Ile de France et Paris

Déambuler vers l’Ile Saint Louis trait d’union entre le 5eme et le 4eme arrondissement, le berceau de ma vie parisienne il ya 20 ans.

Glaciers, bouquinistes des quais de Seine et pâtisseries yiddish définissent l’identité de ce quartier, parmi l’un des plus anciens de la capitale et sans conteste un des plus touristiques.

Le jour du 14 juillet, j’ai flâné seule quelques heures dans le quartier ou je suis arrivée à Paris il y a vingt ans cette année : L’Ile Saint-Louis – Le Marais.

Descendre la montagne Sainte Geneviève en cherchant les quais de Seine.

La balade a pourtant commencé dans le 5eme arrondissement au pied du Panthéon. Avec ma fille, on a voulu faire découvrir le Panthéon à mon mari qui n’avait pas pu venir avec nous l’an dernier pendant les jeux olympiques de Paris 2024.

J’ai été attirée par une immense peinture du 19eme siècle, un triptyque qui représente la mort de Sainte Genevieve. C’est un tableau de Jean-Pierre Laurens peint en 1885 est assez étrange, même curieux. Il représente une sainte du 5eme siècle, contemporaine de Clovis et de la reine Clothilde.

Cette vieille dame mourante est entourée d’une multitude de badauds dont des femmes nues et des nourrissons, des personnages du 19eme siècle. La scène est assez triviale, elle me fait penser au tableau monumental de Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans conservé au musée d’Orsay.

Mais cette familiarité rend Sainte Genevieve proche de nous, on dirait que c’est la mamie de tous les Parisiens et ce n’est pas anodin que ce tableau ait été commandé pour orner un des murs du Panthéon. Le spectateur est invité à se fondre dans la foule. Rappelons que le Panthéon se trouve sur la fameuse Montagne Sainte Genevieve.

J’aime énormément la statue réalisée en pierre en 1928 par Paul Landowski sur un des piliers du pont de la Tournelle qui relie la rive gauche à l’île Saint-Louis.

Il s’agit d’une haute figure de proue, une grande femme qui protège un enfant. Il serre une nef contre lui, la nef symbolise la ville de Paris.

Explorer l’Île Saint-Louis : Balade au coeur de Paris

La balade se prolonge rue Saint Louis en l’Ile avec un passage obligatoire chez Amorino, le glacier italien qui a signé les débuts de ma vie parisienne en 2005. J’habitais dans un foyer pour filles, un rêve éveillé de pouvoir commander une glace et aller admirer Notre Dame de Paris depuis les quais.

Un immense merci à ma maman qui a cru en moi l’année de ma terminale et qui s’est décarcassée pour me trouver cette place avant même de savoir si j’avais réussi le concours d’entrée de mon école.

Il se trouve d’ailleurs que la première boutique historique d’Amorino se trouve rue Saint-Louis en L’ile. J’aime beaucoup leurs fleurs aux mille parfums ( la fleur d’oranger mon kif le plus total) qui sont un plaisir accessible pour les étudiants. Le cornet de glace est généreux pour 4.60€. Ceci n’est pas un partenariat avec Amorino juste un bon plan à partager.

Sur les traces de Lady Gaga, square Barye

J’ai redécouvert le square Barye à la pointe de l’île car je voulais voir de mes yeux l’endroit où avait chanté Lady Gaga pour la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Paris 2024. On a beau me dire que c’est bien là, j’ai vraiment du mal à croire qu’un si petit espace ait pu contenir une pareille scène avec un si grand escalier.

Puis il est grand temps de retrouver le continent : la rive droite à Pont Marie. Depuis le 5 juillet, il est possible de se baigner dans la Seine et je ne m’en remets pas. C’est historique, cent ans que ça n’était plus possible et pourtant impossible pour moi de sauter le pas. Plus de 50 000 personnes sont déja baignées dans la Seine depuis.

Je vous recommande la rue Pavée mais à éviter le dimanche car il y a trop de monde. Depuis une dizaine d’années, un concept store dotée d’une librairie et d’un café a vu le jour : cela s’appelle La mouette rieuse et c’est un endroit en or pour faire de beaux cadeaux.

Il s’agit d’une librairie indépendante sur plusieurs niveaux qui fait partie du réseau Paris librairies. Je vous recommande aussi sa maison-mère Le merle moqueur, rue de Bagnolet dans le 20eme arrondissement.

La mouette rieuse, 17 rue Pavée, ouvert 7j/7 de 11h à 19 h30.

J’ai une autre adresse fétiche depuis mes tous débuts à Paris en 2005 : Quai 71, un magasin de vêtements à l’esprit très parisien avec des petites marques du Sentier voisin que j’aime beaucoup. Il se trouve rue Ferdinand Duval, la rue à l’angle de la rue des Rosiers dans un ancien garage avec une mosaïque de dauphin au fond.

Le Marais est un quartier très riche en musées : le musée Picasso, le musée d’art et d’Histoire du judaïsme, le musée Carnavalet spécialisé dans l’histoire de Paris. J’ai trouvé porte close à Carnavalet car nous étions lundi mais j’y retournerai pour l’exposition Le Paris d’Agnès Varda, jusqu’au 24 août.

Et la balade se termine rue des Francs -bourgeois, il y a aussi un glacier Amorino au coin de la place des Vosges. Puis il est temps de reprendre le metro à Bastille, retrouver le tumulte de la capitale.

Prochaine balade dédiée à Montmartre dont la folie touristique n’est pas prête de se calmer avec le passage mythique du Tour de France rue Lepic.

Retrouvez ici mes précédents articles consacrés à ma ville d’adoption depuis vingt ans :

– Panthéon-Luxembourg, mon quartier de travail en dix photos

-Une journée historique pour la réouverture de Notre-Dame de Paris

© Cyril Moreau/Bestimage

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