Cette semaine, je me suis sacrément motivée pour planifier quelques expositions que je n’avais pas eu le temps de voir au cours de l’hiver.
J’en ai ciblé deux : L’intimité, de la chambre aux réseaux sociaux au musée des Arts décoratifs le vendredi. Et le lendemain, c’est à dire le samedi matin, Astérix, l’expérience immersive à l’Atelier des lumières. J’ai choisi ces deux expositions car elles sont très populaires et concernent toutes les générations.

L’intimité, de la chambre aux réseaux sociaux, c’est une exposition à la fois anthropologique et philosophique comme le musée des Arts décoratifs sait les faire. J’ai visité l’exposition Goudemalion, la rétrospective de l’oeuvre de Jean-Paul Goude dans ce musée mais aussi celle consacrée à Babar en 2012.
Autant, j’ai beaucoup aimé la première partie de cette exposition, autant la suite après les parfums, m’a complètement désorientée.
Cette exposition montre l’évolution de la notion de vie privée et d’intimité à partir du 18eme siècle en Occident avec des tableaux de Fragonard comme le fameux Le verrou prêté par le musée du Louvre voisin. La scénographie très efficace à l’entrée de l’exposition est d’ailleurs construite autour de ce fameux verrou.
J’aime beaucoup les expositions de société avec des objets forts qui racontent une époque. Dans cette exposition, sont montrés des lits cages mais aussi des bidets, des produits de beauté, des photographies de qualité et même des livres d’anthropologie sur le corps et l’intimité…

Je me suis régalée avec les tableaux de Vuillard, Degas qui racontent si bien le quotidien du 19eme siècle. J’ai aussi beaucoup aimé le panneau avec des parfums emblématiques du 20eme siècle comme CK one de Calvin Klein, Opium d’YSL, J’adore de Dior, Anaïs Anaïs de Cacharel... que l’on pouvait sentir grâce à un capteur.
J’aurai bien dû mal à parler de la suite de l’exposition qui montrait des lits très design, des panneaux d’alarme et des écrans avec le compte Instagram de Léna Situations. Je trouve cela très bien que Léna entre au musée dans le cadre de cette exposition de société.
Elle a réussi à ouvrir la porte de sa chambre à ses abonnés sans tomber dans le voyeurisme type Loft story. La seconde partie de l’exposition ne montrait plus des objets emblématiques, c’était très fourre-tout et j’ai totalement perdu le fil …
Il faut dire aussi que mes conditions de visite n’étaient pas les meilleures : beaucoup de monde le vendredi vers 17 heures..J’avais le poids d’un âne mort dans mon sac à dos et pas de vestiaire à l’horizon. Et j’avais plus envie d’aller dans la rue admirer les lumières entre chien et loup du côté du jardin des Tuileries…comme il fait exceptionnellement beau ce jour-là.
Astérix, le voyage immersif à l’Atelier des Lumières.

Le lendemain, toute autre expérience beaucoup plus agréable à vivre ! J’avais réservé un créneau pour 11 heures avec ma fille. Nul besoin de faire la queue contrairement à notre précédente visite de l’exposition Tintin (on y était allé le dernier jour de visite aussi).
Tout est bien prévu pour les familles, un vestiaire surveillé pour les poussettes et un vestiaire à casiers qui ferment à clé pour les manteaux et tout le barda.
Il y avait du monde mais ce n’était pas un problème. Alors que j’avais noté cette exposition comme prioritaire dans mon bullet journal, j’ai failli écouter les mauvaises critiques comme quoi c’était un dessin animé insipide de vingt minutes. C’est complètement faux !
Bien sûr que c’est un film animé d’une vingtaine de minutes mais les effets sur les murs sont époustouflants. Le billet d’entrée est un peu cher mais il est mérité. Vous avez la possibilité de rester autant de temps que vous voulez si vous avez envie de voir le film deux ou trois fois d’affilée (je pense que deux fois suffiront).
L’atelier des lumières, le musée numérique qui met en valeur la BD comme oeuvre d’art
Je vous recommande cette expérience immersive car je trouve qu’elle révolutionne le statut du musée : les enfants peuvent toucher sans problème les murs car les oeuvres sont projetées au mur et sur les sols.
C’est une sortie culturelle très populaire, pas du tout élitiste dans laquelle toutes les générations peuvent retrouver leurs souvenirs de lecture. Je ne me déplace pas particulièrement pour les expositions de peinture à l’Atelier des lumières car les oeuvres d’art en deux dimensions me racontent moins de chose qu’une oeuvre de bande dessinée en mouvement.

Attention, l’exposition Astérix se termine le dimanche 5 janvier, Atelier des lumières, 38 rue Saint Maur, 75011 Paris
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