée dans un conte français qui date du 17eme siècle.

Le résumé :

Tous les enfants aiment la petite souris. Comme par magie, elle échange leurs dents de lait contre un peu d’argent. Mais Gabriel n’a pas cette chance. Sa petite souris ne lui a jamais donné une seule pièce. Elle se contente de lui écrire. Lettre après lettre, dent après dent, elle raconte son insignifiante petite histoire à la manière d’un conte. Gabriel ignore que sous la plume de cette souris se cache sa grand-mère, une femme discrète au passé stupéfiant. Plongez dans un monde de rongeurs courageux et attachants. Ce récit drôle, émouvant et tendre vous surprendra autant qu’il vous enchantera.

Derrière ce nom de plume, se cache un ami de longue date qui a un imaginaire incroyable, transmis par sa maman, que je connais aussi. Sa maman avait un talent incomparable pour conter aux enfants des histoires en public. Je vous recommande donc de découvrir l’univers de Gabriel Mus, un ami d’une grande valeur, capable d’organiser des jeux de mimes hilarants pour rendre un anniversaire entre amis uniques. Je l’estime beaucoup avec son épouse car ils prennent à coeur leur métier de faire famille pour ceux qui en sont privés.

L’insignifiante petite histoire de Gabriel Mus (nom de plume), autoédité, 329 pages, 19.99€

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